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élé souvent conibndu avec le poëte Abbon, moine de Saint-Germain, (t après 923), auteur d'un poème sur le siège de Paris par les Normands.
S. Bbroer.
ABBOT (Georges), né le 29 octobre 1562 k Guilford, après des études brillantes dans sa ville natale, se rendit k Oxford, où il passa trente années d'une existence studieuse et s'éleva peu à peu aux plus hautes dignités universitaires. La part active qu'il prit à la révision de la traduction de la Bible dans la commission instituée par le roi Jacques I^^^ en 160-4, et aux tentatives d*union entre l'Eglise presbytérienne d'Ecosse et l'Eglise anglicane attirèrent sur lui les regards du souverain, qui le nomma successivement dans le court espace de trois années évéque de Lichfield en 1609, de Londres en 1610, et ai'chevéque de Gantorbéry en lOil à la mort de Bancroft. Abbot sut conserver dans une époque tourmentée un esprit calme, impartial, modéré. Tolérant envers les puritains, plus attaché au fond qu'à la forme, inflexible dans les questions de morale sans craindre d'alfronler la disgi*âce, partisan convaincu du sabbat rigide, il travailla à négocier le mariage de la princesse Elisabeth avec rélecteur palatin Frédéric V et s'opposa au mariage du prince royal avec une Espagnole. Adversaire inflexible des idées absolutistes et ultra-hiérarchiques deLaud, qu'il avait condamnées dès 1603 à Oxford, il fut \ictime des intrigues de cour et déposé sans jugement par ordre de Charles l^ en 1628. Il momut le 4 août 1633 à Craydon, dans un âge avancé. Abbot a été l'un des chefs du parti latitudinaire également opposé aux exagérations des puritains et aux excès de la haute Eghse. H favorisa les efforts tentés par Duraeus pour rapprocher les communions protestantes et entietint dans le mc^me esprit une longue correspondance avec le célèbre patriarche grec Cyrille Lucar. Il provoqua en 1610 la publication à Londres, par Saville, des œuvres de Bradwai»-
din. A. Paumier.
ABDIAS ['Obadyâh, cod. Vat. '053{aç, cod. Al. 'A6$iaç, Aàdias], le quatrième des petits prophètes dans le canon hébreu, le cinquième dans le canon des Septante. Nous ne savons absolument rien de sa personne, ce qui a porté plusieurs commentateurs k refuser de voir un nom propice dans le mot 'Obadyâh (seniteur de Jéhova), et à traduire le premier verset du livre : « Vision d'un serviteur de Jéhova. » Cette hypothèse est insoutenable. L'oracle d'Alxlias se compose d'un seul chapiti*e et est dirigé contre les Iduméens sur lesquels Jéhova exercera bientôt ses jugements (v. 1-9), parce que ce peuple-frère (v. 12) s'est montré hostile, et n'a pu cacher sa joie au jour de la ruine de Juda (prise de Jérusalem, <?nlèvement de captifs, etc., v. 10-14); mais les temps vont changer: les fils d'Israël, avec l'aide de Jéhova, vaincront et soumetti*ont leurs ennemis, y compris les Iduméens, et c'est Jéhova qui gouvernera leur empire (v. 15-21). L'auteur a évidemment sous les yeux le spectacle de la désolation présente de Juda. On ne peut guère songer à un autre événement qu'à la ruine de Jérusalem par Nébucadnetsar (586 av. J.-C.), et c'est en effet à cette date que la grande majorité des exégètes reportent la date de la composition du livre d'Abdias (Bleek, Ewald, Kuenen, etc.). Faire remonter cette date jusqu'au temps d'Osias, avec Caspari, Ha?!ver-