ARCHÉOLOGIE — ARCHEVÊQUE
moyen âge on ne revient pas seulement aux principes et au goût du monde anti(iue, Tart, s'émancipant de la tutelle de TEglise, devient de plus en plus l'expression d'idées personnelles; il n'est plus de préférence au service du culte; à partir de ce moment il cesse d'être du domaine de l'archéologie. Ch. Schmidt.
ARCHER ou L'archer (Jean), né à Bordeaux en 1516, avait fait de fortes études. Aussi, au lieu de devenir, comme il y semblait destiné, curé de quelque village de Guyenne, on le trouve transporté de bonne heure en Suisse et exerçant, en 1543, les fonctions pastorales à La Neuveville, dans le pays de.Bàle. En 1552, il passa dans le comté de Neufchàtel en qualité de pasteur de Cortaillod et, toujours sous l'influence de ses souvenirs de jeunesse, il lit imprimer à la même époque, àfiàle, un gros volume in-folio contenant le recueil de : Canons de tous les conciles jusqu'au pontiiicat du pape Eugène IV (1431). Les pasteurs, ses collègues, ne goûtèrent nullement cette publication et il fut obligé d'en faire une sorte de réti*actation sous le coup des critiques amères qu'elle avait suscitées. Ce n'était cependant pas qu'il fût encoreattaché aux doctrines romaines, mais il joignait à une conduite pure et sévèrç un esprit indépendant et difficile. Sébastien Castalion lui avait inspiré une estime particulière et l'amitié qu'il ne cessa de témoigner à ce théologien condamné par les réformateurs de la Suisse, le desservait fort auprès de ceux-ci. Il quitta brusquement sa chaire en 1563 pour accepter celle de Héricourt, dans le comté de Montbéliard, et il eut r honneur de rendre la réforme définitive dans ce pays. Mais il y prit aigrement part aux luttes religieuses qui l'agitèrent, soutenant d'un zèie fougueux les luthériens contre les calvinistes, et garda un rôle actif dans les polémiques jusqu'à la lin de sa vie, en 1588 (voy. France protest, ^ édii. ï). H.Bobdieb.
ARCHEVÊQUE, chef ou premier des évêques d'une province ecclésiastique. C'est au concile de Nicée(Cows. /Vie, can. 6) que ce titre (ap)fte- TziTAOT.oq) purement honorifique apparaît pour la première fois; il est donné h des évêques de grandes villes (ai xpû-ai, primas j fjLYjTpcTrà- Xeiç) qui jouissaient d'une considération particulière. Il fut réservé d'abord à ceux des dignitaires de l'Eglise qui avaient sous eux plusieurs métropolitains ou évêques (Isidorus, EtymoLy lib. VII, c. 12 : Archiepiscopus grxco dicitur vocabulo, quod sit summus episcopof*umj tenet enim vicem apostolicam etprxsidet tam metropolitanis quam ceteris episcopis). Plus tard il fut étendu à tous les métropolitains et, en Occident, devint la dénomination usuelle. L'étendue des droits archiépiscopaux a varié. Les évêques, au moyen âge, étaient considérés comme les simples suftragants des archevêques, « quia suffragantur Arckiepiscopo in officia episcopah ». Bien qu'ils eussent la même puissance spirituelle et la même dignité pontificale que les évêques, les archevêques avaient le droitde confirmer leurélection, de les consacrer, de leur faire observer les canons et les constitutions de l'Eglise, de leur demander des rapports, et même de les citer en personne devant leur tribunal, d'inspecter leurs diocèses et leurs séminaires, de conférer les bénéfices au cas où les évêques auraient négligé d'y pourvoir