‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 11 sur 226 · I \ ABDIAS — ABEL · texte numérisé non relu

I \ ABDIAS — ABEL

nick, Uengstenberg, est aussi inadmissible que de rabaisser avec Uitzig jusqu'au moment de la dévastation de la Palestine par Ptolémée Lagus (312 av. J.-€.). Celte dernière hypothèse est fondée principalement sur la grande ressemblance qui exista entre AMias, 1-9, et Jérémie XLIX, 7-22, qui lui aurait servi de modèle. Mais une étude attentive du t4?xte montre qu'aucun des deux n'a copié lautre, et qu'ils auraient plutôt suivi Tun et l'autre un texte plus ancien (Ewald, Kuenen). Abdias du reste n'est point un écrivain très-original, et, malgré le peu d'étendue de son livre, on y relève plusieurs autres traces d'imitation. — Caspari, der Prophet Obadja, Leipz., i842; Jauger, Ueber das Zeitalter Obadja's, Tub., 1837 ; Krahmer, Observationes in Obadiam, Marb., 1833; Hendewerk, Obadjx oraculum inldummos, Regiom., 1830; W. Seydel, Fa/iWnium Obadjx, Lips., 1869, et les ouvrages généraux sur la critique et Texégèse de l'Ancien Testament. A. Carrière.

ABDIAS (voyez Apocryphes du Nouveau Testament).

ABDON [*Abdôn], Tune des villes des Lévites, située sur le territoire de la tribu d'Ascer (1 Chron. VI, 59). Dans une autre liste des villes assignées aux Lévites (Jos. XIX, 28), on lit à la place de ce nom celui celui d"Abrôn; mais ce dernier mot doit être corrigé en 'Abdôn, comme le prouvent du reste vingt manuscrits.

ABDON ['Abdôn, *Ml(ù^, Abdon], iils de Hillel, de Pirathon, dans le I>ay8 d'Ephraïm, fut juge en Israël pendant huit ans (Juges XÏI, 13-15). Aucun détail ne nous a été transmis sur sa judicature. Le seul rensen gnement que nous possédions à son sujet, savoir qu'il avait « quarante fils et trente petits-fils montant soixante et dix ànons, » tendrait seulement à nous le représenter comme un personnage riche et considérable. Mais son nom, selon toute vraisemblance, doit être identifié avec celui de Bedan [{ Sam. XII, 11), et aloi's Abdon, à coté de Gédéon, de Jephlé et de Samson, aurait joué un rôle important dans les guerres que soutint Israël pour son indépendance avant l'établissement de la royauté (voyez Bedan),

ABEL ['Abél]. Ce nom. qui devait signifier autrefois « prairie, » d'après Gesenius (voy. pour l'opinion contraire, Hengstenberg, Pentaleuqiie II, 319), a servi à former un certain nombre de noms de lieux. Les principaux sont : 'Abél-Béth-Ma'akAh. Celle ancienne ville, « métropole en Israël, « était située tout au nord de la Palestine, sur la route des invasions des rois de SjTie ( l Rois XV, 20) et d'Assyrie (2 Rois XV, 25>) . Ma passage des Chroniques (l Chron. XVI, \) lui donne le nom d"A bel - Mayim. La sagesse de ses habitants était proverbiale (2 Sam. XX). Il est probable qu'il faut la chercher dans VArd-el-Buleh, au nord du lac Mérom, soit kAbil (Robinson, III, 347) soit plus au sud (Stanley, Sinaî dan Pal. y p. 390, note). 'Abél-KerAmim, « le pâturage des vignes, » à Test du Jourdain, non loin d'Aioer (Juges XI, 33). C'est FAbila dans laDécapole (Ptolémée, Gêoqr.y, 15, 22, Eusèbe, Ono7nast.,i>. v. "A^sX, et Josèphe, Ant., XIX, 5. I). On a trouvé à cette place des ruines {)ortant le nom d'Abila (Ritter, PaL, 1058). 'Abél-MekhôlAh, dans la vallée du Jourdain, non loin de Bélh-Chean(l Rois IV, 12), nommée dans l'histoire de Gédéon (Juges Vil, 22) et patrie d'Elisée (1 Rois XIX, 16-191

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