‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 111 sur 226 · AMSTERDAM - AMULETTE · texte numérisé non relu

AMSTERDAM - AMULETTE

enfants un enseignement en rapport avec les doctrines de leurs Eglises respectives. C'est Tun des motifs qui font qu'à côté des écoles publiques, les écoles particulières (fondées en partie par des associations religieuses, protestantes et catholiques) continuent d'être nombreuses et bien fréquentées. Elles sont au nombre de 135, où près de 850 instituteurs et institutrices donnent renseignement gratis à environ 8,000 enfants, et renseignement payant à au delà de 9,000. Il y a 120 salles d'asile. — Voyez Amsterdam^ beschreeven daor Jan Wagenaur, 1760, 10 vol. ; Per GouWj Amstelodameana, 1871, 2 vol. etc. J. J. Mounier.

AMULETTE, mot venant du latin, amoliri, écariev ^.amolimentum, el qui désigne un objet préservant des sortilèges, du mauvais œil, des maux que les puissances invisibles peuvent faire subir aux hommes. L'amulette était efficace aussi pour guérir les maladies, même pour les prévenir; c'est pourquoi dans les temps anciens et au moyen ûge encore, les remèdes étaient partagés en deux classes : les rationnels, c'est-à-dire ceux où l'on pouvait se rendre compte de l'effet médical, et les physiques, ceux qui renfermaient des causes occultes. Parmi les substances jouissant d'une telle vertu, on comptait diverses pierres précieuses (notamment le jaspe), l'ambre jaune (usité sous forme de collier pour les enfants), certaines parties du corps des animaux, des coquillages, des plantes, des figurines de pierre ou de métal. La vertu de ces substances était rehaussée par des inscriptions, des symboles astrologiques ou religieuXy qui établissaient une relation plus manifeste entre l'amulette et la puissance protectrice; parfois on se contentait de graver sur la gemme le nom d'un dieu; souvent on y ajoutait une courte invocation et le nom de la personne qui devait être protégée. A l'époque de l'empire romain, on ne s'adressa plus que rarement aux dieux de la Grèce et de l'Italie; on préférait recourir aux divinités orientales, et il importait de les invoquer dans la langue de leur pays; traduite en quelque autre» idiome, la formule eût été sans valeur; du reste, pourvu que les syllabes de l'incantation fussent exactement reproduites, il n'était pas nécessaire que le sens en fût compris. Ces formules inspiraient même d'autant plus de respect, qu'elles étaient plus mystérieuses. Ephèse surtout éûit renommée pour la rédaction de ces lettres saa^ées; comme exemple nous citerons les cinq mots qu'Hésychius nous a conservés : Aski^ Kataski, Lix, Tetrax^ Damnameneus ; on ne sait si les quatre premiers mots appartiennent à quelque langue inconnue ou s'ils étaient, dès l'origine, privés de toute signification; quant au cinquième, il dé.<ûgne un des trois Dactyles, inventeurs de la métallurgie et fondateurs des initiations de Samothrace. L'orthographe des mots dut être fréquemment altérée par des graveurs qui en ignoraient le sens. Parmi ces termes magiques, le plus répandu fut Abracadabra, qu'on disposait de diverses manières ; ce terme semble dérivé de deux mots sémitiques : baraCy bénir, et dabar, parole : peut-être faut-il y joindre le mot ab^ père ; plusieurs archéologues le mettent en relation avec le mot abraxas (voyez ce mot). — Le prophète Esaïe, lll, 20, déclaré aux femmes israélites que l'Eternel leiur ôtera leurs amulettes, Lekhachîm. Le mot, qui en chaldéen désignait la boucle d'oreille, Kadîchah, montre que cet ornement

Page 1