ANCIENS — ANCILLON
ns VIII, i; 4 Chron. XV, 25; 2 Ghron. V, 2-4). Chaque ville post un collège d'anciens qui y remplissait les fonctions judiciaires police, et siégeait aux portes (Deut. XIX, 22; XXI, 2, 49; XXII, . ; XXV, 8; Josué XX, 4; Ruth IV, il). Les anciens subsistèrent à des rois comme représentants de la nation (i Sam. III, 47 ; V, 3 ; 4 ss.; XV, 30 ; XVII, 4; 2 Sam. XIX, 4 1 ; 4 Rois XX, 7 ; 2 Rois X, (XIII, 4; 4 Chron. XXI, 16). Cette organisation résista à Texil tn. XXIX, 4; Esdras X, 8, 44), et s'accrut en importance sous la nation des princes étrangers (4 Macch. I, 26; VII, 33; XII, 6, 35; 36; XIV, 9, 20; 2 Macch. I, 40; IV, 44) ; elle reçut sa dernière ion, en ce qui touche les anciens de la nation, dans l'institution du kirin (voy. cet article).
CIENS chez les chrétiens. Voyez Presbytérien (Système). CILLON, famille de Metz, déjà influente au quatorzième siècle, srtie au protestantisme dès les premiers jours de la Réforme, le en Prusse depuis la révocation de Tédit de Nantes. Le premier s membres dont parlent les annales du protestantisme, président à 1er dans une des cours les plus importantes du royaume, fit voîrement le sacrifice de sa charge pour embrasser les croyances enotes. Son fils, Georgin Ancillon, fut un des fondateurs de l'Eglise letz; son petit-fils, Abraham, un jurisconsulte éminent. De cet lam Ancillon et d'Esther Marsal naquit à Metz, en 1617, le re prédicateur /)at;îrf Ancillon, Après avoir étudié la théologie à ve sousDiodati, Tronchin, Spanheim (4633-1641), il fut consacré tre parle synode de Charenton (4641) et placé aussitôt après à la le l'Eglise de Meaux. Son talent pour la prédication, la douceur n caractère, sa piété solide et éclairée lui gagnèrent tous les cœurs; itholiques eux-mêmes ne purent lui refuser leur estime. Pendant yage qu'il fit à Metz (4652), les membres du consistoire furent si nés de son éloquence qu'ils le nommèrent au premier poste it. Ancillon demeura dans sa ville natale jusqu'à la révocation de de Nantes (4685). Toutes les démarches auprès de Louis XIV en r des réfugiés messins ayant échoué, Ancillon et ses trois coïts profitèrent de la faculté qui leur était laissée de s'expatrier l'espace de quinze jours. Après avoir exercé pendant quelques les fonctions pastorales à Hanau et à Francfort, il fut appelé à n, comme prédicateur de l'Eglise française et de la cour, par le 1-électeur qui professait une admiration toute particulière pour aractère et son talent. Les réfugiés de la colonie de Berlin trouit en lui un père qui s'occupa d'eux jusqu'à sa mort (4692), avec us tendre sollicitude, le plus infatigable dévouement. David An- 1 jouit auprès de ses contemporains, comme orateur de la chaire, î grande réputation; il est à regretter que, par excès de modestie, it laissé publier qu'un seul de ses sermons, prêché à Metz un jour une : les Larmes de saint Paul (Paris, 4676). Son ouvrage le plus u est un Traité polémique contre la tradition romaine, résumé $ dispute qu'il avait eue en 4657, à Metz, avec le D' Bédaciez le d'Aoste et suffragant de l'évêque de Metz. — Charles Ancillon,