ARMEE
cf. Josôplie, Antiq.y III, 12, 4), mais elle admettait des exemptions (Deut. XX, 5). Une guerre éclatait-elle, chaque tribu fournissait un nombre proportionnel d'hommes armés (Nomb. XXXI, 2, ss.; Jos. VU, 3; Jug. XX, 10); l'ennemi envahissait-il brusquement le territoire, la nation se levait en masse, au son de la trompette ou par le moyen de signaux érigés sur les montagnes et de messagers envoyés dans toutes les directions (Jug. III, 27; VII, 24; Jérém. IV, 5, ss.; Ezéch. VII, 14; Jug. VI, 35, etc.). L'armée était divisée en corps de 1,000, de 100 et de 50 hommes (Nomb. XXXI, 14; Jug. XX, 10; 1 Sam. VUI, 12; 2 Rois I, 9) qui avaient chacun leur chef (2 Rois I, 9; XI, 4; 2 Chron. XV, 5). Des corps plus grands sont mentionnés (1 Clu*on. XXVII, 1, ss.; 2 Chron. XXV, 5). Le général en chef formait, avec les commandants des corps, Tétat-major et le conseil de guerre (1 Chron. XIII, 1 ss.) et avait à diriger, en temps de paix, le service du dénombrement militaire (2 Sara. XXIV, 2 ss.); toutefois, en campagne, le roi conduisait lui-même Tannée. Les milices hébraïques ne portaient pas d'uniforme et étaient obligées de s'entretenir elles-mêmes, bien que Jug. XX, 10 mentionne déjà des commissaires des vivres. Les soldats portaient les mêmes armes que les autres peuples : le bouclier oval en bois, recouvert de cuir, attaché à Tépaule pendant la marche (2 Sam. I, 21 ; Esaïe XXI, 5) et recouvert d'une housse (Elsaie XXil, 6); le casque en airain (1 Sam. XVII, 5; 1 Mach. VI, 30); la cuirasse en airain, formée d'écailles. qui couvrait la poitrine elle ventre (1 Sam. XVII, 5, 38; 2 Chron. XXVI, 14); les cuissards, également en airain (1 Sam. XVII, 6); et, comme armes offensives, le glaive à deux tranchants, attaché, dans un fourreau, à un ceinturon et porté au côté gauche (1 Sam. XVU, 39; 2 Sam. XX, 8; Ezéch. XXI, 3; 1 Chron. XXI, 27; Jug. III, 10; Prov. V, 4); la lance (2 Sam. XXI, 10) et le javelot (Jos. Vlll, 18, 26; 1 Sam. XVII, 6) en bois, garnis d'une pointe en airain (2 Sam. XXI, 16) ; Tare, l'arme habituelle de tir des Hébreux, en bois ou en airain, porté dans un fourreau en cuir (Gen. XXI, 20; 1 Sam. XXI, 3; 2 Sam. XXII, 3o; Ps. XVlll,3o; Hab.IlI, 9); les llcches, faites de jonc, étaient parfois empoisonnées (Ps. XVIU, 3; Job VI, 4), parfois enveloppées de matières inflammables et allumées (Pr. Vil, 14 ; cf. Eph. VI, 16) ; la fronde, pour l'infanterie légère, fabriquée en cuir ou d'un mélange de laine, de joncs et de poils (2 Rois 111, 25; 2 Chron. XXVI, 14; Jug. XX, 14), ser- Ifait aussi lors des sièges. La force nuniériciue de rarmée des Hébreux atteignait parfois des chiffres três-élcvés, ce qui n'a pas lieu d'étonner si Ton se rappelle qu'il s'agit de levées en masse (1 Sam. XI, 8; XV, 4; 1 Chron. XXVll, 1, ss.); pourtant certains chifTres, en particulier ceux du livre dos Chronicpies (1 Chron. XXI, 5 ss.; 2 Chron. XUl, 3; XIV, 8; XVII, 14; XXVI, 12 ss.), paraissent exagérés. — C'est sous le roi Saùl que nous trouvons les premières traces d'une armée permanente, forte de 3,000 hommes, levés dans toutes les tribus et complétés par des engagements volontaires (1 Sam. XIU, 2 ss.; 52; XXIV, 3). David suivit cet exemple. Indépendamment de la garde du corps (Krétlii, ceux qui tirent, et Pléthi, ceux qui courent), chargée de fournir, même pour les aliaires civiles, les bourreaux et les courriers royaux