ANTOINE — ANTONIN
christianisme en Afri<jne, il so rendit auprès de François d'Assise, <pii Ten^gea à étudier la théologie; il enseigna ensuite cette science dans phisieurs couvents de France et d'Italie. Plus tard il se voua à la prMiration ; il produisait des impressions profondes, quoique passagères, sur les foules ([ui Técoutaient ; il ne ménageait ni les grands ni le clergé; un instant il ébranla même le farouche et incrédule tyran Ezzelin de Roniana; aux prêtres il reprochait de vendre les choses saintes; en revanche, il convertit quelques Cathares. Il était si ardent à remplir sa mission qn'un jour, les hommes refusant de Tentendre, il prêcha, suivant la légende, aux poissons, comme saint François avait prêché aux oiseaux. Dans son Ordre il voulait la rigide observation de la règle de la pauvreté, tandis que Elie de Cortone, le deuxième maîtregénéral, demandait <pie cett^» sévérijé fût mitigée. Il obtint du pape la destitution d'Elie, mais dès 1236 celui-ci fut réélu. Antoine était mort dès 1231 à Padoue, après avoir été pendant quehjue temps provincial de la Romagne. L'année après sa mort il fut canonisé. A Padoue on bâtit en son honneur une église magnilicjue; son mausolée est une œuvre d'art aussi belle que celui de saint Dominique à Bologne; les traités mystiques et ascétiques, au contraire, qu'il a laissés, sont de peu d'importance (publ. à la suite de ceux de saint François, c^. Wadding, Anvers, 1623, 4**). Les sermons (ju'ona imprimés sous son nom,
ne sont que des canevas. Ch. Schmidt.
ANTOINE DE BOURBON, roi de Navarre. Voyez ïhmrbnm (les).
ANTON (Paul) [1661-1736], l'ami deFranckeet son collègue à l'université de Halle, fut l'un des représentants scientilufues les plus distingués du piétisme naissant. Son soin constant fut de rompre avec les traditions de la scolastique protestante et de doimer à l'enseignement de la théologie un caractère pratique. Son cnllngium nntitheticmn ^ publié par Schwentzel en 1732, montre sous (juel aspect nouveau il envisageait la polémi([ue: la source de l'hérésie, d'après lui, doit être cherchée dans le cœur, bien plus qutî dans la raison. Anton était animcj d'une piété saine, zélée et compatissante (voyez : Dcnkmal des Hcn*n Paul A ntoîi dans la Sammtnmj ausnrlesp.nrr MatP7Hcn zum Bau des Reirltps Gottes, Halle 1731).
ANTONIN LE PIEUX (Titus Aurelius Fulvius Antonius), empereur romain, adopté par Adrien, lui succéda et régna de L38 à 161. Son règne fut un des meilleursde l'histoire. Il s'écoula paisiblement et m^ prési*nte pas dt; faits saillants à mentionner. La christianisme prit sous Antonin une rapide extension. Lui-même, a[)rès avoir entendu l'apologie de Justin martyr, protégea les chrétiens et déùmdit de rien innover contre eux. Il ne considérait pas leur culte connue illégal. L'administration d'Antonin fut à bien des égards ce (ju'aurait été celle d'un empereur chrétien ; il évita toujours la guerre, et il alla juscju'à fonder des orphelinats de jeunes filles. Il mourut à Loriumen 161, après avoir adopté Marc-Aurèle et l'avoir désigné pour son success^nn*.
ANTONIN (Saint) de Florence où il naquit et mourut (1389-1459). Jean Dominici, des Frères prêcheurs, l'admit dans (;et ordre à seize ans, quoi(iu'il eut exigé, dit-on, que le jeune postulant sût par cœur