‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 150 sur 226 · ANTONIN — AOSTE · texte numérisé non relu

ANTONIN — AOSTE

le Décret de Gratien, Nul, en tout cas, ne se pénétra mieux de Tesprit de c*e recueil apocryphe. Nommé archevêque de Florence j)ar Eugène IV (1446), il resta dominicain sur son siège, aussi zélé pour la suprématie papale que ses prédécesseurs (voyez Zarobdla) l'avaient été pour la liberté de TÉglise. « Quelques-uns ont cru, avoue la Vie d£s Samts, qu'il pouvait avoir porté trop loin Tautorité du pape. » Ses services ne furent pas méconnus. Nicolas I*"' interdit tout appel de ses jugements. Pie 11 assistant, contre Tusage, à s(^s [obsèques, accorda le jour même une indulgence de sept ans à qui visiterait son tombeau, et soixantetrois ans plus tard Adrien Vile canonisa. 11 a laissé deux grands ouvrages souvent imprimés aux quinzième et seizième siècles : la Sttmma histoinalis ou Chronica tnpartita, compilation inexacte et peu judicieuse des principaux événements depuis^ Torigine du monde jusqu'en Tannée 1458, et la Surmna Meo/o^/ca, arsenal où plusieurs défenseurs du sacerdoce, ont puisé des armes contre TEmpire. Aussi le P. Mamachi Fa-t-il réédité à Venise en 1751. Sa Summa confessionalis ou Manuel à t usage des Confesseurs, imprimée dès 1473, embarrasse quehpie peu ses panégyristes à cause de sa morale singulièrement accomodante. Citons enfin, parmi ses nombreux opuscules, des Notes sur la donation de Constantin et un Traité sur F excommunication, Antonin assista au concile général convoqué par le pape Eugène IV ù Florence, et prit une part importante à la discussion du projet d'union entre l'Eglise latine et TEglise grecxiue. Il se lit remarquer aussi par sa bienfaisance et par le dévouement qu'il montra pendant la peste de 1448 et le tremblement de terre de 1453 (voy. Act, /ML, I, p. 311 ss.). P. Rouffet.

ANVERS [Andoverpis, Antverpia, Antwcrpen, anc. ail. Antorf\. Saint-Amand (f 647) est donné comme le premier apôtro de ce paj^, où saint Eloi, évêque de Nimègue et de Tournai, parait avoir ensuite prêché l'Evangile. L'évêché, sulfragant de Malines, fut créé en 4859 par Granvelle pour combattre la Réforme {Gallia, V), et supprimé en 1801. L'église de Notre-Dame, bâtie en 1422, achevée en 4518, fut incendiée en 1533; la tour et le chœur avaient été seuls épargnés. Le 19 août 1566, elle fut pillée par les Gueux; Marnix lui-mènie blâma cet acte de violence. Le premier synode des Eglises Avallonnes se réunit à Anvers le 26 octobre 4566; Marnix y obtint Tadliésiou des Eglises au calvinisme, et leur fit adopter la confession belge. .\ih vers, assiégée en 1584 par Alexandre de Parme, et défendue par Marnix, capitula le 17 août 1585 (voy. B)*ief récit de l'estat de la vilk d'Anvers, etc., 1585, dans les œuvres de Marnix). Cette ville est célèbre par les travaux de Timprimeur Plantin (f 1589) et par les institutions scientifiques qu'y fondèrent les jésuites, ainsi que par beaucoup de belles publications (voy. Mertens, Gesck. van Anfw. 2 vol.).

AOD f É houd, 'A(j)c], juge d'Israël, originaire de la tribu de Benjamin, tua le roi des Moabites Eglon aucpiel les Israélites étaient restés assujettis pendant dix-huit ans, défit les Moabites sur le territoire d'Ephraîm et assura par là à ses concitoyens le repos pendant quatre-vingts ans. (Juges m, 15-30).

AOSTE. Cette capitale (F une des plus jolies vallées alpestres se

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