‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 192 sur 226 · ASSEMANI — ASSEMBLÉES · texte numérisé non relu

ASSEMANI — ASSEMBLÉES

iianas et Palatinœ codicum Atss. orientalium catologvSy Florence, 1742, in-f'', contenant entre autres vingt-trois g^nds tableaux de sujets empruntés à V histoire évangélique et trouvés dans un vieux manuscrit syriaque, ainsi que des Acta SS, Martyr um orientalium, qui in Perside passi sunt,et occidentalium , etc., Rome, 1748, 2 vol. in-8. 11 termina la publication des œuvres de Saint-Ephrem, commencée par Joseph Assémani. — Voyez Angel. Mai, Scriptoîmm veteium nova colleciio e Vaticanis Codd, édita, III, P. II, p. 106 ss. ; Journal des Savants, 1736, p. 122; 1743, p. 314; 1744, p. 588, 594; 1745, p. 50; 1750, p. 67, 131; 1751, p. 707; Herzog, Real-Encykl,, I p. 560 ss.

ASSEMBLÉES du clergé de France. Le but de ces assemblées était : 1® de voter un don gratuit pour le roi dans ses pressants besoins d'argent; 2" de régler les conflits et différends qui s'élevaient au sein même de TEglise; 3" de combattre avec persévérance Thérésie. Il y avait une assemblée générale tous les cinq ans, autorisée et souvent convoquée par le roi lui-même. Les députés qui devaient en faire partie, étaient choisis et désignés à l'avance dans des assemblées provinxîiales. Mais dans ^inler^•alle des cinq années, avaient lieu, tantôt des assemblées ordinaires, simples réunions de membres divers du clergé, et tantôt des assemblées extraordinaires, soit que le roi, pendant la guerre, eût besoin de demander à TEgUse un don gratuit immédiat, soit qu'il fut devenu nécessaire, comme en 1682, de formuler rapidement, dans une célèbre déclaration, les doctrines gallicanes. Les premiers procês-verbaux d'assemblées du clergé dont nous ayons connais- >sance, sont ceux de la chambre ecclésiasticfue aux Etats d'Orléans en 1560, et en 1561, ceux de l'Assemblée de Poissy, bien connue par les noms de Théodore de IJêze et du cardinal de Lorraine, c'est-à-dire par "le célèbre colloque entre les calvinistes et les cathoHques. C'est vers 1645 que les attaques deviennent violentes contre les huguenots dans les assemblées du clergé; et, en 1690, on a fait tant de remontrances au roi, on a déployé tant de zèle contre les hérétiques, qu'on lit ces lignes dans le procès-verbal de la réunion tenue cette année-là : « II n'y fut pas (juestion d'affaires de religion, n'y ayant plus- dans le royaume d'hérésie à combattre ni de nouveauté à confondre. » Les jansénistes aussi avaient été réduits à signer le formulaire du pape. Le siècle qui commence, le dix-huitième, est plus libéral, bien que l'Assemblée de 1700, la première, semble tenir à se signaler par des condamnations exceptionnelles. Par les soins de Bossuet la censure de 127 propositions de doctrine et de morale est publiée, et le probabilisme flétri, comme source de la morale corrompue. Mais ces rigueurs sont presque les dernières, les nouveaux adversaires de l'Eglise dans cette période, l'athéisme, les philosophes et le Parlement même qui refuse d'entendre au sens orthodoxe la bulle Unûjenitus (voir ce mot) ne peuvent être facilement atteints. Un immense progrès s'est accompli des débuts du siècle aux dernières années. C'est en ces termes très-nouveaux qu'en 1775 on recommence à se plaindre des réformes : « L'Assemblée ne sollicite pas de châtiments » personnels. Les religionnaires seront toujours nos semblables, nos

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