ARLES — ARMEE
bre. Son nom a été donné au onzième siècle à Té^lisc Saint-Etienne, célèbre par son cloitre. L'évéque Marin parait avoir présidé le célèbre concile d'Arles, ce « concile général des Eglises de TOccident », ((ui fui convo(fué par Constantin et réuni en 314. II fut fréquenté par trentetrois évê(iues et se prononça contre le donatisme. On sait que le concile pria le pape rie promulguer ses décrets (voy. Mansi 11 ; Colkrf, roncil. Galliiv, 1, 1789; Hefele, 1, 170; tr. fr. I, 177). On verra ailleurs la vie des trois gi'ands évéques d'Arles, de saint Honorât, le fondateur du monastère de Lérins (7 v. 429), de saint Hilaire, son lils spirituel, qui, mort en 449, fut enterré dans réii:lise jle Saint-Honorat, élevée aux Aliscamps (Eh/sii campi), de saint Césaire (501-542). Arles doit à Hilaire un séminaire, que cet évéque avait fondé sous le nom de Congrcgalio, et à Césaire le couvent de Saint-Gésaire, ou plutôt de Saint- Jean. Sainte Ccesaria, sœur de révêcfue, donna à ce couvent la règle que son frère avait rédigée. Dès Tan 401, au synode de Turin, les évêques d'Arles et de Vienne se disputaient la primauté; en 417, le pape Zozime, en mémoire de la conversion des (îaules par saint Tropliime, nonnna Patrocle d'Arles son vicaire en Gaule, et lui donna le pouvoir de métropolitain sur la province de Vienne et les deux Narbonnaises. En 450, le conflit recommença devant saint Léon, et le pape partagea la province viennoise entre les deux archevêchés, ne laissant à Vienne que les Eglisesde Valence, de Tarentaise, de Genève et de Grenoble; en 402, le pape Hilaire reconnut Léontius d'Arles comme primai des Gaules. Depuis lors ]'archevê(jue d'Arles eut autorité sur les évéchés de Marseille, de Saint-Paul-Trois-Chàteaux, de Toulon, d'Orange, et, jusqu'en 1475, d'Avignon. En 507,Arlesfut conquise parThéodoric. Césaire sut commander le respect au vainqueur. On appelle deuxièmes concile d'Arles celui qui fut tenu en 443 ou 453; il traita de la discipline : le troisième concile fut présidé par l'archevêque Kavennius, vers 455; en 524, à l'occasion de la dédicace de la basilique de Sainte- Marie, Césaire réunit le quatrième concile d'Arles; le cinquième eut lieu en 551. On en trouvera l'histoire dans le livre de Hefele, de même que les faits du synode scmiarien de 353, de celui de 475, qui justifia les semi-pélagiens, et ceux du synode tenu en 813 par ordre de Charlemagne, de celui qui, en 1200, condamna Joachim de Flores, et du synode provincial de 1275. Arles a perdu, en 1801, le pallium et la mitre (l)uport, //. dcL'Eg. d'A., p. 1690; Gallifi,l). s. Berger.
ARMÉE chez les Hébreux. Elle^e se composait, à l'origine, ([ue d'iur fanteri(^ (Nomb. Xï, 21; 1 Sam. IV, 10; XV, 4), bien qu'ayant à lutter contre les peuples voisins quï se servaient de cavalerie (Jos. XT, 9; Jug. IV, 3; V, 22; 1 Sam. X, 18) et de chars garnis de fer (Jos. XVH, 16; Jug. 1, 19; IV, 3; V, 22; 1 Sam. XIH, 5). Cette circonstance et le théâlre souvent éloigné de la guerre déterminèrent Salomon à adjoindre à son armée de la cavalerie (fu'il distribua dans les villes <1 Rois IX, 19; X, 26) et ([ue ses successeurs renforcèrent souvent de troupes auxiliaires tirées de l'Egypte (Esaïe XXXI, 1; XXXVI, 9; 2 Rois XVIII, 24). La loi obligeait chaque citoyen au service militaire de vingt à cinquanteans (Nomb. I, 3;XXVI,2;2Chron. XXV, 5;