‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 20 sur 226 · ABRAXAS — ABSALON · texte numérisé non relu

ABRAXAS — ABSALON

ner les grandes théories du gnosticisnie, et ils ne nous instruisent pas sur ce sujet au même degré que les écrits des Pères de l'Eglise. Ces gemmes étaient entre les mains du vulgaire, des initiés inférieurs; elles servaient sans doute d'amulettes ou de talismans, et Tefficace en a dû être parfois augmentée par la juxtaposition de symboles appartenant à des systèmes différents. A. Mattbr.

ABRÉVIÂTEURS^ officiers de la chancellerie romaine chargés de rédiger, de .transcrire et de taxer les brefs, bulles, décrets consistoriaux et autres actes émanant de la cour pontificale.

ABRIL (Pedro Simon), savant espagnol né à Alcavaz vers 4530. Il est connu surtout par ses traductions d'auteurs grecs et latins et divers travaux philologiques. Nommé à l'université de Saragosse professeur de «latinité» et de rhétorique en 1583, c'est à cette époque à peu près qu'il envoya à Philippe II un projet de réforme de l'enseignement des sciences qui se distingue autant par l'élévation des vues et le bon sens pratique que par la franchise et l'énergie avec lesquelles l'auteur signale au maître tout-puissant les vices des méthodes pédagogiques et la décadence du haut enseignement qui allait bientôt passer aux mains de la société de Jésus. Simon Abril mourut vers la fin du seizième siècle. Son discours à Philippe II imprimé d'abord en 1589 à Madrid, avec ime approbation du célèbre Luis de Léon, a été réédité par A. de Castro dans la Biblioiheca de auiores espanoles de Rivadeneyra, t. LXV, Madrid, 1873, p. 293-300. Sur la vie et les œuvres de Simon Abril, voy. J.-A. Pellicer, Ensayo de una bibliotheca de traductores espanoles. Madrid, 1778, p. 145-J54, et J.-M. Guardia, Bévue nationale el étrangère du 25 octobre 1861.

ABSALON [Abchàlôm, 'AfsGsaXcofji, Absalon]^ troisième fils de David, né à Hébron de Ma'akah, princesse syrienne, l'une des sept femmes épousées par David avant son entrée à Jérusalem (2 Sam. III, 4). Absalon était renommé pour sa beauté (2 Sam. XIV, 25). Le fils aine de David et son successeur éventuel, Amnon, ayant déshonoré Thamar, sœur d' Absalon, celui-ci fit tuer le coupable par ses servitem's et s'enfuit en Syrie (2 Sam. XIII). Il y resta trois ans avant d'obtenir l'autorisation de rentrer à Jérusalem, et dut ensuite vivre encore deux ans dans sa maison sans paraître devant le roi (XIII, 38 ; XIV, 28). Il se trouvait alors l'aîné des fils de David, car Amnon avait été tué, et il n'est plus question de Kileab (2 Sam. III, 3) qui sans doute était mort à cette époque. Ce fut donc autour d' Absalon que se rallièrent les mécontents, en grand nombre depuis que David avait organisé sur le modèle d'un empire oriental l'ancienne république des Hébreux. L'ambition du jeune prince aidant, une formidable insurrection se prépara, et il suffit qu'Absalon donnât le signal en se retirant à Hébron, pour qu'il fût proclamé roi dans toutes les tribus. Achitophel lui-même prit parti pour les rebelles. David jugea que toute résistance immédiate était impossible, et quitta Jérusalem à la tête de quelques fidèles et de ses vieux guerriers; mais, toujours habile dans sa conduite politique, il laissa en arrière Husaï, qui devait feindre d'embrasser la cause du prétendant pour l'empêcher de suivre les conseils d' Achitophel (2 Sam. XV). Absalon entra à Jérusalem, et

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