‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 214 sur 226 · AUTEL — AUTORITÉ · texte numérisé non relu

AUTEL — AUTORITÉ

chrétiens en général ; J.-A. Thiers, Lissert, ecclés sur ies princ. autels deséf/lises, Paris, 1G88; L. Fevvsirïs, Prompta biùUolheca. au mol.l//a?'e; J. Kreuser, Der christl. Altar^ Brixen, 1869; ViolletTle-Duc, JJict. raison, de l'archil.^ I, p. 13, Paris, 1867 : Dr. And. Schmidt, Der christ. A Itar und sein Scfnnuck, Ratisb. 1871. E. Lichtenbergeb.

AUTO DA FÉ (portug.), aclus fidei, publication des sentences prononcées par rinquisition contre des hérétiques. Comme cette publication était précédée d'un s(îrnion sur la foi cathoJi(jue, on trouve aussi pour tout Tensemble de Tacte le terme de Serruo pubiicus defide. D'ordinaire, Tacte avait lieu un dimanche : de grand matin, les condamnés, vêtus de robes diverses, suivant le degré des châtiments, étaient conduits sur une place publi(|ue devant une éghse ; les magistrats civils prêtaient le serment d'exécuter les sentences. Après (luoi un moine faisait le sermon, puis on proclamait les jugefuents; les condamnés qui abjuraient étaient soumis à des pénitences, ceux (pii refusaient Tabjuration et les relaps étaient solennellement remis au bras séculier. Oji se rendait à Tendroit réservé au suppHce; les condamnés à mort portaient des robes sur lesquelles on voyait des flammes ot des diables; Ic^ bûchers étaient allumés en présence du clergé, des moines, de la foule, des magistrats, et souvent des princes (voy. Limhonh, Iliaturia inquisitiojiis, Amst., 1692, in-fol., p. 367 ss.).

AUTORITÉ en matière religieuse. Y a-t-il, oui ou non, une autorité en matière de foi, et, si oui, quelle est-elle? La solution de ce problême dépend de la définition que Ton donne de ce mot. — 1. Si Tautorité est « tout ce qui détermine une action ou une opinion par des considérations étrangères à la valeur intrinsèque de Tordre intimé ou de la proposition intimée » (E. Scherer, /Je l'autorité en matir-re de foi^ Revue de tliéol., 18r)0, 1, p. 66), il est naturel et légitime de la mettre en opposition avec Tidée même de la foi, c'est-à-dire avec Texpérience personnelle des choses religieuses, et de déclaier (jue Tautorité perd nécessairement tout le terrain que gagne la foi. Cojiçue de cette manière, Tautorité ne saurait avoir, en ett'et, pour Tindividu qu'une valeur transitoire et pédagogi(|ue. Placé sous la tutelle de l'autorité par sa naissance, par son éducation, par l'empire qu'exercent sur lui les liabitudes et les préjugés, le milieu social, par le besoin qu'il a des'aj)puyer sur la tradition et sur le témoignage, l'individu, qui por(e en lui l'impérieux penchant à tout contrôler, à tout soumettre au jugement de son expérience et à ne rien retenir (jui n'y soit conforme, tend par toutes les puissances de son être à s'affranchir de celte tutelle, et le jour de son émancipation, de sa majorité spirituelle, coïncide avec la fin du règne de Tautorité. Mais l(»s choses, en matière religieuse, ne se passent pas précisément ainsi. Xous ne voyons pas seulement en présence deux facteurs dont l'un, la foi «l'aulorité, cède invinciblement le pas à l'autre, l'expérience i)ersonn(îlle : il y a un troisième facteur, que la définition précédente néglige (^t (jui pourtant joue un rôle prépondérant dans le réveil et dans le développement de la vie religieuse, c'est Dieu. — 11. La véritable autorité en matière religieuse, c'est une puissance supérieure qui s'impose à nous en

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