‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 136 sur 226 · ANJOU — ANNE · texte numérisé non relu

ANJOU — ANNE

voyez Bèze, Hist, ecelés.; Ern. Mourin, La Réforme et la Ligue en Anjou, 1856.) E. Arkaud.

ANNAT (François), jésuite, né à Rodez en 4590. On prétend qu'il s'appelait Canard (en latin anas). D devint provincial de son ordre et fut pendant seize ans, depuis 1654, le confesseur indulgent de Louis XIV; il mourut à Paris en 1670. Le P. Atinat employa son crédit à obtenir d'Innocent X la condamnation des Cinq Propositions et con» sacra son érudition à combattre le miracle de la sainte Epine {Le Rabatjoie des Jansénistes, P., 1656, in-^®) et à réfuter les premières Provinciales {La Ronne Foi des Jansénistes en la Citation des Auteurs, P., 1656, in-4o). C'est à lui que Pascal adressa, comme réponse, sa dix -septième et sa dix-huitième Lettre, Ses opuscules latins sur la grâce ont paru à Paris en 1666, en trois volumes in-4*».

AlfNATES {Annatx, annalia, annum vectigal vacantis beneficii), Od désigne sous c^ nom le revenu annuel ou, pour dire plus juste, une certaine.portion du revenu annuel d'un bénéfice vacant, redevable au Saint-Siège. L'origine de cette redevance est très-ancienne. Dès le sixième siècle, les canons de l'Eglise autorisaient les évèques et les abbés à percevoir la moitié ou même la totalité du revenu de la première année des bénéfices qu'ils conféraient aux prêtres ordonnés par* eux. On désignait aussi o^t impôt sous le nom de servitia communia, qui devait déguiser sans doute ce qu'il pouvait avoir de blessant pour la délicatesses: de celui qui en jouissait. A mesure que la papauté, de plus en plu^ considérée comme la source exclusive des grâces dans l'Eglise, confis — quait à son profit le droit de l'ordination épiscopale, elle réclama aus^ j celui de percevoir les annates de tous les bénéfices vacants. En Italie* ^ en Allemagne et dans d'autres pays, ce droit lui fut accordé dès le qu^-torzième siècle; en France, elle le reçut par le concordat cx)nclu à Bologne, en 1516,entre François I^^ et Léon X. Les efforts des conciles pour réformer cet abus et remplacer les annates par un subside fixe restèrent absolument infructueux ; ce n'est que de nos jours que le Saint-Siège s'est vu contraint de renoncer à ce privilège. En France, le décret do 4 août 1789 a supprimé les annates. Dans les autres Elats catholiques, les gouvernements les ont remplacées par des taxes fixées et cx)nsenties, d'accord avec la chancellerie romaine, à titre de remise gracieuse, selon l'importance de l'évêché ou de l'abbaye à pourvoir (voy. l'article Bénéfices). — Thomassin, De veter, et nova Fccles. disciplina, III, 1. U, c. 56; Alexander, IJist, eccles,, saec. XV et XVI, diss. IX, De annaiity art. 3.

ANNE [Khannâh, "Awa]. — 1» Femme d'Elkana et mère de Samuel (1 Sam. I; cf. Il, 21). — 2» Femme de Tobie (Tob. ï, 9; II, 1, 19). - 3° Veuve âgée habitant Jérusalem, fille de Phanuel, le prophète, qui « trouvait au temple lorsque Marie vint y présenter l'enfant Jésus, dans lequel Anne reconnut et salua le futur Messie (Luc II, 3(i).

ANNE ('Avva; dans le Nouveau Testament, 'Avavoç dans Josèphe, deux transcriptions grecques du même mot hébreu Khan an), nom d'un grand prêtre juif, contemporain d'Auguste et de Tibère et chef d'une nombreuse et riche famille sacerdotale, dont l'influence fut long-

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