‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 187 sur 226 · ASCENSION · texte numérisé non relu

ASCENSION

lequel rascensiondu Christ aurait eu lieu, sinon le même jour que la résurrection, au moins (d'après un sens possible de cei>as.^p:e),commelii résuiTection, un premier jour de la semaine : « Nous célébrons, écrit Barnabas, dans la joie, ce huitième jour dans lequel Jésus est ressuscité <1 es morts et, après s'être manifesté, est monté aux cieux. » D'autres théoloj^iens estiment que Tascension de Jésus-Christ a eu lieu le même jour (jue sa résurrection (en particulier Kinkel, Theol. Stud, u. À>//., 1841, p.| r)97 ss., et Grève, die Himmdfahrt unseres Ilerm Jesu Cliristi, etc. Han., ISfiH, in-8"). Il nous semble qu'on a sinç^ulièrement exa^féré la portée des différences qu'ollrent nos documents à cet égard. C'est entre les Actes et Marc que l'apparence de conlradiction est la plus forte, mais on sait l'obscurité qui plane sur l'origine de l'appendice de Marc. Quant au récit de Luc, la particule lï qui le lie à ce (pii précède peut indiquer un tout autre rapport que celui de succession, surtout immédiate. Il serait d'ailleurs assez singulier que Luc et les Actes ayant (d'après Meyer lui-même) un même auteur, ces -deux livres fussent en contradiction sur le point qui nous occupe. En résumé nous ne voyons dans nos documents évangéli(iues rien qui ne conlirme pleinement la doctrine traditionnelle de toutes les Eglises chrétiennes touchant le faitde Tascension de Jésus-Christ. — L'ascension <le Jésus-Clu'ist est d'ailleurs une consécjuence de sa résurrection. Ecarter c(»lle-là tout en conservant 'celle-ci, c'est aboutir aux cous*'»- ([uences l(»s plus étranges (voy. God(4, Corn, sur lEv, de saint Luc, 11, p. W^). Aussi la plupart des théologiens qui ont nié la réalité de Tascension nient-ils également celle de la résurrection et, le plus souvent aussi, <*elle du surnaturel chrétien. Citons, à cet égard, quelques exemples récents. Pom» Strauss, l'ascension est un mvthe né du besoin de savoir <*ominent avait pris lin le nouvel état du Christ, ressuscité dans les visions de quelcpies-uns de ses disciples. Ce mythe avait d'ailleurs ses éléments tout prêts dans certains récits de l'Ancien Testament tels (pie ceux de l'ascension d'Hénoch etd'Elie (II, p. 402). L'explication de M. Renan est des plus simples: « Quand les visions devinrent plus rares on se plia à une autre imagination. On se figura Jésus comme entré dans la gloire et assis à la droite du Père. « Il est monté au ciel », se dit-on (/^s apôtresyp. 54). Schenkel s'exprime ainsi sur les apparitions de Jésus après sa mort .-«Ses apparitions furent le reflet que sa sainte image, jusque-là voilée, projetait enfin dans l'âme de ses disciples » {CnrarlerbildJesH, p. 254 de la traduction française). Il ne s'explique pas autrement sur l'ascension (voy. aussi, dans le même ordre d'idées, Ewald, Gesch. des apost, ZeiiaUers-; Keim, Gosch, Jesu von Nazarn^ 3*^ vol., etc.). Rotlie a sur les apparitions du Christ et son ascension un point de vue tout spécial que l'on trouve exposé notamment dans sa dogmatique (II, p. L39). Les documents évangéliques sont d'une grande sobriété relativement au mode de l'ascension. D'après le récit des Actes Jésus fut élevé aux yeux de ses disciples et une nuée le dérobe à leurs yeux. D'après Luc, « comme il les bénissait, il se sépara d'eux et fut élevé au ciel. » Le mot ciel (Matth. XVI, 3) désigne dans le langage du Nouveau Testament tantôt le ciel étoile, tantôt le do-

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