‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 171 sur 226 · ARGOVIE · texte numérisé non relu

ARGOVIE

de Tautorité lui ôte toute sympathie et toute intelligence pour les affaires d 'Ëglise. Aussi T Argovic est-elle sans doute encore destinée à bien 'des luttes, chaque parti voulant dominer et aucun n'étant assez puissant fpour faire taire l'opposition. — La constitution du 11 mars 1852 coc- . tient les articles suivants : 4. — Pour être admissible à une fonction étaibliepar lacx)nstitution, il faut être laïque. 12. — La liberté de conscience est inviolable. Le culte catholique et le culte é^-angélique réformé son garantis. L'exercice illimité du culte est garanti aux adhérents des deux cultes. Les paroisses ont le droit de triple présentation pour ta nomination à leurs pasteurs. Les décrets et les rapports des deux cultes à regard de l'Etat sont déterminés par des lois protectrices, .et, pour ce qui concerne le culte catholique, par les concordats voulus. Il y aura rachat autant que faire se pourra et le plus tôt possible et attribution i l'Etat de tous les droits de coUature qu'il n'exerce point, à l'exception de ceux exercés par les communes sur les bénéiices locaux. L'état de la fortune des deux Eglises sera constaté par actes autlientiques. 53. — Le conseil exécutif a la hautesuiTeillance des administrations des Eglises, des bénéfices ecclésiasti(}ues et des confréries, ainsi que des fondations. Par l'art . 82, le conseil communal est chargé de l'administration des biens d'Eglise. Le recensement de 1870 constate en Argovie une population de 188,873 Iwbitants dont 107,703 réformés, 89, 180 cathoH- -ques, 44^ membres de sectes chrétiennes et 1,541 israéUtes. Les catholiques dépendent de l'évéque de Bàle dont la résidence est à Soleure. Ils ont été fort éprouvés par la passion populaire. Les couvents ont été supprimés en 1841 ; il y en avait à ce moment six, deux d'hommes et quatre de femmes, peuplés d'environ 180 personnes et possédant une fortune évaluée à 7,248,171 fr., sans compter les revenus médiats. Depuis quelques années, le mouvement vieux-catholique a pris dans le pays une importance assez considérable. L'absence de documents officiels ne permettra pas jusqu'au prochain recensement (1880) de ■citer des chiffres authenticjues. En tous cas, ils doivent être assez nombreux, et la petite ville d'Olten est le centre de leurs réunions. C'est là encore que tout récemment l'Eglisi^ chrétienne catholique suisse a procédé à l'élection de son évéque. L'Eglise réformée est divisée en deux chapitres ou décanats. Le chapitre d'Aarau et Zofmgue avec 23 paroisses, 25 pasteurs et 2 auxiliaires, et le chapitre de Lenzbour^' et Hrugg avec 25 paroisses, 25 pasteurs et 2 auxiliaires. Les autorités ecclésiastiques sont : l"" le chapitre général du clergé réformé dont le caractère est purement consultatif; 2^ le conseil ecclésiastique compost* d'un membre du gouvernement président, de trois ecclésiastiques et de trois laïques ; 3"^ les classes ou chapitres, ayant chacun à leur tète un doyen nommé par le gouvernement. Paire des visitations dans les paroisses est la principale tâche des fonctionnaires des classes ; 4"* le conseil de paroisse, composé du pasteur et des autorités municipales de la paroisse. A ces anciennes autorités est venu se joindre depuis quelques années un synode mixte, qui, le 1*"' septembre 1869, a décidé par 87 Toix contre 42 de modifier la liturgie dans le sens libéral. Les pasteurs sont nommés, dans la plupart des paroisses, par le Conseil

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