Onguent
2j. Hydriodale de potasse , 4 grammes (I gros).
Iode pur, 1 gramme (20 grains).
Axonge, 30 grammes (t once).
M. exactement et faites pommade.
[JSote cl. irad . ) [L’iode et ses différentes préparations n’ont été adoptés en matière médicale qtie depuis vingt cinq ans environ , et leur usage n’a été réellement étendu en thérapeutique que depuis peu. Nous croyons en conséquence devoir entrer dans quelques détails que fournissent les observations les plus récentes.
En Italie on se sert beaucoup des pastilles ou tablettes d'hydriodate de potasse, dont voici la formule.
2J. Hydriodate de potasse, 30 centigram.
(0 grains).
Sucre blanc pulvérisé, 30 grammes (une once).
Huile de citron , f> gouttes.
M. s. a. et ajoutez mucilage, ?. q., et faites 30 pastilles.
A prendre trois ou quatre p?r jour; chacune contient un centigramme de sel.
IODE
Solution ioduree , caustique de RI.
Lugol.
2J. Hydriodate de potasse neutre et iode par parties égales, 80 grammes (2 onces et demie).
Eau distillée, ISO grammes (G onces).
Celle solution appliquée sur la peau détermine assez promptement des eschares.
Liniment iodurc.
2J. Hydriodate de potasse, G grammes (I gros 1/2).
Iode pur, 2 grammes (1/2 gros).
Iluile d’olive, GO grammes (2 onces).
Savon râpé, 30 grammes (1 once).
M. s. a. et faites une pâle molle.
Ce liniment est indiqué dans les affections rhumatismales des articulations avec engorgement capsulaire, contre les tumeurs chroniques , etc. — Stedrnan , Lugol et autres , ayant observé que l’emploi de l’iode par bouche rendait les cheveux d’un (beau luisant et trèsflexibles , ont cru pouvoir l’employer comme cosmétique sous forme de teinture ou de pommade appliquée sur le cuir chevelu; ce qu’on ne devrait jamais permettre , car , à la longue , cet agent pourrait, étant absorbé, porter atteinte l’une manière fort grave au cerveau et aux yeux. — L’action résolutive trèspuissante des préparations iodurées a mggéré l’idée à Chelius , à Volmar et à üupasquicr d’appliquer le proto-iodure le potassium pour fondre les lâches de a cornée. A cet effet ils ont employé me solution d’un gramme (20 grains) le ce sel dans 30 grammes (1 once) l’eau distillée ; on trempe dans cette soution un petit pinceau mou qu'on applipic immédiatement sur le point de la :ornée. Celle opération se renouvelle leux ou trois fois par jour. — Le doceur Asmus , dans un très - intéressant ent sur l’action de l’iode (60) et de ses 'réparations , se loue beaucoup de l’onuent d’hydriodate de potasse dans le •alternent de la carie en général et parculièrement de la carie scrofuleuse es abcès, des fistules, etc. 11 rapporte lusieurs faits curieux de guérison rapide ar le seul usage prolongé de celle pom-
'00) Rust’s Magazin, t. un, 1crcn)ljer> Expérience, Journal de médecine et ü chirurgie, t. ni, p. 304.
made. Dans la blennorrhée virulente, cordée, il s’est bien trouvé des frictions d onguent d’hydriodale de potasse le long de 1 urèlre ; il a retiré aussi de bons effets des préparations de ce métalloïde dans le ptyalisme mercuriel. A l’exemple de Kuod, il fait dissoudre 2 5 centigrammes d’iode dans 8 grammes d’espritde-vin, 8 décagrammes d’eau et 2 décagrammes de sirop, et fait prendre quatre fois par jour une demi - cuillerée à soupe de celle liqueur. Quant à nous , nous devons dire que ce moyen n’est pas toujours infaillible, vérité que tout praticien peut être à même de constater. — Le docteur Bacon rapporte deux observations de phlegniasia alba dolc/is rebelle à tous les autres moyens, qui céda à 1 action dé 1 iode (70). L’auteur prescrit la potion suivante.
2J. Iode, 2 cenligram. et 1/2 (1/2 grain).
Hydriodate de potasse, 1/2 gramme ( 10
grains). '
Eau distillée, 45 grammes (1 i/2
once).
A prendre en trois fois.
L’bydriodate de potasse à hautes doses a été loué contre les obstructions ou indurations du foie et de la raie par Elliolson (71). Saver a employé, lui aussi, 1 hydrochloralc de potasse avec avantage dans un cas d’engorgement hépatique compliqué d’hydrothorax (72). — Le docteur Schupmanna constaté que l’huile de morue joui sait de propriétés trèsenergïques contre les douleurs arthritiques, telles que la goutte, le rhumatisme, etc.; et le docleurKopp dit avoir reconnu que ses cllets thérapeutiques ont beaucoup d’analogie avec ceux de l’iode , ce qui lui fit présumer que celte huile pourrait bien en contenir. En conséquence il chargea M. Kopper de l’Orme pharmacien à Ilanâu, d’en faire l’analyse ■ les résultats obtenus ont pleinement confirme 1 opinion du doclcur Kopp (73).
JNe pourrait - on pas attribuer les bons effets de 1 huile de morue, appliquée sur les yeux enflammés et sur les taches de la cornée, à l’iode que contient celte
(70) Gazette médicale, 1832, nov.
(/I) Froricp, Notiz., 1833.
Pli(721836d‘ Zell‘ V> VCr‘ f’ HeiIk-
(7o) Journal de la Société des sciences physiques et chimiques, t. v, p. 5$.
4;ï2 ÉPONGE BRULEE.
liuilc ? — L'iufipmcric royale «le Glasgow emploie contre plusieurs niTections la formule suivante.
2J. Iodure de potasse , 20 grammes (5 gros).
Acide tartrique , 15 grammes (3 gros et demi).
Dissolvez l’un et l’autre dans l’eau distillée, 30 grammes (1 once).
Mêlez les solutions, et il se formera du bi-lartratc de potasse ; filtrez; et ajoutez à la liqueur suffisante quantité d’eau distillée , pour que le total s’élève à 184 grammes.
Cet acide liydriodique liquide contient 25 centigrammes d’iode par 4 grammes.
M. Velpeau a été le premier en France à employer l’iode en injection dans le traitement de l’hydrocèle. Quatre ans auparavant M. Martin, au Bengale, avait suivi la même pratique contre la même affection. Ce chirurgien a opéré et guéri de cette manière, depuis le mois de mars 1832 jusqu’à la fin de 1836, à l’hôpital des Natifs, à Calcutta, 1562 individus atteints de cette maladie. — La quantité de la solution qu’on injecte varie selon la quantité du liquide contenu dans l’hydrocèle ; mais ces injections se font toujours dans la proportion d’une partie de teinture d’iode sur trois parties d’eau.]