‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 115 sur 226 · ANATHÈME — ANCIENS · texte numérisé non relu

ANATHÈME — ANCIENS

la destruction. Dans le Nouveau Testament, saint Paul affirme que personne ne peut dire de Jésus qu'il est anathème, s'il parle par TEsprit de Dieu (d Cor. XII, 3) ; il déclare anathème tous ceux qui n'aiment point le Seigneur Jésus-Christ (1 Cor. XVI, 22) ; il prononce la même sentence contre ceux qui annoncent un autre Evangile que le sien (Gai. I, 8) ; par contre, il exprime le vœu de pouvoir être anathème luimême pour sauver ses compatriotes, les Israélites, de la perdition où les expose leur aveuglement (Hom. IX, 3). — Dans TEglise catholique, Tanathème est la forme de Texcommunication majeure, lancée par le pape, par un concile général ou par un évêque ; il ajoute à Texcommunication ordinaire la séparation formelle du corps de la société et du commerce des fidèles. C'est la peine réservée ordinairement aux hérétiques. Tous les conciles et la plupart des symboles œcuméniques ont adopté la formule : Anathema su. Dans Tacte d'abjuration, rhérétique est également tenu de dire anathème à Terreur qu'il abjure.

ANATHOT ['Anâthôth], ville lévitique (i Rois U, 26), située dans la tribu de Benjamin (Jos. XXI, 18; 1 Chron. VI, 60; Néhém. XI, 32), sur la grande route qui se dirige du Nord vers Jérusalem, dont elle était éloignée de trois milles romains d'après Eusèbe et Jérôme {Ad Jerem., ï, 1), de 20 stades (c'est-à-dire un peu moins), d'après Josèphe (An/., X, 7). Anathot était la patrie du prophète Jérémie (Jérém. I, 1; XI, 21; XXIX, 27 ; XXXII, 7).

ANATOLE (Saint) [AvaT^^ioç] , évéque de Laodicée, succéda à saint Eusèbe, Alexandrin comme lui. Il était « parvenu au faite » de toutes les sciences, et l'on dit qu'il avait été mis à la tète de Técole aristotélicienne dans sa ville natale; il parait, d'après la vie d'Iambhque par Eunape, avoir été le maître de ce philosophe. Lorsque Alexandrie fut assiégée par les Romains, en 269, il prêcha la reddition, et ne pouvant l'obtenir, il fit sortir de la place les bouches inutiles, et sauva ainsi la vie à presque tous les assiégés, « et d'abord à ceux de l'Eglise. » Eusèbe, qui rapporte ces faits {f/ist, eccl.^ VII, 32; voy. les notes d'Heinichen), cite plusieurs ouvrages de lui, et reproduit ses canons sur la Pâque [AA.SS., 3JuL, I).

ANATOLE (Saint), patriarche de Constantinople (f 458). U était Alexandrin. Son attitude au concile de Macédoine le fit suspecter d'eutychianisme, et le pape saint Léon, dans plusieurs de ses lettres, exprime des doutes à cet égard. L'éminent critique de Baronius, Pagi, et Tillemont (vol. XV), défendent son orthodoxie contre Baronius {ad a. 451); les BoUandistes (3 Jul.y I) reconnaissent qu'Anatole fut un saint de seconde grandeur.

ANCIENS chez les Hébreux. 11 est déjà question d'anciens, faisant fonctions de représentants du peuple israélite. en Egypte (Exode III, 46; IV, 29; XII, 2i; cf. XVII, 5; XVIII, 12). Moïse en choisit soixante et dix (ou soixante-douze), pour former un collège qui devait l'assister dans la direction des affaires (Nomb. XI, 16; cf. Exode XXIV, I, 9). A partir de ce moment nous trouvons sans cesse des anciens qui représentent tantôt le peuple en son entier, tantôt une tribu, tantôt une^e, et à l'occasion prennent part aux sacrifices ou président aux fêtes

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