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siastiques beaucoup moins qu'elles iroccupent la plupart des théologiens, et cela parce que, comme il voulait à Rugby une école chrétienne, il voulait pour TAngleterre une nation et un gouvernement chrétieiis. Partisan déclaré de FEglise anglicane, il demandait qu'elle eut un caractère aussi national que possible ; dans ce but il conseillait de développer Tactivité laïque, de raviver l'institution des diacres et de faire rentrer dans le giron de TEglise les dissidents, sans du reste exiger d'eux aucun compromis touchant aux principes (voy. Principks of rhurch Reform, 1833). Enlin, repoussant toute notion purement séculière de l'Etat, il repoussait également toute notion cléricale de l'Eglise: aussi fut-il un des adversaires les plus décidés de l'école d'Oidord. autrement dit du parti high church (voy. à la fin de son 3*^ vol. dcsermons^ un appendice sur la doclrine de la succession a/^o^/o/i'^tie et l'introduction du 4^ vol.) Coimne théologien on le range parmi les initiateurs di* l'école latitudinaire (brnad church); et en effet, bien qu'il soit resté fidèle au christianisme positif, il appartient à cette école plutôt qu'à toute autre par sa théologie large, hiunaine, ennemie du dogmatisme et de l'esprit sectaire et surtout par son idéal qui a été de comprendre toute une société dans les cadres d'une même Eglise et non pas de grouper autour d'une doctrine spéciale un certain nombre de professants; par ce point de vue il s'éloigne beaucoup de Vinet et se rapproche de Rotlie. Ajoutons qu'Arnold a été très-tolérant à l'égard de la critique et que, tout en attribuant à la Bible une impoilance capitale, il n*a jamais formulé de théorie précise sur l'inspiration et la révélation (voy. à la lin de son 2° vol. de sennnnsy un essai sur la vraie interprétai ion des Ea*itures et deux sermons sur V inte?'pi'étation des prophéties^ 1839) • Après une période de luttes, l'opinion publique lui était devenue complètement favorable. Sur ces entrefaites la place de professeur d'histoire moderne à Oxford étant devenue vacante, elle lui fut proposée ; sans quitter ses fonctions de Rugby, il l'accepta (18il). Mais il ne put que débuter dans cet enseignement. Le 12 juin 1842 il mourut subitement d'une maladie de cœur, à l'âge de 47 ans. La principale source à consulter est : 7%e iife and correspondence of Thomas Artipld Z>. D.^ùy Arthur P. Stanley, 7" édition, London, 1852. Ce livre a été publié eii allemand sous une forme abrégée. ^ Fbkdêbic Dumas.
ARNON [Arnôn, aujourd'hui Wddi-Modjeb], nom d'un torrent qui se jette dans la mer Morte, à Test, et (jui formait la frontière des Moabitesetdes Amorrhéens (Nombr.XXl, 13, 15;!XX11,30; Deut.11,21, 36; 111,8 ss. ; IV, 48; JosuéXlI, 1, 2; Jug. XI, 13 ss., etc.). A partir de la con(|uête de Canaan, la possession de la ligne de l'Aruon fut l'objet de guerres constantes entre les Hébreux, les Moabites et les Ammonites (voyez : Ammon, comp. aussi 2 Rois X, 33; Es. XVI, 2; Jér. XLVIIL 20). L'Arnon coulait au fond d'un ravin entouré de hauteurs très-escarpées (Jug. XI, 25; Nonibr. Xlll,129; XXI, 28), et il était traverst* par une route que défendait la ville d'Aroer. Saint Jérôme {Onomast.),i donné de ce passage une description (jui n'a pas cessé d'être exacte; il ra[)pelle : iocuîn vallis in prœiHipta demersx sati$ horribikm et pericuio* suin. On y voit encore les ruines d'un ancien pont; cette construction
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est (répo(|uc romaine, mais la roule était beaucoup antérieure. Elle est déjà mentionnée dans Esaie (XVI, 2) et dans T inscription de Mésa (voyez Arnër).
ARNOUL ou Arnulph (Saint), évéque de Metz, naquit, en 580, de parents illustres; il servit dans les armées de Théodebert H et exerça les fonctions de major domus à la cour des rois d'Austrasie. Bien que laïque et marié, il fut désigné par le peuple, en 614, pour occuper le siège vacant de Metz. Sa femme Dode prit le voile et se retira dans un couvent de Trêves; Tun de ses tils, saint Cloud, lui succéda à révéché de Metz ; Taulre, Anségise, épousa la tille de Pépin de Landen et fut le père de Pépin d'Héristal. Arnoul était le principal conseiller de Clotaire II et de Dagobert. 11 se retira dans une solitude près de Remire mont et mourut en 640 (voy. Acta sanctorum, Juill., t, IV; Mabillon Act. SS. Ch'din. Bened,, t. 11).
ARNOUX(leP.), jésuite, né à Riom, entra dans la Compagnie en lo92, à rage de dix-sept ans. Il dirigea avec succès les maisons de Grenoble et de Toulouse. En 1617, à la mort du Père Cotton, ilfutnommé prédicateur et confesseur de Louis XIII et se mit aussitôt à prêcher, devant le roi, contre la confession des Eglises réformées. On racontera, à l'article Dumoulin^ les querelles qu'il eut à cette occasion avec les ministres de Gharenton. Arnoux perdit sa place en 1621; il mourut, en 1636, provincial de Toulouse. On assure qu'il était devenu fou (voy. Sotvellus, Bibl, Sanptor. S. J,),
AROER [ A r ô ê r, une seule fois *A r e ô r (Jug. XI, 26), aujourd'hui .Ira^r a ruines »], ville située sur lesbords de l'Arnon (Deut. II, 36; m, 12; IV, 48; Jos. XII, 2; XIII, 16, 20) et qui appartenait aux Moabites (Jér. XL VIII, 10). Aroër commandait la route qui traverse l'Arnon et qui reirait Dibon à Rabba. Du temps de saint Jérôme, on en voyait encore les ruines usque hodiej in vertice montis^ super ripam iorrentis Arnon\ ces ruines sont celles d'Araïr qui dominent la route de l'Arnon. La route, que tous les voyageurs attribuent aux Romains, était certainement beaucoup plus ancienne. Nous lisons, en etfet, dans l'inscription de Mésa (1. 26 ) : « G'est moi qui ai construit Aroër et c'est moi qui ai fait la route de l'Arnon ». Il n'y a aucune raison de révoquer en doute l'aflirmation du roi de Moab. Peutêtre, en ce qui concerne Aroër, s'est-il borné à la reconstruire. On doit noter pourtant qu' Aroër n'est pas citée parmi les villes moabites <Nomb.XXl,27, 30); elle ^emble donc être d'une époque relativement récente. Il faut en distinguer une ville du même nom située dans les environs de Rabbat Ammon, sur le territoire de Gad et mentionnée (Jos. XIII, 2o; xXombr. XXXII, 34; 2 Sam. XXIV, 5 et Jug. XI, 33), la même, suivant Gesenius, à laquelle Esaïe (XVII, 2) fait alhision. Enfin, un endroit du pays de Juda (2. Sam. XXX, 23), celui sans dont" d'où étaient originaires deux capitaines de David, Scamah et Jéhiel, lîlr» de Ilotam l'Aroérite (I Chr. XI, 44). Ph. Berger.
ARPHAXAD [Arphakchad, 'Ap^açaî ], descendant de Sem (Gen. X, 22, 24), ([ue les commentateurs, suivant l'analogie des autres noms, regardent comme l'ancêtre d'un peuple et mettent en i apport
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avec une province septentrionale de TAssyrie, appelée Arraparhitis. Josèphc {Afitifj., I, (5, 4), suivi parBochart,Michaëlis, Vater et (i'antre>, fait descendre deluilesClialdéens. Le livre de Judith (I, 13) mentionne également un roi mède de ce nom.
ARRAS [Atrebalum, civitas Atrebalensium, Atrecht], Saint Vaast (Fe- (lastus)j qui enseigna la religion à Clovis, en fut le premier évêque; saint Remy Tavait établi, il mourut vers 5i0, le 6 février (voy. Corblet, Hayiogr.y IV, 1 ss.). On croit que saint Vedulphe, troisième évêque de (lambrai et d'Arras (-J-oBO), transporta le siège épiscopal à Canil)rai. Dès lors, et jusqu'en 1093, Arras n'eut d'autres évêques que ceux dcr Cambrai. En 102o, des hérétiques manichéens, disciples de ritalien Gundulphus, s'étaient montrés près d'Arras; un synode, réiuii par révéque Gérard (Mansi,XlX; //e/e/e, 1V,()48), les contraigjiit d'abjurer Rétabli par Urbain II, Tévêché d'Arras resta suffragant de Reims jusqu'à l'érection de Cambrai en métropole (1559) ; de 180:2 à 18il, il a appartenu à la province de Paris. Granvelle fut évêque dWrras de 1538 à 1561. On conservait dans l'ancienne cathédrale de Notre-Dame construite de 1030 à 139(5, la Sainte-Chandelle, ainsi que la Sainte- Manne, tombée du ciel au temps de saint Jérôme. En l'an III, cette église fut vendue à charge de démolition. La spacieuse église de Saint- Vaast, élevée en 1755, fut, en 1814, affectée à la cathédrale. La célèbre abbaye de ce nom avait été fondée en 687 par Tévêque saint Aiibert; Thierry III en releva l'église en expiation du meurtre de saint Léger
{bift. d'Expilly; Gallia, lîl). S. Berger,
ARSÈNE (Saint), diacre romain, renommé par sa science et par sa piété fut choisi par l'empereur Théodose, sur la reconmiandation de Tévêque Damase, comme précepteur de ses iils. Par vénération pour le caractère d'Arsène, il leur enjoignit d'écouter ses* leçons debout. A rage de 40 ans, Arsène se retira dans les solitudes d'Arabie, puis dans celles de la Haute et de la Basse-Egypte, pour y vivre dans Taustérité et les mortifications. Saint Jérôme l'appelle une des principales coloinies delà vie solitaire. Il mourut en 445, à l'âge de 95 ans, et d'après d'autres de 120 ans. On a de lui une Exhortation aiuc uuùnes que le P. Conibelis a publiée dans sa Graxco latinœ Pntrum bihlioth. /iuv.Aur- /(>/'., P., 1672, in-8, et des Sentences ou Maximes, au nombre de quarante-quatre, recueillies par ceux qui vivaient avec saint Ai^sène, et publiées par Cotelier dans ses Monument. eccLgi^xc, t. I, p. 3o3.
ARSÈNE, patriarche de Constantinople, abbé du monastère de Nicée^ en Bithynie, puis moine au couvent du Mont-Athos, fut choisi par 'empereur Théodore Lascaris comme tuteur de son Iils Jean (1259). ii s'éleva contre l'usurpateur Michel Paléologue, qui avait ordonné d'aveugler l'héritier légitime avec un fer rouge, et le fit excommunier. Aîaitre de Constantinople, Michel convoqua un synode qui destitua \rsène. Il termina ses jours en 1264 dans l'île de Proconèse, où il avait été exilé. On a de lui des Ecries. Grxc. Monumcnta, publiés par Cotelier, Paris, 1631, in-4, et une Synopsis divino7*nm r ano num, inibViée ^^t Justellus, BibUothecajaris canonici veteris, P., 1661, t. Il, p. 7i9.
ART CHRÉTIEN. L'art est-il compatible avec le christianisme 1 C'est