AURÉOLE — AUTEL
apparition tout entière (voy.Didron, /ccmo^r. chréi.,p. 27 ss.; Mûnter, Sinvbilder u. Kumtvorst. der ait. Christ., Il, p. 20 ss.).
AURIFABER. 11 y a eu au seizième siècle deux théologiens protestants allemands du nom d'Aurifaber {fioldschmidt). Le seul qui nous intéresse est Jeun, qui naquit vers 1319, probablement à Weimar. Depuis 1337, il étudia à Wittenberg ; en 1351 il devint, après diverses j)éripéties, prédicateur du duc Jean-Frédéric de Saxe. Disciple dévoué de Luther, dont pendant quelque temps il avait été le commensal et aux derniers moments duquel il avait assisté, il se i*angea du côté de Flacius, prit part à toutes les conti'Ovci*ses avec les philippistes, etc., et à toutes les mesures pour assurer le triomphe du luthéranisme orthodoxe. Il mourut en 1373 comme pasteur à Erfurt. Il fut un des éditeurs des œuvres de Luther dont l'impression fut commencée à léna en 1333; en 1304 il publia, pendant un séjour à Ëislebeu, deux volumes d'écrits allemands de Luther, qui manquaient dans les éditions d'Iéna et de Wittenberg; en ISOO suivirent les Tischreden (propos de table) du réformateur (Eisleben, in-folio, et souvent depuis; aussi dans les œuvres de Luther de Walcli, f. 22). Pour composer ce recueil, il se servit de notes (jue lui remirent plusieurs anciens disciples de Luther; il y ajouta ses souvenirs personnels; il voulait, dit-il, qu'au- (îune des miettes ne fut perdue. U ne faut y chercher ni de Tordre ni de la critique, pas même de la discrétion. Quelques-uns des propos sont apocryphes, d'autres auraient pu être omis sans inconvénient; mais en somme l'ouvrage reproduit une image lidèle de Luther tel (fu'il a vécu dans l'intimité. Si parfois on peut regretter l'empressement d'Aurifaber de rapporter toute parole tombée de la bouche de son maitre, il faut reconnaître aussi qu'il a conservé une fouJe de pensées justes, de vues profondes, de conseils utiles. — 11 existe une traduction anglaise (Londres, 1032) ; une française a été donnée par M. Gust. Brunet (Paris, 1844). Ch. schmidt.
AUSTRALIE. Vovez Océanie.
ADTBERT, apôtre du Nord, orighiaire d'une famille noble établie à la cour des rois carlovingiens, fut élevé au couvent de Corbie. Envoyé avec Ansgar dans le monastère de Corvey sur les borcls du Weser, il acconq)agna celui-ci dans les voyages de mission ([u'il entreprit en Danemark, à la suite du roi Harald. C'était pour le pieux bénédictin un véritable sacrilice, c^r il préférait, la vie contemplative de l'ascète à la vie active du missionnaire. Autbert, après deux ans de travaux, se vit obligé par la maladie de retourner à Corvey. Il y mourut en 821). Vovez l'article Aiischaire,
AUTEL (du latin altare, plate-forme élevée , lieu haut) , table sainte en bois, briques, i)ierres, marbre ou métal, ou simple tertre gazonué, destiné chez les dittérents peuples à recevoir les offrandes ou sacrifices à la divinité, prescrits par le culte de leurs diverses religions. — Les autels des peuj)les de l'antiquité étaient de nature très-diverse ; les dolmens des Celtes sont des tables grossières l'ormées par un bloc de pierre non taillé posant horizontalement sur deux pierres verticales et creusé parfois en bassin, avec rigole d'écoulement pour le sang des