ARISTIDE — ARIST0TEL18ME
tyre de Donys TAréopa'îitc à Athènes était l'apporté dans ce livre ; Etienne Le Moyne (Var. Sacî\j Leyile, IG80. in-i**, II, 153 ss.) a vu dans un autre martyrologe romain ((u'Aristide enseignait dans sok apolojjfie « (fue Jésus-Cln'ist est le seul Dieu ». Cet important ouvrage"^ est perdu, bien ((ue des moine recs aient assuré à un voyajj^eur (de la Guilletière, Athènes anc, et nouv., P., 1075, in-S**, p. l'irÔ) <pi'il était conservé au couvent de Médelli (Pentéli ?), à six milles d'Athènes.
AAISTOBTJLE, juif alexandrin, de race sacerdotale, précepteur de Ptolémée Evergéte, prédécesseur de Philon, s'occupa comme lui de spéculations philosophiques sur la création et les%rapports du mondo terrestre avec le monde divin (Eusébe, Pnvpar, evanf/,^ ()07). Son exégèse allégorique s'appliquait aux livres sacrés des Juifs comme aux poèmes des païens (les Mythes orphiques entre autres), dans lesquels il prétendait retrouver les doctrines hébraûpies. Quel<|ues auteurs (Lutterbeck, .V. T. Lehrleiiriff^ I, p. 407 ss.) lui ont attribué le livre apocryphe connu sous le nom de la Sagesse de Salomoîi,
ARISTOBDLE I et II. Voyez Asmonéem,
ARISTOTÉLISME. Au premier siècle de Tère chrétienne, la doctrine dWristote ne conq)tait ([ue peu d'adhérents dans les écoles de philosophie, et l'Eglise naissante devait éprouver encore moins de sympathie pour elle (jue le pagîinisme. Cette doctrine cependant était spiritualiste ; si Arislote voit partout les êtres composés de deux éléments irréductibles, la matière et la forme, ce (jui impli(]ue le dualisme, l'élément [jrimordial est en définitive la forme, c'est-à-dire la pensée. De plus, Aristote cond^at le polythéisme ; de l'observation des choses sensibles, il s'élève à la notion de l'intelligence pure, être uni(|ue, absolument indépendant, logiquement antérieur et supérieur au monde, seul digne d'être appelé le Bien ou Dieu. Mais une telle notion de l'intelligence pure est , chez le Stagirite, fort abstraite et subtile : Dieu est la penst'e se pensant elle-même, n'ayant d'autre substance et d'autre objet ((u'elle-mêrncî ; « sa pensée est la pensée de la pensée» {Métaph.^\U,^3); un acte plutôt qu'un être pensant, et un acte si complet (]ue toutes les possibilités ou puissances y sont réalisées et (ju'il demeure toujoure identi(jue, invariable. Cette pensée, absorbée dans la contemplation d'elle-même, ne pense pas le monde, ne le porte pas dans son intelligence, elle ne s'abaisse pas à gouverner les choses ; l'ordre universel résidte d'un élan spontané qui porte tous les êtres vers le mieux, vei*s le Bien; Dieu est le régulateur universel, ouplutùt le but immobile, et la naUu'e entière obéit ù une impulsion nécessaire qui amène cha<]ue degré, de l'échelle des êtres vers le degré immédiatement supérieifr, depuis le minéral jusqu'aux constellations, qui sont plus rapprochées que nous de la divinité. Le divin se retrouve donc partout (Ethic. Mcom, 7, 14), mais dans une mesure partout diverse, dans la mesure où chacpie être a accompli son mouvement ascensionnel de l'enveloppement à l'état épanoui, de la possibilité à la réalité, de la matière à la forme, de la nature à l'esprit. Dieu et le monde, éternels tous deux, sont distincts mais inséparables, comme la perfection et le perfectionnement ; en d'autres termes, le système d' Aristote est un panthéisme rationnel; le