APELLES — APHEK
APELLES, disciple do Marcion, vivait à Ronio à la lin du second siècle. ff/influence des systèmes gnostitjiies qu'il subit pendant un séjour à Alexandrie et l'ascendant qu'avait su prendre sur lui une vierge, (\uï «e disait inspirée, du nom de Philumène, ramonèrent à apporter à la doctrine de son maître (pioliiuos modifications importantes. C'estàtort que Tertullion {Prxsm'pt, hivrefir.^c,^) suspecte sa moralité; elle est suffisamment attestée par le docteur orthodoxe Rhodon (Euseb.; Ilist. eecl.j V, 13), son adversaire, qui en parle comme d'un homme (pii jouissait de l'estime générale. Apolles n'enseigne pas comnuî Marcion Texistence de deux principes actifs et coéternels; il admet un seul Dieu, cause de soi-même et souverainement bon. Au-dessous de lui, il place un nombre indéterminé d'anges ou d'esprits, principes personnels de la révélation divine. Tels sont, en particulier, V angélus indt/UiSy créateur du monde et des justes, et Vangeius igjieus^ créateur des méchants et tentateur des bons. Le premier, qui répond au Démiurge, après avoir créé le monde, fut saisi de remords à la vue des imperfections et des maux sans nombre qu'il renfermait, et obtint par ses prières que Dieu envoyât son Fils sur la terre, afin de corriger son œuvre. D'après Apolles, ce n'est pas la matière,' substance aérienne créée par l'esprit supérieur, mais la chair, <i?uvre de l'esprit du feu, qui est le siège du mal. Aussi Jésus-Christ a-t-il eu, non comme le voulait Marcion, un corps apparent seulement, mais un corps formé, comme celui des ang(»s dans l'Ancien Testament, de la matière pure, empruntée aux diverses couches aériennes qu'il a traversées en descendant sur la terre, et dont il leur a restitué les éléments en remontant au ciel. L'auteur des Philostiphoftmena (X, 20) cite deux ouvrag(»s d'Apelles, l'un, intitulé ox#€pw7£tç, qui contenait une exposition dtî la doctrine révélée à lui par Philumène ; h» second, TA'kz'^t7[j.z% destiné à reU*ver les contradictions de l'Ancien Testament. Apelles entendait se résorvt;r le droit défaire un triage dans les écrits scripturairos <[ui, d'après lui, n;nfermentdes éléments divins et d'autres, inspirés par Tesprit du feu. Jérôme (Proœm» adMatth.) et Bède (Init. comrnenfar. in Luc.) parlent, à tort sansdoute, d'im Evangelium Apeflis. Rhodon dit que, dans sa vieillesse, Apelhîs, désabusé des spéculations gnostiquos, est revenu à la simplicité de la foi chrétieime, tout en avouant (piMl se sentait incapable d'en démontrer seientifi(iuementlavérité(voy.Epiph., Hœres., ^i ; Xu^iisi'iu, Hœres, ^3 ; Eusèbo, HJsf, prcL, V, lîî ; Noander, Kirrhengeach . \. p. 53S, ss.
APHEK TAfèqâ, lieu fort, citadelle]. — 1. Ville du Liban, attribuée par le livre de Josué (XIll, 4 ; XIX, *M)) à la tribu d'Asser. Ell(» se trouvait aux sources du fleuve Adonis et était célèbre j»ar son temple de Vénus. Le temple fut détruit par ordre de Constantin (Eusèbe, Vita Conxf.. 3, o5;Sozomène, 11, .")), mais la ville a cons<Tvé son nom jusqu'aujoiu'd'hui. Afka est située au mili(Mi des montagnes, sur la route de.Byblos à Baaibek. Elle domine un amphithéâtre d(» verdure au fon<l duquel bondit le \ahr Ibrahim (Adonis), au milieii des pins et des noyers. D'un coté se trouve la grotte d'où sort le fleiive, de l'autre, sur une plattvforme, on aperçoit les ruines du trrnple (Socin, Guide en /*a/esfin(\ p. 3*39). L(s Grecs avaient attaché à cet endroit le mythe