‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 194 sur 226 · ASSOCIATIONS — ASSOMPTION C · texte numérisé non relu

ASSOCIATIONS — ASSOMPTION C

citer le R. P. Marqnif?iiy,(le Lyon, et le R.P. Ludovic, qui a eu Tidée orij^inale de dresser la liste des ouvriers catlioli(]uesd'Anfçers, eu priant les particuliers de n'apporter leurs commandes qu'à ceux-là seuls, et de demander au Con^'rès de Bordeaux, en 1870, qu'il fut fait partout de pareilles listes. — VU. Pour V Art chrétien^ qu'on voudrait voir renaître, et qui figure à son rang parmi les œuvres du catholicisme contemporain, on n'a rien fait absolument, pas une échoie, pas une association. Il n'y a qu'un comité faisant des vœux et cherchant des souscripteurs, sous la présidence de M. le barond'Avril. — Vlll. Sous le titre Législa- Uon et Contentieux^ ne se trouve pas désignée, on le comprend assez, une association ordinaire, mais une société de jurisconsultes destinée à «îclairer sur leurs droits les prêtres, les moines, les religieuses et les évêques mêmes. — IX. Enlin, l'œuvre récente du Pèlerinage en Terre- Sainte pt des chrêtieyis iVChnent^ instituée pour contribuer au succès des missions et veiller aux intérêts du catholicisme à l'étranger, termine la série de ces œuvres générales, qui embrassent l'inlinie variété des associations particulières. Le catholicisme, en eflet, a besoin de connaître l'Orient à un triple point de vue : d'abord pour y propager sa doctrine et son culte par la diffusion des écoles et des orphelinats ; puis, pour prêter un concours utile aux quelques tribus qui lui sont restées attachées, arméniens, grecs (unis à l'Eglise romaine), chaldéens et maronites; troisièmement, pour obtenir la conversion des Grecs non unis, c'est-à-dire des héréticpies. Une asso- <îiation de prières en riionneurdc Marie hnmaculée, pour le retour de l'Eglise gréco-russe à l'unité catholitiue, a été fondée à la demande du P. Schouvaloif, barnabite. On dit dans le même but une messe par mois à Paray-le-Monial, et cent cinquante-six par an dans la seule ville <ie Bruxelles. Toutes ces associations ont un centre commun :Ronie pour les sociétés catholiques du monde entier, et Paris pour la France. Sint unwn a dit le Pape, et c'est, en effet, par cette union qu'on se trouve fort. Il y a là, à le bien vdr, une dangereuse coalition contre la société -contemporaine et l'esprit moderne, une véritable Internationale noire. Cepenciant leurs efforts de prosélytisme et leurs succès restent secrets, grâce à l'inattention de leurs adversaires et aux précautions qu'ils savent prendre. Le mot même (^associations» leur a paru trop moderne. Ils aiment mi(»ux imprimer ou même dire entre eux «nos comités». — \o\ez L'Association cat/ioliqne, Revue; BuUetia de l'œuvre des Cercles ca-tholiques d ouvriers ; Assemblées générales des Comités catholiques de France, Paris, 1872-1870; C Univers, 1870-1870. Jules Arboux.

ASSOMPTION (i^vaAr/V.ç, assumptio, assumere, enlever). Ce terme est, de préférence, employé dans les légendes et les actes des martyi*s pour désign«;r le jour de leur mort. Il fut appUqué de bonne .heure à la mort de la Vierge Marie, concurremment avec les mots de v,oi\ir,z'.^j sommeil, repos, et de i^eTa^TaTiç, passage. L'opinion d'un martyre de la Vierge, fondée sur une fausse interprétation de Luc il, 3o, était encore répandue dans l'Eglise du temps d'Origène iIJomiL 17 in Luc). Epiphane (/y«'ires.,LXXVlll, 11) cite Apoc.XIl, lîMOpour montrer que l'on peut tout aussi bien soutenir queccla femme qui avait mis au monae

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un fils » n'était pas réellement morte. Deux écrits apocryphes du commencement (lu cinquième siècle, dont Tun est attribué à Tapôtre saint Jean(£jç tyjv y.si;xY;T'.v Tfjç jTTEpx/iaç c£s::5(vy;ç), etTautre àMéliton, évêque de Sardes (De transita Marùe), paraissent avoir surtout contribué à populariser la légende de Tenlèvement miraculeux de la Vierge. Denys TAréopagite {Denomin. dw., c. 3), André de Crète (àlçTYjv xs{;jLy;7'v) et Grégoire de Tours (De g loria martyr, jl, c. 4) l'ont accueillie avec de légères variantes et en ayant soin de prévenir qu'elle n'était pas reçue par toutes les Eglises. En voici les traits principaux : A la nouvelle de la maladie de Marie, les apôtres accourent des diverses parties du monde et veillent autour de son lit. Jésus s'approche avec ses anges, prend son âme et la remet à l'archange Michel. Le lendemain, lorsque les apôtres s'apprêtent à l'ensevelir, le Fils apparaît de nouveau et enlevé son corps dans une nuée au paradis où l'àme s'unit de nouveau avec lui. André de Crète compare l'enlèvement de la Vierge à celui d'Hénoch et d'Elie. Plus tard, l'imagination des croyants ajouta à la légende des traits nouveaux. Les patriarches, ayant à leur tête Adam et Eve, entourent Marie expirante et la proclament bienheureuse d'avoir enlevé la malédiction qui pesait sur leur race; un Juif qui touche son cercueil perd les deux mains; le corps, avant d'être enlevé au ciel, repose pendant trois jours dans la tombe sans sentir la corruption. Pourtant les . témoignages ne sont rien moins qu'unanimes. Notker Babulus, dans son martyrologe, n'ose se prononcer pour l'affirmative ; Adamnanus, au septième siècle, dans son traité De lacis sanctis (I, 13) dit que l'o» ne sait quand et par qui le corps de la Vierge a été enlevé. Au neuvième siècle encore, Usuard, dans le martyrologe d'Adam, dit que le corps de la Vierge ne se trouvant point sur la terre, l'Eglise, qui est sage en ses jugements, a mieux aimé ignorer avec piété ce que la divine Providence en a fait, que d'avancer rien d'apocryphe ou de mal fondé sur ce sujet. Parmi les ornements des églises de Rome, sous le pape Pascal, qui mourut en 8t24, il est fait mention de deux tableaux sur les(iuels était représentée Tassomption delà Vierge en son corps. 1/Eglise grecque célébrait la fête de l'Assomption dès le septième sit^le, d'après le témoignage d'André de Crète et celui de l'historien Nicéphore(/yw/. ecct., XVII, 28) qui rapporte qu'elle avait été instituée par l'empereur Maurice (582-002) et fixée au 15 août; pourtant elle ne fut étendue à tout l'empire que par une loi de l'empereur Manuel Coninène. En Occident, la date parait avoir varié. Tandis <|ue le Calenâarium Frontonis (éd. Fabricius, p. 221) mentionne le 15 août pour la célébration de la fête dans l'Eglise de Home au huitième siècle, en France, sous la première race, elle avait lieu le 18 janvier; les eapitiilaires de Charlemagne (I, c. 158), les canons du concile de Mayence de 813 (can. 30) et ceux du concile d'Aix-la-Chapelle de 818 assignent à la fête de l'Assomption la date du 15 août. Le pape Léon IV institua, en 847, Toctave de l'Assomption, ce qui l'élevait au rang des grandes fêtes de l'Eglise. En France, elle est encore devenue plus solennelle, depuis que, en Tannée 1038, Louis XIII choisit ce jour pour mettre sa personn et son royaume sous la protection de la Vierge, vœu qui a

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