‹ Encyclopédie des sciences médicales, ou, Traité général, méthodique et complet des diverses branches de l'art de guérirChapitre 15 sur 29 · XII. Ea 1780, un garçon fut laïUe a · texte numérisé non relu

XII. Ea 1780, un garçon fut laïUe a

rilôlel rJieu de Pari<. La pierre él.iit longue de quatre travers de doigt , et fort menue à pioportion de celte longueur.

Elle avait pour base un fil d'archal que ce garçon s'était inlrodnil dans l'urètre , et qui lui avait éc hap|)é sans qu'il eût pu le retirer. (/.amo/Ze, Tr. de CItir. t. ii. p. 585.;

XIII. Un jeune paysan s'introduisit dans l'urèlie, d'après les conseils d'un 1 erger , une grosse aiguille ;i cou-Ire qui appartenait à une fille iloul il désirait se faire aimer. Ayant les symptômes de la pierre, il fut conduit en I7.')8;i l'ilôtel- Dieu de Chartres. On lui ôta delà vessie, ])<ir l'opérjlion de la taille , une pierre du volume et de la forme d'une grosse noix , qui était traversée par raigiiille dont Ic:: deu'i exlrémilés rouillées la débordaient de queUjucs lignes. Le malade guérit. Fait communiqué par M. Descliamps.

— En 1 SIC , Pierre Cocquin subit à Paris l'opération de la taille. On tira une pierre de la grosseur d'une noix, an milieu de laquelle fut trouvée une aiguille dont couslumièremeut les cousturiers cousent.

{Paré, liv. 25, ch. 15, p. GG2.)

XIV. En 1780 , on aexlrait delà vessie d'un homme à l'Ilôtel-Dieu de Paris , un calcul dont le noyau était une éiiingle à friser. — M. Pinet, chirurgien à Daligre, a ôté, par l'opération de la taille latérale, une pierre qui avait pour noyau une grosse épingle noire, pointue, dont une grande partie du côté de la tête était enveloppée dans le calcul. — Le 27 février 1773 , j'ai vu faire l'opération de la taille dans l'hôpital de la Charité de Paris à un homme d'environ quarante ans qui avait dans la vessie une épingle qu'une fille lui avait introduite dans l'urèlre, pendant qu'il était ivre. Depuis quatre ans qu'il la portail, il éprouvait des douleurs piquantes au fondement et au périnée , principalement lorsqu'il marchait ou qu'il allait à la selle. Après avoir fait l'incision avec le lithotome caché , on porta dans la vessie unetenelle ordinaire qui entraîna seulement de petites portions de matière calculeuse incrustée sur l'épingle. On reconnut ensuite, avec le doigt mis dans la vessie, que ce corps étranger, situé obliquement près du col de ce viscère, était enfoncé par une extrémité dans la prostate , et appuyé par l'autre bout contre le pubis. On tâcha alors de le dégager de celte glande , au moyen d'une pince à polype , en le soulevant et le repoussant dans la vessie ; puis on en fit l'extraction, laquelle fut très-douloureuse.

Cette épingle (Hait df cuivre , ilroile , de ([imlrc polices de lonijuenr, lisse el sans iaci'iulation vers sa pointe i] ni était ficiiée dans la prostate ; elle était noi.àtre et converte de matière pierreuse dans le reste de son étendne, même du côté de salèie, f|ni était yrosîe et entière. Le jour de ropéralioii , cet homme a eu de la fil'ivre avee frisson , de vives douleurs à ia vessie et au rondement; le lendemain le venire était tendu , la fièvre j)lus forte. Plusieurs saignées , des bains , des fomenlalions, des boissons adoucissantes ont calmé eesaccidenis ; el ce malade est sorti de l'hôpital à la fin de mars étant parl'aiteineiit guéri. Un laboureur, âyé de quarante ans . (|ui se plaigail depuis long-temps île dilhcnlté d'uriner , de douleurs très-aiguës à lu vessie, tomba dans le marasme. Après un mois de séjour ans l'Iiôpiial de Padoue , étant sur le point de mourir, il demanda (|u'on ouvrît son cadavre , afin qu'on connût la cause de sa dysurie opinià;re : il dit qu'il y avait deu\ ans qu'il s'était introduit dans l'urètre une éjiingie ou aiguille à cheveux, de lailon ; et il ajouta rpi'il ignorait encore si elle élaitsortie de ce canal, ou si elle y était restée. Morgagni étant instruit de ce fait, on procéda à l'exainen an:itomi([ue des voies urinaires. L'ui'èlre [).irut d.ins l'état naturel , sans ii'céralion ni cicatrice; sa tunique inld iie , p'us épaisse qu'à l'oidinaire , était lisse et blancliàlce. La vessie ne contenai? pas d'urine ; elle était resserrée sur elle-nième et d'une forme irrégulièic: il s'élevait de sa partie supérieure , et du côté droit , une espèce de petit sac éj)ais, formé par l'extension de toutes les luniques de ce viscère, et qui communiquait dans sa cavité par une ouverture assez ample. On trouva dans ce sac une pierre de la grosseur et de la forme d'une petite noix, enduite d'iiuni'îur visquens • , et ([ui avait pour noyau répini>ie dont ce inaladeavail pai lé avant sa mort. Cette épingle, de trois travers de doigt de longueur , était l'orle et parfaitement droite : son tiers supérieur , ou sa tête, était recouvert par la concrétion pierreuse; les deux autres tiers, après avoir passé par l'orifice du sac ou prolongement de la vessie, se portaient obliquement en bas , et sa pointe était licliéc dans le côté gauche du bas-fond de ce viscre, de sorte qu'il aurait était trèsdilliciled'en faire l'extraction. [De scd. cj). 45 , nrl. 2S.)

XY. Un ermile qui éprouvait depuis quelque temps une grande dillicullé d'u-

vblIîS DRIN AIRES. oUy rinor, .s'introduisit dans l'urètre un curroieillc. Cet instrument ay..nt pénétré trop avant , il lui devint impos.sible de le retirer. Enliii après l'avoir ressenti pendant trois jours au périnée avec de vives douleurs, ce corps étranger tomba d.nis la vcssie,et devint le noyau d'une [lierre consiilérable, que M. Fla^oni , chirurgien en chef de l'hôpital du Saint-Esprit de Rome, retira par le moyen de la lilhoiowùe.. [Joiirn. de mîd. 1.91, p. 4'iS.]

Un chirurgien de Niederbron. après avoir extrait de la vessie d'un homme . par la section latérale, une pier.c d'un volume moyen , sentit un corps dur, logé dans la région droite de ce viscère. Il lit des lenlatives infructueuses [lour le faire sortir. Craignant de fatiguer le malade, il remit ii un autre ti mps une nouvelle recherche. Une fièvre bilieuse survint, et ftxa toute l'altenlio i des personnes du l'ar!. La plaie de la vessie se cicatrisa en partie. Enfin , le trentième jour après l'opération, la fièvre ayant cessé tout ii f.iit, et les douleurs dans les voies urinaires étant très-vives, on se détermina à dilater la plaie : on introduisit ensuite un des doigts dans l'anus; la seron le pierre qu'on avait sentie dans la première oi>ératioii , fut rangée de la manière la plus commode po ir son ex'r.iclion, et avec cette précaution on l'obtint aisément. Ce calcul était mou ; ses couches avaient peu de consislance ; une lige osseuse, de deux pouces et demi de longueur, et de deux lignes de largeur, en était le noyau. Le malade a avoué qu'il avait introduit un cure-oreille d'os dans l'urètre, et que l'ayant enfoncé très profondément, dans le dessein d'écarter la ])ierre qui lui causait une vétenlioii d'urine, ce cure-oreille lui avait échappé et avait pénétré dans la vessie. [Ilist. de la Soc. de M/d. de Pdiii , an I7S0, p. 281. )

XVI. Un homme de trente ans était S'ijet depuis long-temps à la rétention d'urine. IJans une attaque de cette maladie, il se servit, au lieu de sonde, d'nn tuyau de pipe, lequel se cass.i el s'arrêta dans la vessie. Il essaya en vain de retirer ce tuyau; il le cassa en deux morceaux , qui tombèrent dans la vessie. Depuis cet accident , le malade éprouva des douleurs encore plus cruellis. Ennuyé de soulïrir, et attribuant plutôl ses douleurs ii une pierre qu'au tuyau de pijie, il prit le parti de se faire tailler, il ne se trouva dans la vessie aucune pieriv, mais une grande quunlilc de petit sable

et de matibre Ilmonense avec les morceaux ilii luyau de pipe, lesquels pris ensemble étaient longs de trois travers de doigt. Depuis quelques semaines qu'ils séjournaient dans la vessie , ils étaient déjà couverls d'une matière pierreuse. La plaie se cicatrisa, et le malade recouvra la santé. [Riclieiius , Ephem.

(Cur. liât. dec. 2, ann. 6. 15S8, oij.lOG.)

Un Suisse ayant de la peine à uriner s'avisa de se sonder avec sa pipe. Elle se cassa dans l'urètre, et il n'en relira qu'un morceau. L'autre portion passa dans la vessie , et une de ses extrémités resta engagée dans le col. Celte situation détermina à faire l'incision du périnée par le procédé du grand appareil, et on fit rextraclion de ce corps étranger. ( Traité de la taille , par Blorantl , p. 270.)

XYIJ. M. Vicq d'Azyr a présenté à la. société de médecine de Paris un calcul oblong, rétréci dans son milieu , ayant pour base un morceau de^bois, et trouvé dans la vessie d'un homme. Celle concrétion pesait cinq onces et demie ; elle avait trente-huit lignes de longueur, quinze d'épaisseur. Le morceau de bois qui servait de noyau avait vingt et une lignes de longueur sur une ligne et demie d'épaisseur: on y reconnut la nature et la direclion des libres ligneuses. {Soc. deMed., ann. 1779, p. 2i3).

XVJIL Gabriel Galien se livra à la masturbation dès l'âge de quinze ans, avec un tel excès , qu'il la réitérait huit fois par jour. Peu de temps après, l'éjaculalion de la semence devint rare et si difficile qu'il se fatiguait pendant une heure pour l'obtenir ; ce qui le mettait dans un état de convulsion générale, et encore ne rendait-il que (juelques gouttes de sang, et point d'humeur séminale. Il ne se servit que de sa main jusqu'à l'âge de vingt-six ans pour satisfaire cette dangereuse passion. Ne pouvant plus ensuite exciter l'éjacuiation parce moyen, qui ne faisait qu'entretenir la verge dans un état de priapisme presque continuel, il imagina de se chatouiller le canal de l'urètre avec une petite b.iguelte de bois d'environ six pouces de longueur. Il l'y introduisit plus ou moins, sans l'enduire d'aucune substance grasse ou mucilagineuse, capable d'adoucir la rude impression qu'elle devait faire sur une parùe aussi sensible. L'état de berger qu'.l avait embrassé, lui donnait souvent l'occasion d'êire seul , et de se livrer facilemen à sa passion aussi employait-il à

différentes reprises quelques heures de la journée à se titiller l'intérieur de l'urètre avec sa baguelle. Il en fil constamment usage pendant l'espace de seize années ; elle lui procurait une éjaculalion plus ou moins abondante. Le canal de l'urclrc, par un frottement de celte nature si souvent réitéré et si long-temps soutenu, devint dur, calleux et absolument insensible. Galien trouva alors sa haguetle aussi inutile que sa main , se crut le plus malheureux de tous les hommes. L'aversion insurmontable qu'ilavait pour les Icmiiies, l'abstinence à laquelle il se voyait réduit, l'érection continuelle qui provoquait sa passion sans qu'il ]mt l'assouvir, semblaient en effet justifier son idée. Dans cet état d'effervescence mélancolique qui avait lieu tant au physique qu'au moral, ce berger laissait souvent errer son troupeau; il ne s'occupait que de la recherche d'un nouveau moyen propre à se satisfaire. Après bien des tentatives également infructueuses , il revint avec un nouvel acharnement à l'usage de la main et de la baguette ; mais voyant que ces moyens ne faisaient qu'irriter ses faux besoins, il tira, comme par désespoir, un mauvais couteau de sa poche, avec lequel il s'incisa le gland suivant la longueur du canal de l'urètre.

Cette incision qui aur.iit causé à tout autre homme les douleurs les plus aiguës , ne lui procura qu'une sensation agréable suivie d'une éj;iculalion complèlc. Enchanté de son heureuse découverte, il résolut de se dédommager de son abstinence forcée, toutes les fois que sa fureur le dominerait. Les fossés , les buissons, les rochers lui servaient d'asile pour répéter ou exercer son nouveau procédé qui lui procurait toujours le plaisir et l'éjacuiation qu'il eu attendait.

Enfin , donnant tout l'essor possible à sa passion, |il parvint, peut-être en mille reprises, à se fendre la verge en deux parties exactemcntégales depuis le méat urinairedu glandjusqu'à la partiedel'urèire et des corps caverneux, qui répond audessus du scrotum, et près de la symphise du pubis. Lorsque le s:u»g coulait en abondance, il arrêtait l'hémorrhngie eu liant circulairemenl la verge avec une ficelle ; et il serrait suflisammcnl la ligature pour s'ojjposcr à l'écoulement du sang, sans en intercepter le cours dans les corps caverneux. Trois ou quatre heures après, il ôlail celte ligature, et abandonnait les parties divisées à ellesmêmes. Les diverses incisions qu'il fai-

DÈS MALADIES DES VOIES DHINA1RES

sait à la verge n'iîteisnaicnt pas ses désirs. Les corps caverneux, quoique divises , cuiraient souvent en érection en se divergeant à droite et à gauclie. M. Sernin , chirurgien en clief de ITIôtel-Dieu de Narbonne, qui m'a communiqué ce fait, a été témoin^du phénomène de cette érection.

Ne pouvant plus se servir de son couteau, parce que la section de la verge se portait sur les os pubis, Galien se vit dans de nouvelles détresses : il reprit l'usage d'une seconde baguette plus courte que la première; il se l'insinua dans le reste du canal de l'urètre ; et titillant à sa volonté celte partie du can il et les orifices des conduits cjaculateiirs, il provoquait l'éjection de la semence.

C'est ainsi que ce maslurbaleur vraiment extraordinaire s'est amusé les dix dernières années de sa vie, sans avoir la moindre inquiétude sur la division de sa verge; la longue habitude qu'il avait de l'exercice de sa baguette, le lendil intrépide et quelquefois nonchalant dans l'usage qu'il en faisait. Le 12 juin 1774, il l'enfonça avec si peu de ménagement, qu'elle lui échappa des doigts et qu'elle tomba dans la vessie. Bientôt après, des accidents graves se manifestèrent, douleurs aiguës dans ce viscère et au périnée ; difficulté d'uriner, fièvre, pissement de sang, hoquet, vomissement, diarrhée sanguinolente. Tourmenté de ces maux, il faisait encore des tentatives pour se débarrasser d'un si cruel ennemi. Il s'introduisit plus de cent fois le manche d'une cuiller de bois aussi avant qu'il, put dans le rectum, et il poussait cette cuiller avec effort de derrière en devant, afin de faire ressortir la baguette par la môme voie qu'elle était entrée: mais le mal était au-dessus du secours qu'il pouvait al tendre de lui-même. On l'engagea à retourner à l'hôpilal de Narbonne, où il avait été reçu par trois fois différentes dans l'espace de deux mois et demi, et d'où il était sorti sans éprouver de soulagement, parce qu'il ne voulut jamais consentir qu'on le visitât pour connaître la cause de sa maladie. Quelle fut la sucprise de M. 8ernin. lorsque examinant la région hypoçastriquc de ce malheureux berger qui se plaignait d'une rétention a urine , il lui trouva deux verges dont chacune avait ii peu près la grosseur ou le volunie d'une verge naturelle ! Celle siugulanlé augnicnla l attcntion de ce chirurgien. Quoique le malade assuiAl d'abord qu'il était né nvcc celte conforma-

lion, l'examen des parties , des cicatrices très-apparentes, des duretés calleuses dans l'étendue de la division, firent juger que ce n'était point un vice naturel de conformation. Galien fit alors l'histoire de sa vie, et donna tous les détails que nous venons de rapporter. M. Serniti s'assura de la présence du corps étranger dans la vessie parle moyen de la sonde, et se décida à en faire sans délai l'extraction par l'opération de la taille. Le malade tourmenté de douleurs affreuses, et n'éprouvant pas de calme quoiqu'il prît jusqu'à cent gouttes de liqueur anodine de Sydcnham, se soumit à celte opération. M. Sornin la pratiqua le G octobre de la même année , en présence d'un grand nombre de gens de l'art et de curieux, que la singularité de ce fuit avait attirés. La difficulté qu'il éprouva à enfoncer le cathéter dans la vessie, lui fit penser que la haguelle était située transversalement. L'incision faite, il porta le doigt sur le corps étranger ; il tenta d'en changer la direction, et parvint à amener une de ses extrémités vers la pluie ; il fit ensuite glisser une pince à polype par préférence à la tenette sur le doigt qui assujettissait l'extrémité de la baguette près du col de la vessie : mais , après l'avoir saisie, ne pouvant la tirer à lui, il la repoussa dans la cavité de ce viscère pour en rendre la position plus favorable à l'extraction, qu'il fit ensuite sans beaucoup de difficulté. Comme cette baguette n'avait séjourné dans la vessie que pendant trois mois , on fut surpris de la voir incrustée d'une grosse masse olivaire de matière calculeuse à l'une de ses extrémités. L'autre bout élait libre de toute incrustation. — L'opération 1er minée, il y eut une hémorrhagie qu'il ne fut point difficile d'arrêter. Le malade exempt de douleurs dormit tranquillement; les urines coulèrent sans peine le cinquième jour, une toux qui le tourmentait depuis long-temps augmenta ; l'expectoration devint difficile, il survint de la fièvre avec des frissons irrégiiliers, un cours de ventre; lu gangrène parut ensuite à la cuisse du côté gauche, aux fesses, i( la région du sacrum. On coin,, battit ces accidents par des remèdes convenables ; on eut recours au kina camphré , aux scarifications. Des cschures gangreneuses se séparèrent , à l'aide de pansements mélliudiques cl de remèdes internes appropriés: la suppuration devint louable, la fièvre diminua , l'appélil Cl les lorccs rcvinrem. Le cinquième

TltAlTÉ

jour l:i plaiL'ilf !.T I (4,iit pai'IVileinciit cicaliisre, et les ulcrriilions dis atiltcs jiarlios presque coiisoliii<5es : ou icfyiirduit le nialailo lior* rk- ilaiifjcr, loiS'|ue lout à coup il se pîaifjiiil de friss'uis irrérynliecs: l'expccloi atiou s'arrôla, le dévoieiuent reparut; d'autres syuiplôiucs d'affcetiou df 1 1 poilriuc s'agjjra vèreul ; et ce niallieureux berger mourut trois mois après avoir été (jucri de l'opér.ilion de la (aille. — I^'oiivei Uue du c;tdavre fit connaître la cause de la uiori ; une collccliori considérable de (nis verdâtie dans un sac formé entre la [ilèvre et le pouuion droit, plusieurs sinus qui s€rp<'iitaii'iit dans la substance de re vi-cèic. d(S ailliérences vicieuses et purulcnlcs à si surface. Les visci'rcs des autres capacités du rorps n'offrirent rien de ])articulier. M. Sernin a conservé li's parties génitales de cet homme, et la baguette incrustée de matière Ciilcukuse, et m'en a envoyé le dessin.

iM. Bonnet, cliirurgicn en chef de l'Hôlel-Dieu de Clermonl en Auvergne, a communiqué à l'Académie de chirurgie, en janvier 1777, un fait analogue à celui-ci. Un homme âgé de quarantecin'i ans, étant assis auprès d'un cep de vigne, prit un petit bâton de sarment qu'il s'introduisit dans l'urètre p uir se poihur et exeiti-r l'éjaculation de la semence. Peudar.t l'ivresse du pl .isir iiu'il éprouv.i, ajatil mfoncé le [ élit bât n trop avant d.ins l'urètre, et l'ayant aiiaiidoiiné, ce cor|)S s'insinua daus la vessie et c.iusa I)ientôt les accidents oïdinaircs lorsque des corps étrangers sont contenus dans ce visi-.ère. M. Bonnet fit à cet homme l'opération de la taille, ( t lira avec une pince à polype ce bâton (jui avait trois jjouces de longueur, huit lignes de circonférence, et (jui était incrusté de beaucoup de matière calcu- Icuse. 11 ne survint pas d'accidents ; la gnérison de la plaie fut accomijlie dans l'espace de trois seuuines.

XIX. En mai 1773, un garçon âgé de vingt-trois ans fit une chute, étant charge d'un sac de blé. 11 eut un pissemcnt de sang, puis une dilticulté d'uriner, qu'il crut'vaincre en s'insinuaut par l'urètre, dans la vessie, un fragment de tube de baromètre, long <le quatre pouces neuf lipnes et demie sur trois lignes et demie ùc diamètre. Comme il avait entendu parler de sondes et de canules, il s'imafrina que ce morceau de tnbc de verre pourrait lui en tenir lieu , et que l'ayant enfonce au delà du col de la vessie , I e-

coulemcnl 'des urines se ferait facilement, et sans les douleurs qu'il éprouvait lorsqu'elles franchissaient ci lle partie. En conséquence, il poussa le tube jusqu'à ce qu'il vit couler l'uriiic; mais ce corps étant trop court rLlativemenl à la longueur du canal urinaire, son extrémité externe, loin de dépasser l'ouverliire du gland, se trouva cachée dans l'urètre. Ce jeune homme ne s'en inquiéta point, p.ircc qu'il crut qu'eu se couchant sur le ventre, et que laissant pendre sa verge , celte csiièce de sonde en sortirait par son propre poids. Il s'aperçut bientôt qu'il s'ét.iit tromj)é dans id siiéeulatioii ; car, au lieu de se débarrasser du corps introduit, il l'enfonça au contraire de plus en plus par ses ililïéreiites tentatives pour en procurer l'expulsion ; de sorte que l'cxtréinité postérieure du tube plongeant davantage dans la vessie, l'antérieur descendit jusqu'à la racine de la verge. A la vérité ce fragment de tube a servi de conducteur aui urines ; et le malade a supporté les incommodités qu'a pu lui causer un corps aussi long, et d'un calibre aussi grand, depuis les premiers joursde juin jusqu'au 9 septembre, que Beaulieu, habile lilhotomiste, lut en fit l'extraction p.r une incision au périnée. La plaie fut cicatrisée le IS du même moi». Il s'él.iit déjà formé une concrétion calculeusc (pii embrassait ks dau tiers du cylindre de verre à son extrémité logée dans la vessie; et, en remonlanl vers l'autre extrémité, il y avait des incrustalions dans la cavité du tube , qui , acquérant de jour jour plus d'épaisseur, auraient bientôt interdit le passage à l'urine. {Jlisl. nbrécc'e de la lilliolontic, par M. Saucrrottc, Obs. l'^). — Tous ces faits établissent la possibilité du passage des corps longs et droits par l'urètre des hommes dans la vessie, et la nécessité de leur extraction (I).

(I) Aux faits rapportés ici par Choparl , je j'oindrai le suivant, que j'ai observé en septembre 1S:.7. — • Un ancien négociant , M. 15..., atreclé d une réienlion d'urine depuis deux aimées, taisait usage de la sonde pour vider la vessie. Il avait éprouvé plusieurs fois de la difiiculté à péiiéircr dans cet organe, et il s'était imaginé que le catbclèrismc deviendrait plus aisii pour lui eu subslilunni à la sonde ordinaire une sonde do sa façon , savoir : une sonde com|ioséc do doux portions do sonde d'inégnlo

DES MALADIES TES

Des corps étrangers introduits ila-s la vessie des femmes.— Le canal de l'iirèlre él^inl court , presque droit et tresdilalable dans les femmes, les corps

t'traiiijers qui y sont introduits ,. passent Ijcauc'oup plus facilement dans leur vessie. Aussi est-il fréquent de trouver dans ce viscère, descorps extraordinaires pour

grosseur, liées entre elles par quelques points de suture et par de la cire à caclicier. Depuis assez long-lemps déjà II se servait de cet instrument, et, en bon p6re, il lui avait reconnu de tels avantages, qu'il ne pouvait pas concevoir commenl l'on n'avait pas songii plus tôt ■h une telle association. CcpendanI, comme il y a souvent du mécompte dans les meilleures invenîions, il advint qu'une nuit la sonde introduite entière ne fut retirée qu'en partie, la portion la plus avancée s'étant détachée de l'autre et s'étant arrêtée dans la région profonde de l'appareil urinaire. De là, d'abord un sentiment de terreur bien naturel , puis des poses prises, des efforts faits pour faire sortir le corps étranger, et entin , après trois jours d'attente vaine, le 7, une demande des secours de l'art d'autant plus pressante que les besoins d'uriner allaient en se rapprochant. — Je commençai par explorer i'uréire avec beaucoup de précautions, et, après m'ètre assuré que ce canal était libre, que le corps étranger n'y était plus, je portai un cathéter dans la vessie. Je crus tout aussitôt y sentir la sonde de gomme , et , sans insister davantage sur cet examen, je proposai de remettre l'extraction au lendemain. J'avais en vue, dans celte manière d'agir, de préparer le malade à une opération qui pouvait être laborieuse , et d'utiliser ma pince à retirer les bougies et les sondes que je ne trouvais pas sous la main, et que j'étais sûr de retrouver au besoin, comme tant d'autres instruments peu usités, dans l'immense arsenal de M. Cliarrière. — Le 8, je portai cette pince dans la vessie avec assez de facilité, et je manœuviais déjà dans le but de saisir la sonde, quand je rencontrai un corps qui roulait sous mon instrument , el qui me parut être toute autre chose que ce que je cliercliais. Je retirai aussitôt la pince, et la remplaçai par un brise-pierre. Je reconnus alors une pierre dont le malade ni moi n'avions, jusqu'à ce moment, aucune raison de supposer l'existence, l^lle avait dix lignes de diamètre. Je m'empi-cssai do Ja briser, el j'en ramenai des détritus qui me la (ireni considérer comme composée d'aeidc urique, et c:)mme étant d'une origine indépendante de l'enlréo do la sonde. Je me bornai là pour celle séanc(>, et je soumis le malade au repos, à la diète et à une boisson délayante,

Le 11. j'introduisis de nouveau le brisepierre dans la vessie , et j'y broyai plusieurs fragments de trois, quatre, cinq lignes de diamètre. A la sortie des détr'itus , je fus frappé d'une pariieularité , savoir : de la présence, parmi eux, d'un certain nombre de petiis corps noirs.

Le malade me tira promptcment du doute où j'éiais sur leur nature , en s'écrlant : . Voilà la cire qui servait à unir mes sondes. • C'était , en effet , de la cire à cacheter qui avait été mise sur elles, el non de la cire à brûler, comme je le supposais. — Le 13, la séance fut consacrée encore exclusivement à la division e! à l'extraction des débris de la pierre et des patllcules de cire. — Le 16, après avoir retiré de même beaucoup de détritus de pierre et quelques parcelles de cire , je pensai devoir procéder à la recherche de la sonde. Jusque-là, je ne l'avais sentie que très-vaguement, et je pouvais me demander si la pierre et la cire ne m'avaient pas fait illusion sur sa présence , d'autant plus que le malade, en se remémorant les circonstances qui avaient accompagné son accident, était parvenu à se persuader que la sonde avait dû sortir au milieu des efforts faits dans l'obscurité, et être jetée avec les matières contenues dans le vase sur lequel 11 s'était placé. — Une première exploration avec le brise-pierre me donna un résultat négatif : l'instrument, porté dans tous les sens, ne m'accusait plus la présence d'aucun corps étranger. Je vidai la vessie; et le cathéter, soit avant l'évacuation de l'urine, soit après, me donna encore un résultat tout semblable. Le malade alïirma plus que jamais que la sonde était sortie.

Cependant, une Injection d'eau , faite à l'aide du cathéter, fut suivie d'une sensation extraordinaire pour moi ; et le brise-pierre , mis en œuvre dans le but d'une exploration plus précise , loucha «n corps , que bientôt j'estimai être la sonde cherchée, en tenant compte de son isolement et de la manière iiicomplèto dont il cédait à la pression et à la percussion. — Dans cette persuasion , je le pressai cl le percutai de nouveau, a(in, sinon de le diviser complètement, ce (|ui me semblait fort difficile , d'après des expériences antérieures, du moins de le rompre partiellement , de l'assouplir et de l'obliger par là à se plier sur luimême, et à sortir en double, comme s'il

31^ XnAITK

le volume, la longueur, la forme et la consistance.

XX. IMoreau, chiruigicn en chef de riIôtcl-Dieu de Paris, racont iit dans ses cours d'opérations, qu'il avait extrait de la vessie d'une femme une petite pomme d'apis incrustée de miilière calculeuse.

XXI. Une jeune ftllc s'introduisit par l'urètre dans la vessie un étui de bois dont on se sert pour mettre des aiguilles. On lui en fit l'extraction au bout de trois mois; il était entouré de substance pierreuse. On retira en même temps de la vessie plusieurs petits calculs, dont quelques-uns claient de la grosseur d'une noisette, et l'on fît soi tir, par le moyen des injections, plusieurs graviers. Cette fille guérit, et n'a plus ressenti aucune incommoiilé {Benevoli , Dissert, et observ., xxu, p. 204 ).

XXII. Une fille de vingt ans s'était introduit dans l'urètre un cure-oreille, et l'avait laissé s'écliapper dans la vessie. Sa mère informa sou chirurgien de cet accident, et le pria de ne faire aucune question à sa fille. Il porta d'abord une sonde à femme dans la vessie, et ne sentit rien ; il introduisit ensuite une algalie d'homme , et trouva enfin le corps étranger. Il porta ensuite des pinces ordinaires dans la vessie, mais sans pouvoir le tirer. Il saigna plusieurs fois la malade, et fit faire des injections émoUien-

eût él6 tenu par la pince construite à cet effet. Ce que j'espérais arriva : la sonde suivit le brise-pierre sans beaucoup d'elTorls, et elle fut ramenée à l'extérieur. Je ne sentis de résistance qu'à la partie antérieure de l'urélre. — Celte sonde, ou plutôt cette portion de sonde, a trois pouces de long, el un peu moins do deux lignes de diamètre, lîlle est incrustée d'acide uriquo et de sels phosphatiques , comme l'exlrémité des sondes qui ont séjourné long-Icmps dans des vessies catarrijalcs. — Je pense que si j'ai assez promplemcnl trouvé la sonde avec le catliélcr d'abord , puis avec le brise-pierre, à la suite de l'injection, après l'avoir vainement cherchée uno première fois, cela lient à ce que j'ai poussé de l'air avec l'eau, à ce que, par l'effet de cette pratique, la sonde qui surnage à l'eau est rcsiéc vers la parilo moyenne do la vessie, au lieu de s'appliquLM- à sa partie supérieLirc et antérieure, comme cela parait avoir eu lieu pendant tout le temps que la vessie est restée pleine d'urine. « S.

les uans ce viscère, pour relâcher les parties et faciliter l'extraction du corps étranger. Eid'in, au bout de deux mois, et après plusieurs tenla'.ivcs, il vint à bout de le retirer, après avoir dilaté l'urètre suns y faire d'incision; et il n'est resté aucune incommodité à celte fille.

Le cure-oreille était incruste dans une grande partie de sa longueur {Mcm. de L'Acacl. de cliir., t. ix , p. 34G).

XXIII. Une fille fut attaquée , à l'àçe de deux ans, de coliques et de ditTiculté d'uriner. A trois ans, elle eut des symptômes de la pierre dans la vessie; elle ressentait des douleurs aiguës à /a région des os pubis; elle souffrait de temps en temps des rétentions d'urine, et vomissait fréquemment. Les bains, quelques injections , des boissons diurétiques la soulagèrent. Agée de quatre ans et deux semaines, elle se plaignit d'une grande douleur aux parties génitales; elle y portait les doigts, comme si elle eût voulu en tirer quelque chose. Les parties de la vulve étaient très-gonflées et enflammées ; il en suintait un peu de matière purulente. On fit usage de fomentations de lait et de cataplasmes émollienls. Le lendemain , sa mère remarqua un corps dur et blanc, situé au méat urinaire, et l'enfant soulfrit les plus vives douleurs. Le soir, dans le temps qu'on faisait des fomentations, cette petite fille rendit par l'urètre une pierre ovalaire du poids d'un peu plus d'une demi-once. Cette concrétion était traversée par une aiguille à coudre d'environ un pouce de longueur, et dont les extrémités la dépassaient de quelques lignes. L'enfant était trop jeune pour savoir ce qui lui était arrivé précédemment, et ses parents n'avaient aucune connaissance q'i'elle eût avalé une aiguille. Depuis la sortie spontanée de ce calcul, cette fille s'est plainte de douleurs névréli(jues, el les urines ont coulé involontairement (ii'iî. d'Edimb., t. iv , p. 3G0 ).

Ou voit au cabinet d'histoire naturelle de Paris un calcul trouve dans la vessie d'une femme, qui a pour base une grosse épingle de tèlii, dont la poinic déborde. Le frère Côme conservait une pierre tirée de la vessie d'une femme, et qui avait aussi une longue épingle pour noyau.

XXIV. En juin 1692, une fille âgée et dévote dit à Lamolte qu'elle avait dans la vessie une grande el grosse épingle qui y était entrée la téle la première, et qui lui causait des douleurs vives et piquantes, surlout lorsqu'elle marchait ou se rc-

DES MALADIES DES

muait. Ce cUirurgien reconnut , par le moyen de la sonde , la priSscnce de ce corps étranger, et tâcha de l'attirer au dcliors. Les premières tentatives furent infructueuses. En sondant cette fille pour la (|aalrièine fois, l'épingle, dit-il, pur un eflet du hasard, se trouva embarrassée au travers des deux trous de la sonde. Dès le moment qu'il sentit de la résistance, il introduisit le doigt du milieu de la main droite dans le vagin , il soutint l'épingle avec ce doigt, pendant que de la main gauche il l'attira avec la sonde. De cette manière, il termina lieureusemcnl une opération dont il rcg.irdait le succès comme impossible; mais elle fut douloureuse, parce que la poinle de l'épingle, qui excédiiit le trou de cette sonde, déchirait l'urètie pour se faire un passage : cependant il ne s'y fit qu'une légère excoriation, et la malade ne garda pas le lit une heure ( OEuv. de chir., t. ii , p. 37G ). Il paraît que Lamotte, qui a pu ei'.gager cette épingle dans les yeux de la sonde cl la soutenir dans le vagin, en aurait fait l' extraction avec moins de difficulté, en se servant de Icnetles ou de pinces. Celle exlraclion sera toujours moins pénible chez la femme que chez l'homme, dont l'uiètre e>t plus long, plus étroit et moins susceptible de dilatation. Il faudrait la tenter avec la pince à gaîne, de iVl. Desaull, ou avec celle de Hunier, laquelle ne diffère de celle de M. DesauU ([u'en ce qu'elle est moins longue, et qu'elle est droite au lieu d'être courbe.

XXV. Une fille de Padoue, âgée de dix neuf ans, voulant une nuit se soulager d'une démangeaison qu'elle sentit aux parties naturelles, employa pour cet effet la tèle d'une longue épingle de fer. Celte épingle , passée dans l'urètre, tomba dans la vessie : celle fille essqya inutilement delà retirer. La honte lui fit taire son avenlure pendant huit mois; les douleurs qu'elle souffrait occasionnèrent en elle un dépérissement si visible, que ses i)arenls s'en aperçurent cl parvinrent à lui faire avouer la cause de son mal. Un chirurgien introduisit une sonde d'acier dans la vessie, et ne sentit qu'avec peine le corps étranger. L'iniroduclion du doigt dans le vagin ne lui fil trouver aucune dureté ni tumeur. Pour reconnaître ce corps, si obstiné .à se cacher, il dilata l'urètre avec une tente d'éponge préparée. Ayant, à l'aide d'un gorgeret, introduit le doigt dans la vessie, il senlit dislinclement l'épingle, dont plus d'un

VOIES URlNAinES. 3 15

tiers était incrusté de matières pier-i reuses. La portion calculeuse était logée vers la partie antérieure et supérieure de la vessie, dans une espèce de poche que ce viscère avait formée autour de cette concrétion. Le rtsle de l'épingle traversait la vessie de droite à gauche. On n'osa point faire l'extraelion de ce corps étranger avec des teneltes introduites par l'nrèlre. On se déciiia à faire la taille au haut appareil , et l'on tira facilement la pierre à laquelle l'épingle servait de noyau. Celte fille mourut le troisième jour de l'opération , malgré tous les secours qu'on lui procura [Acnd. des se. de Parti , ann. 1758 , obs. v).

XXYI Une fille d'environ seize ans se frotta le méat urinaire avec la tète d'une longue épingle noire à cheveux.

L'ayant introduite dans l'urètre, l'épingle lui échappa et tomba dans la vessie. Elle causa bientôt des douleurs si aiguiis et si continuelles qu'elles privèrent la malade du sommeil. Enfin, au bout de quelques mois, celte fille tomba dans le marasme, ayant le dos courbé, la poitrine portée en avant. Les remèdes (|u'on lui donnait avaient d'autant moins d'efTicacité qu'elle cachait la cause de sa maladie. Elle se plaignait cependant de douleurs à la région de la vessie et de l'urètre, et disait qu'elle avait une épingle dans le ventre. Ses urines étant remplies de matières graveleuses, on conçut l'idée de la présence d'une pierre dans la vessie. Oa s'en assura par la sonde, et la malade confessa l'origine de son mal. On procéda à l'extraction du corps étranger, en employant le procédé de la dilatation de l'urètre et du col de la vessie. Les tentatives furent longues , pénibles et trèsdouloureuses. On introduisit successivement et graduellement des teuetles de différenle gros'îeur. Ayant saisi la pierre qui paraissait avoir le volume d'un moyeu œuf de poule on la brisa; ensuite avec des teneltes plus étroites et qui faisaient moins souffrir la malade, on enleva successivement les gros débris de la pierre, et l'on se servit de curettes poureulraîncr les plus petites parties. L'opération était sur le point d'être terminée, qu'on n'avait pas encore rencontré l'épingle : alors le chirurgien porta son doigt dans la vessie, senlit ce corps étranger, en reconnut la situation , et, au moyen de teneltes recourbées, il la lira dès la première tentative. Celte épingle avait trois pouces de longueur ; sa pointe portait sur la parlie de la vessie qui répond î> l'os

Page 1