ASCENSION
Christ, bien qu'ils renferment, le dernier surtout, plusieurs récits Si» rapportant à des apparitions de Jésus-Christ à ses disciples, après sa résurrection. On s'est appuyé sur le silence de deux évangiles touchant Tascension de Jésus-Christ, pour nier la réalité de ce fait (Strauss, Nouvelle vie deJcsus^ II, p. W2, traduction Ne ttlzer et Dollf us). Cette conclusion ne nous parait pas légitime, car : 1" Elle repose sur une notion inexacte de la nature des évangiles dont aucun n'a la prélcnticm de raconter toute Tliistoire de Jésus-Christ. S'il fallait faire une exception à cet égard, ce serait pour saint Luc (1, 3), lequel contient précisément le récit deTascension. "i" Saint Matthieu et saint Jean admettent tous deux une seconde vie terrestre de Jésus-Christ. Comment se serait, pour eux, terminée cette vie sinon par Tascension? 3" Nous trouvons dans saint Jean ia mention anticipée du fait de Tascension (voir XX, 17 et surtout VI, ()2, passage où il est évidemment question d'un fait extérieur, visible). 4^* La littérature apostolique suppose Tasc^ension de Jésus-Clirist (voir Actes II, 32 et 33; Eph. II, 6, et de nombreux passages tels (pie I Pierre III, 2îi; Eph. IV, 10; I Tim. III, 1(5; Heb. IX. 24), où le caractère visii)le de l'ascension de Jésus-Christ n'est pas directement affirmé, mais doit se déduire du rapprochement avec la nature de sa résurrection et de son retour dans la gloire, dont le caractère visible n'est pas contestable, au point de vue du témoignage apostolique. — On a cru voir une contradiction entre le récit de Luc et celui dis Actes touchant la([uestion du lieu où le fait de l'ascension s'est passé. Lur s'exprime ainsi à ce sujet : « Il les mena ensuite dehors juscprà Béthani»* (i(i)ç £'.; Br^or^ix;), puis élevant ses mains, il les bénit» (XXIV, ;)0). D'après les Actes, les disciples, après avoir été témoins de l'ascension, s'en retournèrent à Jérusalem de la montagne dite des Olivier (I, 12). Mais ces mots v.z VjrfixiiTt ne désignent pas nécessaii'ement Béthanie même; ils peuvent grammaticalement s'appliquer à la contrée deBéthanie(comp. Âlatth. XXI, 1), à laquelle appartenait le moût des Oliviers(voir F. Bovet, Voj/af/eni ferre sainte, T'^'édït. p. 203). La(|iiestionqui se rapporte au temps où il faut placer l'ascension ollre plus de riifticuU/*. D'après les Actes le fait eut lieu quarante jours après la résurrection. Liir nemanpie point de date à cet égard; toutefois, comme il place le récit lir l'ascension immédiatement après celui d'une apparition du (Christ, laquelle eut lieu le jour de sa résurrection, et <pril ne sépare les deux récita que par l'adverbe conjonctif oà (XXIV, r>0),on en a conclu que d'après Luc l'ascension avait eu lieu le même jour que la résurrection. On a raisonné de même à l'égard de saint Marc ( XVI, 19). Meyer <AV/iisc/i-Exef/elischer Kommentar ub. das j\\ 7'., vol. I, 2'"' part, p. ^\± 5*' édit.), s'appuyant sur ces doimées, croit reconnaitre au sujet de la date de l'ascension deux traditions dans l'Kglise primitive : ^d'uneparr LucetMarc, de l'autre les Actes. (]e théologien n'hésite pas, d'ailleurs.à préférer la dernière de ces traditions, (pii a pour elle, indirectement, l'autorité de Marc et de Paul, par la manière dont ils racontent les apparitions du Christ ressuscitéà ses disciples. Meyer n'uisisle pas d'ailleurs sur le chiffre de 40 jours, qu'il prend pour un chiffre rond. Il s'appuie, en particuHer, à ce sujet, sur un passage <le répîtredeBarnabas,d'apWs