‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 139 sur 226 · ANNÉE SABBATIQUE — ANNONAY · texte numérisé non relu

ANNÉE SABBATIQUE — ANNONAY

ANNÉS SABBATIQUE (é68s(jLaTtxbç ou oa6(aTixb(; ivtouTbç. Jos., Anl.^ IV, 10). La législation mosaïque, pour augmenter la fécondité du sol palestinien^ avait prescrit (Lév. XXV, 1-8) que chaque septième année serait une année de chômaf^e tant pour les champs que pour les vignobles. Ce qui poussait naturellement des grains de la moisson précédente ou des ceps non cmondés était considéré comme bien commun. L*agriculteur étant privé de son revenu, cette année-là, les créanciers ne devaient pas non plus poursuivi'e le recouvrement de leurs créances (Deut. XV, 1 ss.); d'après le Talniud, toutes les dettes devaient être complètement acquittées. C est à tort que Ton a prétendu que les esclaves d*origine israélite étaient libérés dans Tannée sabbatique. Les passages Exode XXI, 2; Jérém. XXXIV, 14 ss. disent que cet affraochissement devait tivoir lieu d'une manière régulière la septième année de Tesclavage (cf. Josèphe, Ant., XVI, 1). L'institution de Tannée sabbatique n'a guèi*e été observée qu'après l'exil (Néh. X, 31 ; 4 Uaco. VI, 49, 53); si elle avait des avantages incontestables au point deTue agronomique, elle ne présentait pourtant pas le pays de la famine (1 Macc. VI, 49, 53; Jos., An(,, XIV, 16).

ANNONAT. Les premières prédications de la Réforme furent faites dans cette ville dès 1528 par un cordelier, docteur en théologie, nomnié Etienne Machopolis, qui avait eu le privilège d'entendre Luther luimême en Allemagne. Il s'éleva tant en public qu'en particulier contie les superstitions de TEglise romaine, notamment contre les reliques des saintes Vertus, qui étaient en grande vénération dans la ville. Bientôt obligé de fuir, il eut pour successeur un moine du même ordre, nommé Etienne Renier, « qui, dit Bèze, fit encore mieux; à raison de quoi étant emprisonné, il persévéra jusqu'à la fin, scellant la vérité de son propre sang à Vienne, où il fut brûlé vif avec une singulière constanœ. Après lui continua le maître des écoles du lieu, nommé Jonas, honina de grande érudition et piété, lequel, ayant fait en prison bonne et entièn confession, en fut retiré par le moyen de quelques amis; de quoi étant iirité, l'archevêque fit saisir et conduire k Vienne environ vingt-cinq personnes, où quelques-uns moururent de langueur et mauvais traitements, étant les autres fmalement délivrés par une manière de grftoe, en payant certaines amendes. » En 1539, on sévit plus sévèrement cootif Andrt'î Bertholin qui, se rendant à la foire de Lyon et n'ayant pas voulu s'agenouiller devant une image, fut brûlé vif à Annonay pour ce seul motif. Quelques années plus tard (1546), François d'Ang}', arrêté à son retour de Genève, fut également brûlé vif. Le bienheureux martyr fit une mort triomphante. « Courage, mes frères, s'écriait-il sur le bûcher, je vois les cieux ouverts et h». Fils de Dieu qui s'apprête pour me recevoir. » Paroles qui encouragèrent à tel point les assistants que plusieois d'entre eux confessèrent sur l'heure et tout haut leur foi, et que quatorze ans plus tani lu Réforme étoit dominante dans la ville et dans les environs. A dater de cette époque les événements se succèdent rapidement. Le 0 mars 4561, les sacramentaires abattent toutes les croix de la ville et des faubourgs ; le 15, ils renversent les autels, brûlent les images des églises et font prêcher leur ministre sur la place publique. L*anDée

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