APOLOGÉTIQUE — APOSTASIE
hœfe zum Glauben oder dos Wunder des Chrisfenthums im Einklanye mit Vernunft u, Nattir, 1850-51, 2 vol., etc.), ont trouvé des apologistes ingénieux et abondants. Parmi les défenseurs du christianisme les plus récents, nous citerons Àuberlen (Die gœttliicke Offenbanmg, 18()l-6't, 2 vol.), qui part des faits énoncés dans lesépitres de saint Paul communément regardées, même par la critiijue la plus avancée, comme authentiques, et de là remonte à ceux que rapportent les Evangiles, le^ prophètes et les écrits attribués à Moïse, pour prouver la réalité de la révélation ; M. Luthardt (Apologefische Vorlrxge ûher die Grundivaht'heilen des Christenfhunis, 1864 ; id. L-eber die Heihwahrheiten desChristenthums, 1867), (|ui, se basant sur les contradictions de notre être, remonte pour les résoudre, directement à Dieu, à la révélation, à la personne de J.-C. et au développement du salut dans Thumanité ; M. de Zezschwitz (Die Apologie des Christenthums nach Geschichte u. J^hre, 1866), qui, par une méthode heureuse, mêle la preuve interne et le témoignage historique et démontre que la meilleure justification du christianisme (»st son histoire, en particulier cMe de son avènement ; il examine, à Taide de textes habilement choisis, si le monde pouvait se passer de la religion de Jésus, et, après avoir analysé les systiîmes par les(|uels on prétend la remplacer, il en appelle à la conscience et fait conlirmer par son témoignage la vérité des doctrines fondamentales de TEvangile; yi.DaHitzsch (S f/stern dei' chriitlichen Apologetik^ 1869) suit une marche inverse. Il montre d'abord (jue le christianisme, dans son essence, est identiciue avec le témoignage de la cx)nscience humaine, réfutant ainsi la part d'erreur et conlirmant la part de vérité de toutes les religions et de toutes U»s philosophies humaines ; il établit ensuite la réalité historique du christianisme avec sa préparation dans l'Ancien Testament et son accomplissement dans Thistoire deTEglisc; M. Erbrard (Apoiogelik, Wissemchnftliche Hechtfertigung des Christenthums^ 1874, 2 vol.) adopte le même plan, en s'appliquant d'une manière particulière à relever Terreur de la théorie de Darwin et de tousU^s systèmes (|ui mettent en péril la liberté de Dieu ou celle de Thomme ; enfin les ouvrages de MM. Held (Jésus der Christ, 1865), Dùsterdiek {Apologefische Beitnvge ^ 18()5), Stcîinmeyer (Apologefische Beifrasge, 1871), Baumstark (Chrisfliche Apolugetik auf anfhropologischer Grundlage^ 1872), Grau (Ursp?*ûnge u. Zielunserer Culturenfwicklung , Eine Apologie des Chrisfenthums vomSfandpuukt der Vœlkerpsychologie, 1864. 3* édit., 1875), etc., etc. I^ théologie catholiiiue allemande a produit deux ouvrages d'apologétique (|ui ne sont pas sans valeur, r^lui de Drey (Die Apologetik als wissenschaffliche Nnchweisung der Goftlich^ keit des Chrisfenthums in seiner Ercheinung, 1838) et celui de Hcttinger (Apologie des Christenthums, 3" édit., 1861), 2 vol.), ainsi qu'une l)onne histoire de l'apologétique de }ll.^Um^ev (Geschichte der opoiogetischen u. polemischen Liferatur der chrisfL Théologie^ 1861-67, 5 vol.).
F. LiCIlTENBEBOER.
APOSTASIE, APOSTAT. Au sens étymologique du mot, apostasie se dit de l'acte qui consiste à se tenir à l'écart, et plus spécialement à s'écarter d'une opinion que Ton avait suivie jusqu'alors: d'où l'idée