‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 178 sur 226 · ARMER — ARMÉNIE · texte numérisé non relu

ARMER — ARMÉNIE

ruinés (1 Macli. V, 08), le pays ravafçé {l Chroii. XX, 1 ; 2 Rois III, 11); Judith il, 17). La victoire était célébrée par des cris de joie, des cliaiUs de triomphe, des danses {iu^. V; 1 Sam. XVIIIJ) ss. ; 2 Sara. XX; Ju^. XVI, 2; 1 Mach. IV, 24); souvent on éri^^eait des trophées (1 Sam. XV, 12; 2 Sam. VllI, 13). Les armes conquises étaient déposées dans le temple (2 Kois XI, 10; 1 Clu-on. X, 10). Des distinctions, des cadeaux et même de l'argent étaient distribués aux vain(iueurs (2 Sam. XXIll, 8; Jos. XV, 16; 1 Sam. XVII, 25; XVIIl, 17; 1 Chron. XI, 0; cf. Jos., Antiq,,\l\, 15,4).

ARMÉNIE^ région de hauts plateaux et de montagnes, dont TAraral forme le principal massif et qui renferme le cours supérieur de TEuphrate, du Tigre et de TAraxe, ainsi que le lac de Van. D'après leurs traditions, consignées dans Touvrage de Moïse de Khorène, les Arméniens descendraient de Ilaïg qui aurait secoué le joug de Bélus et quitté Babylone pour s'établir dans la vallée supérieure, à latiuelle son fils Arménag aurait donné son nom. Les mêmes généalogies connaissent aussi un Aram. Les Arméniens se désignent eux-mêmes de préférence sous le nom de Haïasdans et leur pays sous celui de Haïgasan, rattaché au nom fabuleux de Haïg. Les habitants primitifs de TArménie paraissent, d'après ces récits, avoir appartenu à la race kouschite ou sémitique, représentée par les souvenirs attachés à Haïg. Sur ce premier fond vint, un peu plus tard, se superposer la véritable nation armiy nienne, de souche indo-européenne. A cette seconde inmiigration se rattache le nom d'Arménag. La Hible désigne l'Arménie sous le nom de Fhôgarmàh, rangé parmi les petits iils de Japhet et les lils de Gomer (Genèse X, 3), conformément à la situation géographique et aux affinités de race, et sous celui d'Ararat, qui semble plus approprié à ^la partie orientale de cette région. Ezéchiel (XXVII, 14) fait allusion à l'élève et au commerce des chevaux qui faisaient la principale richesse du pays. C'est sur les monts Ciialdéens ou Gordyens, formant la limite méridionale de l'Arménie, (jue la tradition babylonienne fait échouer le vaisseau de Xisuthrus, et c'est sur le mont Ararat (|ue s'arrête, d'après la Bible, l'arche de Xoé; la tradition hébraïiiue rattache également à ces hautes régions l'origine des Israélites comme celle des Ismaélites et des Edomites. On remaniuera aussi que TArménie a été souvent considérée comme correspondant à la description du jardiu d'Eden, à cause des deux fleuves (sur quatre) dont elle renferme le haut cours. Les Araméens (Syriens) ont été à plusieurs reprises rapprochés des Arméniens : on a invotjué à cet eflet le texte d' Amos (X, 7), qui fait venir les Syriens (Aram) de Kir, c'est-à-dire des bords du fleuve Kour, au nord-est de T Arménie, ce <iui concorde av(»c Toriguie cidessus mentionnée de plusieurs nations sémites; le rapport des deux noms, confirmé par la présence d'un Aram, dans la tradition rapportée par Moïse de Khorène; enlin la place occupée par Aram dans la table généalogi([ue de la (ienèse (X, 22). — L'Arménie, successivement soumise par le premier grand empire chaldéen, par l'Egypte, par l'Assyrie pendant les ((uatre siècles de sa première splendeur, alliée puis vassale des Mèdes, ensuite de l'empire persan, enfin d'Alexandre,

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