‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 159 sur 226 · APOTRES — APPEL · texte numérisé non relu

APOTRES — APPEL

fondamentale de TEglise. En revanche, les partisans du réveil dit méthodiste, suivant , sur ce point comme sur d'autres , les traces du non-conformisme anglo-américain, n'ont attribué que peu de valeur à un symbole où la nature et Toeuvre du Christ ne sont pas nettement définies , où la voie du salut n'est pas même indiquée, et où toute la partie subjective du christianisme (justification, régénération, sanctification, communion avec Dieu) est presque entièrement passée sous silence. Dans les pays de langue française, les Eglises libres nées du Réveil ne font en général aucun usage de ce document. Mais c'est dans un camp tout différent que le symbole des Apôtres a trouvé ses prin* cipaux adversaires. Le libéralisme moderne, ennemi du surnaturel, s'est récemment élevé avec force contre la place donnée au Credo dans les liturgies protestantes. De là une controverse qui, après avoir éclaté d'abord en Allemagne, vers 1845 {Amis des lumières)^ n'a pas tardé à se propager en Suisse et en France. Par suite des efforts des libéraux, l'usage liturgique du symbole a été rendu facultatif dans deux ou trois Etats de l'Allemagne , dans quelques cantons de la Suisse , et dans plusieurs consistoriales de France. Mais les orthodoxes défendent en général avec ardeur ce monument dans lequel l'ancienne Eglise a consigné sa foi en un rédempteur surnaturel , et sans nier que ce vieil édifice présente quelques fissures , ils se montrent peu disposés à l'abandonner avant d'avoir pu transporter le trésor qu'il renferme dans un édifice nouveau, mieux abrité contre le vent du siècle. — 5owree5; Les diverses relations du Credo ont été recueillies dans les collections de Walch Bibliotheca symbolica vêtus, Lemgovi , 1770 ; d'Aug. Hahn, Bibliothek der Symbole und Glaubensregeln der apostolisch. kath, Kirche^ Breslau, 1842; de Heurtly, Harmonia symbolica, etc., Oxford, 1858, et deC. L. Caspari, Ungedruckte, unbeachtete und wenig beachtete Quellen zur Geschichte des Taufsymbols wn^f (/erG/aM6ewsre^e/,3]vol., Christiania, 1866, 69 et 75. L'histoire du symbole a été étudiée dans une foule d'écrits. Nous nous bornerons à citer les anciennes dissertations latines de Vossius, Amst., 1642; Usserius, 1647; Witsius, 1697; King, 1706; J. B. Riesling, Lips., 1753; les mémoires français récents de MM. A. Brisset, Strasb., 1831,)Bonnefon, Montauban, 1858; Kayser, Revu>e de Théologie de Strasbourg, 1855, p. 153; Grawitz, Montpellier, 1864; et Yiguié, Nimes, 1864; sept conférences de A. Coquerel fils, ffistoire du Credo, Paris, 1869; enfin et surtout les savantes monographies de M. Michel Nicolas, Symbole des Apôtres, Paris, 1867; et de M. Swainton, The Nicene and Apostles Creed, Lond., 1875.

P. Chaponnière.

APPEL. Il y a lieu de recourir à l'appel lorsqu'on croit que la sentence a été mal rendue quant au fond, et qu'un autre juge prononcera différemment. Nous allons parler successivement de l'appel au pape, au futur concile, et de l'appel comme d'abus. — l"* Appel au Pape, Jusqu'au quatrième siècle, il n'est pas question de la supériorité de puissance ou de juridiction de l'évêque de Rome. Les lois ecclésiastiques émanent, soit des empereurs, soit des conciles. Aucun évêque ne reconnaît tenir son évêché de la faveur du siège apostolique , mais

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