‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 118 sur 226 · ANGILLON — ANCYRE · texte numérisé non relu

ANGILLON — ANCYRE

par 6on manque de décision et Tincohérence de ses vues historiques, ne pouvait qu'exercer une fâcheuse influence sur un esprit aussi nuageux, lossi agité, aussi fantasque que celui de Frédéric-Guillaume IV. La carriàre de Tadministration, une fois qu'elle se fut ouverte devant lui, raoïeoa rapidement au faite des honneurs. Nommé, en i8i4, conseiller de légation par le prince Hardenberg, il devint successivement, en 1817, conseiller d*Etat, en 1818, directeur de la section politique au ministère des affaires étrangères, en 1831 enfin, président du même miAistère. La conduite politique d'Ancillon ne justifia point les espérances qu'avait suscitées son avènement. A Textérieur, il se contenta d'exécuter docilement les ordres du prince de Metternich; à Tintérieur, il s'efforça uniquement de complaire au parti féodal et fut TopioiÂtre adversaire des plus modestes réformes. Le grand œuvre de la Prusse pendant cette période, la fondation du Zoliverein, se fit entièrement en dehors de sa participation. Ancillon mourut à Berlin, le 19 avril 4837 ; quoique marié trois fois il ne laissa pas d enfants. La valeur littéraire d' Ancillon^ estimée très^haut de son vivant, parait aujourd'hui singulièrement surfaite. Ses écrits philosophiques, La foi et la mtnce dans la philosophie (Berlin, 1824) ; Pensées sur l'hommey ses rapports et ses intérêts (Berlin, '1829), ne s'élèvent pas au-dessus d'un spiritualisme vulgaire et trahissent un manque complet d'originalité et de vigueur dans la pensée. — David Ancillon II le jeune, deuxième fils de David Ancillon, né à Metz en 1670, prédicateur distingué, succéda à Km père dans les fonctions quïl rempUssait à l'Eglise française et à la cour. Son habileté, sa discrétion lui permirent de remplir avec succès plusieurs missions importantes. En 1700-1701, il entreprit pour Frédéric I^^' un voyage diplomatique en Angleterre, en Hollande, en Suisse, et régla selon les vœux de son maître la question de Neuchâtel; en 1709, il fui chargé d'une nouvelle mission en Pologne et en Hongrie.. David Ancillon mourut à Berlin en 1723. — Voir pour les anciens Ancillon : Erman et Reclani, Mémoi7*es pour servir à C histoire des réfugiés français dam les Etats du roi, 1782-1799; pour Charles Ancillon: Bartholmess, Bist. philos, de VAcad. de Prusse^ Paris, 4850; pour J.-P .-Frédéric Ancillon ; Mignet, Notices et portraits, II ; Vamhagen von Ense; H, de Treitschke; Robert de Mohl, Hist, et littérat, des sciences polit., 1; pour tous les membres de la famille Ancillon : France protest,, ^ éd., P., 1876, p. 210 ss. ; Brockhaus, Conversations-Lexicon, l; Biographie allemande générale, publiée par la commission historique de l'Académie des sciences de Munich, t. I, 3^ livr., Leipz., 1875.

E. Strœhlin.

AHCTBE ["Arff.^jpct, actuellement Angora], capitale de la Galatie. Un synode réuni dans cette ville aussitôt après la défaite de Licinius, et probablement en 314, formula vingt-cinq canons de discipline relatifs aux lapsi, etc. (Mansi, II; Kouth, Reliquise sacrx, III; voy. Hefele, édit. I, vol. I, p. 188, trad. fr., p. 194). Un synode semi-arien fut tenu à Ancyre, en 358, et présidé par Basile, évéque de cette viUe (Epiphane, Hxr., LXXIIl, 2 ss.; Mansi, III; voy. Hefele, /. /., p. 654 ss., trad. fr., H, p. 58 ss.). Les ariens, dans un synode convoqué à Ancyre» en 375,

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