‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 120 sur 226 · ANDELOT - ANDORRE · texte numérisé non relu

ANDELOT - ANDORRE

ration d'Amboise, qu'il désavoua (B. N., f. fr., 20, 507, 88 ; 20, 508, 150). Sa correspondance avec le duc d'Etampes, en 1561 notamment, atteste sa vive sollicitude pour les protestants de Bretagne. Lorsque éclata la première guerre de religion, il facilita 1-entrée des chefs réformés dans Orléans; amena d'Allemagne, où les princes protestants l'avaient bien accueilli (voy. sa lettre du 28 août 1562, Arch. de Berne, Frankreich y i^oi bis 1569), un corps de troupes qu'il y avait levé; assista à la bataille de Dreux, défendit avec énergie Orléans, dont la garde lui avait été confiée par Coligny; et, lors de la paix d'Amboise, eu 1563, se relira successivement à Ghâtillon-sur-Loing^ à Taulay et ailleurs. En 1564, après un veuvage de trois ans, il épousa, en secondes noces, Anne de Salm. A la suite de la seconde euerre de religion, à laquelle il avait pris une part active, il demeura dans ses terres. Lors de la troisième guerre, il se signala à Pamprou. à Jazerneuil, à Jamac, suivit Coligny à Saint-Jean d'Angély, à Saintes, et succomba dans cette dernière ville, le 7 mai 1569. Le 10 juin suivant, son frère, Odet de Châtillon, écrivait à l'électeur palatin (voy. Kluckhohn^ Briefe Friedrich des Fromifieti, II, 1, p. 334): «M. d'Andelot, par la machination des papistes, voire des plus grands, a esté empoisonné^ comme il est apparent, tant par Tanatomye qui a esté faicte de son corps après sa mort, que aussi par le propos d'un Italien qui s'est vanté, devant ladite mort, à plusieurs, tant à Paris qu'à la court, d'avoir donné ledict poison et demandé récompense d'un si généreux acte, aussitost qu'il aveu que la nouvelle en futsçeueet publiée; comme pareillement, ^n plusieurs endroicts de la France et mesme au camp de Monsieur, frère du roy, il estoit connu , devant que ledit seigneur d*Andelot fût aucunement malade, qu'il debvoit mourir vers le. commencement du mois de mai. » L'éloge ded'Andelot se résume dans ces simples lignes, que Coligny adressait, de Saintes, le 18 mai 1569 {Mém,, 1665, in-32), à ses enfants et à ceux de son frère : « Vous estes heureux d'estre fils ou nepveux d'un si grand personnage, que j'ose assurer avoir esté très-fidèle serviteur de Dieu et très-excellent et renommé captaine... et puis dire avec vérité que personne en France ne l'a surpassé en la profession des armes... Certes je n'ay point connu d'homme, ny plus équitable, ny plus amateur de piété envers Dieu... Je me^propose ses grandes vertus pour exemple ; suppliant très-humblement Dieu et Nostre Seigneur que je puisse partir de ceste vie aussy pieusement et heureusement que je l'ay veu mourir. »

J. Delaboroe.'

ANDELOT (Charles d'), fils de l'amiral Gaspaird Coligny et de Charlotte de Laval. Voyez Coligny.

• ANDORRE (République d'). Ce petit Elat, situé dans une vallée des Pyrénées, entre la France et l'Espagne, est peuplé d'environ 12,000 habitants. Depuis la suppression de l'Etat de l'Eglise, c/est le seul point de l'Europe où la souveraineté civile appartienne encore, en partie du moins, à une autorité religieuse. En effet, la république a pour suzerains la France et Tévêque d'Urgel qui nomment chacun un viguier, l'une des principales autorités du pays. Un tribut est payé I. 20

2^ ANDORRE — ANûRÉiE

aux deux suzerains, un an 960 francs à la France, et TaoBée soivante 89i francs à révéque d^Urgel. Le& habitants sont tous catholiques. Les vacances de cures qui se produisent sont, pendant quatre meis de l'année^ à la nomination directe de Tévéque d'Urgel et, pendant les huit autres mois, à la noaûnation du pape, sur la proposition derévé(|ue.

ARDRE ('AvBpéo^, viril, nom d'origine gvecqae, mais qui se retrouve chez les Juifs à partirde Tépoque des Séleucides. Dio. Gass., LXV1II,3S). Frère de Pierre, un peu plus jeune sans doute^ originaire de Bethsaîda, mais habitant Capernaùm et exerçant comme lui le métier de pêcheur, rap6tre André aurait été d'abord disciple de JeaurBaptiste, et se serait, sur Fi^dicalieaEi de cehiirci, attaché à Jésus à qui it aurait amené son frère (Jean I, H-AS). Au contraire, d'après HdatthieuIV,. 18-19,. Pierre et André auraient été tous deux à la fois arrachés à leurs barques et à leurs filets par im af^pel de Jésus. On concilie ces deux ijodications en disant qu'il s'agit d'abord de leur première rencontre avec Jésus et ensuite -de leur vocation apostolique , que ceile-d suppose noèiae celle-là.^ Afiidré parait avoir été, bien qu'iln peu eu seeoÂde ligne, du cer^ intime de Jésus (Marc XIII, 3; Jean XII, 2â). Oa ne peut rien^ dire de soa caractère, à moias i^u'on ne veuille le déduire de la si^;^ifi — catioa de son nom. Ni les Àetes^- des apôtresy ni les Epilres de Paul n^ parlent de lui. Diverses légendes ecclésiastiques se sont attachées à soc=: oook. D'après la plus ancienne (£us., 3, £*., III, 1), il aurait évangélis^ le pays des Scythes. Cest pour ceki que les Russes en ont £aii Igii^— patron. Il serait ensuite revenu en Grèce, en Asie Mineure et eaXhvace= D'après les actes apocryphes qui portent son nom (voir art. Apçcrypke$ le proconsul de l'Achaïe CËges l'aurait fait crucifier à Patras. Il se resté trois Jours attaché à une eroix en forme d'un X, et aurait expii^ avant le premier jour des calendes de décembre. L'Eglise célèbse fête le 30 novembre.

ANDRÉA (Jacques) est surtout cooau par la part qu'il prit à l'établis^ sèment de la Formule de concorde de TEglise luthérienne. Il a été un théologien savant, aetiiE, doué d'un remai'quabte talent d'organisation et d'une grande autorité morale. Il naquit en 15^ à WaiUiagea, dans le Wurtemberg, où son père était maréchal ferrant. Il fit ses éiiAd» à Tubingue et devint d'abord pasteur à Stuttgard. Après avoir rempU^ depuis 1553^ les fonctions de surintendant à Gœppkigi^n, introduit ou consolidé la Réformation dans quelques contrées voisines,, accompagné le duc Christophe à diverses diètes et assisté au colloque deWorms, il fut envoyé à celui de Poissy, mais arriva trc^ tard pour participer aux discussions. Nommé professeur à Tubingue et chancelier de cette université, il fut invité: à plusieurs reprises à servir de médiateur et. d'arbitre dans des querelles Ihéologicpias. En 157^, U fit une tournée d'inspection dans le comté de Montbéliard, qui dépendait alors du Wurtemberg. Le duc Christophe, affUgé de la division qui régpait dans l'Eglise d'Allemagne, où l'on ae disputait sur plusieurs doctrines avec une aniittosité de jour en jour croissante,, ehai^gea Andréa) de fedre une J;eQitative de condlialion. Andrée fit à ceit eSsIt da

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