‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 218 sur 226 · AUVERGNE — AUXERRE · texte numérisé non relu

AUVERGNE — AUXERRE

ser survivre aucun partisan des idées nouvelles, lorsqu'un conseiller au parlement de Paris fut député en hâte à Aurillac pour arrêter le cours de leurs tueries. — Les guerres de religion qui survinrent bientôt après portèrent un rude coup au protestantisme auvergnat. La destruction totale d'Issoire, leur boulevard, les ruina pour longtemps (1577). Cette Eglise était desservie pour lors par les pasteurs Dupré et Bérangier, auxquels était venu s'adjoindre le ministre Romileur, qui avait quitté le Languedoc. Dupré fut pendu après la prise de la ville et son corps livré aux plus vils outrages. Les commissaires chargés d'assurer l'exécution de l'édit de Nantes en Auvergne, se partagèrent sûr la question de savoir si l'exercice de la religion reformée pouvait être permis à Issoire et, en attendant la décision du roi, à qui le procès-verbal de partage fut envoyé, le commissaire protestant, qui était le lils du célèbre pasteur de Ghandieu, crut pouvoir autoriser provisoirement cet exercice dans la ville. Mais le gouverneur de l'Auvergne, Charles de Valois, s'y opposa de la façon la plus formelle. Le conseil privé du roi donna gain de cause au commissaire catholique, et les protestants furent réduits à s'assembler secrètement et de nuit dans des lieux écartés. Louis XIII, plus juste qu'Henri IV, leur permit en 1621 de se réunir à Parentignat, terre du roi, située à une lieue d'Issoire. La révocation de l'édit de Nantes affaiblit et ruina plusieurs villes et hameaux de l'Auvergne, (jui étaient peuplés de protestants, notamment Marsar, Luzillat, Job, Saint-Floret, Mayres, Ennezat et Maringues. Dans cette dernière ville, le jour même de la publication de l'édit révocatoire, « Mgr l'évêque et Mgr l'intendant y étant, le jour de Saint-Simon, « disent les archives municipales, on jeta par les fenêtres du temple « les livres, pupitres et affiches qui se trouvèrent dans ledit temple; fut (( Taccoudoirdu pasteur Lachomette, ministre audit Maringues... brûlé « au-dessous de la grande salle avec joie et applaudissement de tous <( nos bons et chers frères chrétiens apostoliques romains ». Les Eglises <rAuvergne paraissent n'avoir été rattachées à aucun synode provincial sous le régime de Tédit de Nantes, vraisoniblablenient à cause de leur éloignement et de leur petit nombre. Depuis le Concordat elles ont fait partie du consistoire de Lyon, puis de celui de Saint-Etienne. Il n'y a de pasteur (|u'à Glermont-Ferrand, ce poste n'a même été créé qu'en 1827. — Voyez Bèze, Hàloirc errlrsiastique ; A. Imberdis, HiM. drs f/uer7'€s 7'elif/ . en Auvergne y 185^). E. AR^-AUD.

AUXERRE (Aw^^'avs^Wm;'!////, Altissindo7*i(m), 6\ùché suflragantde Sens. 11 a été supprimé en 1790, et son titre a été donné à rarehevêché de Sens. Saint Pèlerin, martyr à Baugy (10 mai), parait en avoir été le premier évêque (2o8-30i); saint Vaiérien, évcque dWuxerre (7 3661, assista en 347 au concile de Sardi(|ue. Saint (iermain (voyez ce nomi fut sacré en 418; il mourut le 31 juillet 448 à Raveime. Son corps, ramené à Auxerre, fut déposé dans la chapelle de Saint-Maurice, qu'il avait fondée en 422, et qui devint la célèbre al)bayc de Saint-Germain. Sur son tombeau, Clotilde éleva une basili([ne (lont la crypte (neuvième siècle) contient les tombeaux des évùcjues d' Auxerre. L'abbaye (le Saint-Germain possédait au neuvième siècle une célèbre école. Elle

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