ARMEE
(i Sam. XV, 13; XX, 7; 1 Rois I, 38,44; II, 25, 34; 2 Chron. XXX, 6), David organisa une armée nationale qui devait mettre sur pied chaque mois une division de 24,000 hommes pour le service actif (1 Chron. XXVII,
1 ss.). Ses successeurs conservèrent cette institution, devenue^ nécessaire depuis que les Hébreux se trouvaient à chaque instant impliqués dans les guerres que se livraient leurs puissants voisins (1 Rois IV,' 26;
2 Chron. XVII, 14 ss.; 2 Rois XI, 4; 2 Chron. XXV, 5, XXVI, 11 ss.; 2Rois I, 9 ss.). La solde des troupes était vraisemblablement payée en nature. Après Texil, Tarmcefut réorganisée sous les Machabées : des corps de troupes étrangères y furent enrôlés, de même que des Israélites acceptèrent le service militaire dans les armées égyptiennes (1 Mach. 111, 55; XIV, 32; X, 36; cf. Josèphe, Antiq., XIII, 8, 4; XIII, 10, 4; XIV, 1, 6). Hérode le Grand n'avait presque que des mercenaires dans son armée; on y voyait même des Germains (Jos., Antiq,, XVII, S, 3; B. J., II, 1, 2) ; elle combattit plusieurs fois à côté des légions romaines dont elle avait adopté l'organisation, Tarmement et la tactique (1. c). Depuis l'occupation de la Judée par Rome, Césarée, la résidence du procura- U»ur, avait une garnison romaine (Actes X, 1), qui envoyait de forts détachements à Jérusalem à Tépocjue des grandes fêtes, pour y veiller au maintien de Tordre (Actes XXI, 31 ; Jos., B. 7., II, 12, 1). — Nous n'avons que des données fragmentaires sur la manière des Hébreux de faire la guerre. On consultait la volonté divine avant d'entrer en darapagne (Jug. XX, 27 ss.; 1 Sam. XIV, 37; XXIH, 2; 1 Rois XX, 6 ss.; 2 Chron. XVIII, 4 ss.). Lorsque l'armée se trouvait en présence de l'ennemi, un sacrilice était ordonné (1 Sam. VII, 9; XIII, 8 ss.); un prêtre ou le général en chef lui-même haranguait les soldats (Deut. XX, 1 ss.; 2 Chron. XX, 20); puis les trompettes donnaient le signal de l'attaque (Nonib. X, 9; 2 Chron. Xlll, 12) (fui se faisait avec des clameurs retentissantes (1 Sam. XVll, 52; Esaie XLII, 13; Amos I, 14; Jérém. L, 42; Ezécli. XXI, 22). L'armée était d'ordinaire divisée en trois bandes, le centre et les deux ailes (Jug. VII, 1 Sam. XI, H, 2 Sam. XVIII, 2;
1 Mach. V, 33); le combat avait toujours lieu corps à corps. La trompette donnait le signal de la retraite (2 Sam. H, 28; XVIII, 16; XX, 22). Parfois on cherciiait à surprendre l'ennemi par des atta(|ues soudaines (Jug. VII, 1() ss.), par des surprises préparées avec hdbileté (Jos. VIII, 2-12 ; Jug. XX, 36 ss. ; 1 Sam. XV, 5) , en tournant les lignes ennemies (2 Sam. V, 23); on se servait, à cet effet, d'espions (Jos. VI, 22; Jug. Vn, 10 ss.; 1 Sam. XXVI, 4; 1 Mach. V, 38; XH, 26). Les camps avaient probablement'une forme circulaire (1 Sam. XVII, 20; XXVI, 5); ils étaient gardés avtïc soin par des avant-postes (Jug. VII, 19; 1 Mach. XII, 27). Les prisonniers étaient traités durement; on pillait les guerriers morts (1 Sam. XXXI, 3; 2 Mach. VIII, 27), on tuait (Jug. IX, 45;
2 Sam. XH, 31; 2 Chron. XXV, 12), on mutilait (Jug. I, 6 ss.; 1 Sam. XI, 2) ou on réduisait en esclavage les vivants (Deut. XX, 14); on éventrait même les femmes et on égorgeait les enfants (2 Rois XV, 16; VHI, 12; Esaie XIH, 16; Amos 1, 13; Osée X, 14; XIV, 1; Néh. IH, 10; 2 Mach. V, 13). Les villes conquises étaient parfois incendiées ou détruites (Jug. IX, 45; 1 Mach. V, 28; X, 84), les sanctuaires païens