‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 26 sur 226 · ACADÉMIES - ACCOMMODATION · texte numérisé non relu

ACADÉMIES - ACCOMMODATION

fait au synode nationa d'Alençon sur Testard et Amyraut, et ce rapport avait conclu à un arrangement amiable dans cette af!aii*e. Les autres professeurs de cette académie semblent avoir été animés de sentiments semblables. On sait du reste qu'à Die on mettait la piété et la pratique des vertus chrétiennes au-dessus des abstractions sèches et arides d'une théologie scolastique. Michkl Nicolas.

ACCEPTANTS. On désigne sous ce nom ceux des jansénistes qui acceptèrent, sans réserve aucune, la bulle Unigenitm, lancée en 4713, par Clément XI contre les doctrines de Jansénius et du Père Quesnel, en opposition avec les Appelants qui déclarèrent faire dépendre leur acceptation de la décision d'un concile œcuménique auquel ils en appelèrent (voy. Jansénisme),

ACCOMMODATION. Dire que Dieu s'est révélé à l'homme, c'est dire qu*il s'est mis à la portée de sa créature, et s'est accommodé à sa faiblesse tout ensemble intellectuelle et morale. De là à supposer que les organes de la révélation divine ont fait des concessions aux préjugés de leur époque, et, par condescendance, ont mêlé dans leurs enseignements Terreur avec la véiité, le passage est facile. On voit se produire chez les Pères avec plus ou moins de hardiesse l'idée d'une accommodation de ce genre. (V. Reinhard F.-V. : Utrum et quando possint or at ores divini in administrando suo munei*e démit tet'e sese ad varias hominum opiniones» Viteb., 1782. Réimprimé dans ses Opuscula Academica, vol. I, p. 475- 525. Carus Fr.-A. : Historia antiquior sententiarum ecclesùs grxcx de accommodatione Christo imprimis et apostolis tributa, Lips., 1793). Mais c'est surtout dans la seconde moitié du dix-huitième siècle que cette supposition a été formulée en théorie, et a commencé à jouer un rôle considérable dans l'interprétation du Nouveau Testament. L'exégèse dite historique florissait. On ne croyait pas pouvoir donner aux paroles de Jésus-Christ un sens qui dépassât celui qu'elles auraient eu dans la bouche de tel autre docteur de son temps. Ainsi compris, l'enseignement de Jésus-Christ présentait souvent des doctrines qu'il ne semblait pas facile de justifier aux yeux de la raison. On levait la difficulté en supposant que Jésus-Christ avait alors accommodé son langage aux croyances erronées de ses auditeurs, comme fait un maître prudent avec les enfants qu'il doit former. Restait à prouver que la doctrine choquante avait été professée chez les Juifs, à quoi l'on pouvait toujours réussir dans une certaine mesure, en ramassant tout ce qui y ressemblait plus ou moins dans Josèphe ou Philon, dans les Targums, dans le Talmud, etc. Semler auquel on a rattaché la théoiie de raccommodât ion, en ce point comme en plusieurs autres, n'inventa pas mais appliqua en gi*and et vulgarisa. Ce fui à propos des démoniaques qu'il fit son premier emploi et son premier exposé de l'accommodation, déjà essayée par d'autres [Diss, de Dxmoniacis quorum in Evangelio fit mentio. Halle, 1760. Umstœndliche C/ntet*suchung def* dxmonischen Leute. Halle, 1762. Voirede und Anhang zu dem Versuch einer biblischen Dxmomlogie, Halle, 1776. Farmer, Briefe an D, Worthington ûb. rf. Dxmonischen in der Evangelien mit Zusxtzen und einer Vorrede denBegriff der Inspiration zu bessem). Depuis il usa largement du procédé.

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Tous ceux (fui vouLaienl ne débarrasser d'un enseigneineni bibliqiip ponant, sans rompre avec rinspiration et lautorilé de rEcriturc, se saisirent avec empressonienf d'un moyen si focile de tout concilier, et c'est ainsi qu'on sp mit à l'aiso avec renseignement de Jésus-Christ ou de ses apôlrps ^ur sa dignité piessiaiûque, sur la résurrection et le jugement dernier, sur l'expiation, sur le premier et le second Ad^m, sur l'autorité de TEpriture, ptc. Celte herméneutique np fut pas sans rencontrer de Topposition. Dés le coninienccment, le chef de ranciepnp écqle de Tubingue, Storr (né en 174^, piort en 1805), dans sa Dtsserf. de sensu historico et (lans la préface çjo sa Dogmatique fit ressortir ce que r^ccoipipodation ainsi eptepdue avait de contraire à une interprétation véritîiblement historique. Un débat assez vif s'engagea, qui se poursuivit jusquf dans les preipièrps anpées de notre siècle. On peut voir en Bretschneider (System, Enttvicketung aller in de?' Doym, vorkomm. Begriffe. J810, p. 138-141), rindipatjqn de la plupart des ouvrages qni furent le fruit de cette controverse. -:-0n est loin aujourd'hui d'un tel débat ; le point de vue général a changé. On croirait plus facilement lesauteui's sacrés capables de s'être trqnipés avec les hommes de leur temps que d'avoir voulu les tromper pour les gagppr : on a plus de respect pour leur caractère et moins de confiance cp leur absolue infaillibilité. L'accommodation n'est P^ absolument niée, mais elle ne joue plus qu'un rôle secx)ndairp et fort extt'rieur. On admet qu'il peut y avoir accommodation dam (q fornie, c'est-à-dire que les aut^ui»s sacrés ont pu se ser>ir d'expressions ou de façons d'argumenter dont ils sentaient Tinsuffi^nce, mais qui, contenant dans leur imperfection une portion de vérité, étant familières à leurs ponteniporains, devaient mettre k la portée de ceiix-ci la doctrine nouvelle (Gai. Ill, 15 et ailleurs). Encore estime-t-on que dans bon nombre de cas, les auteurs sacrés ont employé ces formes de langage ou de démonstration, simplement parce que ces fqrmps, étant celles dp leur époque et de leur milieu, étaient par là même cellps de leur propre esprit. On afimet des cas d'accommodation négative; les aulcure sacrés n'qnl pas attaqué de front et à Ja fois toutes les erreurs, pas plus qu'ils n'ont exposé du preniier coup la vérité tout entière. Ils ont procédé par degrés^ par méthode pédagogique (1 Cor. Ill, 1-2; Ilébr. X, 11-14, etc.). Epçore peut-on souvent supposer que, p*ayani reçu pour leur propre compte la vérité que d'une manièrp g^^aduelle et successive, ils l'ont enseignée néçess^rement de même façon aux autres. On rejette toute accommodation positive. Personne n'adnaet aujourd'hui que Jésus-Christ ou ses apptres aient jamais enseigné, pour se faire mieux écouter, des doctrines qui étaient à leurs yeux des erreurs. Une telje accommodation est contraire au sens nianifeste 4es textes, et par-dessus tout au caraplère moral de Jésus-Christ et de ses disciples. Descendre sur le terr«'>in où se trouvent le juif et le païen pour les élevef jusqu'à Christ (1 Cor. IX, 20); laisser à la vérité le soin de dissiper, ep se développant, les erreurs régnantes (Matth.XlH, 33); ne présenter de cette vérité qup la part (pii peut en être comprise et reçue (Jean XVI, 2; MatM^- XI, 6J : ce n'est point la même chose que de donner à dessein pour vrai ce qu'on tient poi^r f^ux. Quand on la porte ainsi jusqu'à une adhésion

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positive à l'erreur, {'accommodât ion v^ ^ fin contraire de spn but qui est de fi^ire receyp Jp |a vérité ; ejle deviei^t une simple questiqn dp. morale, qui dpit être trait^f) dans le chapitre de la vépacité, à l'artiçle spécial flix mensonge dit officieux pu à bof^ne iptention. On sait que les Jésqites, dans leurs naissions do la Cl)inp et de Tlnde oqt pratiqur raccommodât ion aux mœurs et aux croyances païennes, avec un tel excès qu'ils ont attiré sur pijx la cond^n^nation du pape Benoît XIV. Toiife jeur casuistique est, du reste, inspirée par la préoccupation de rendre la religion facile, en accommodant ses exigences aux faiblesses de tous pt au genre de \ie de cl^acun. On peut consulter pour les commencements historiques de l'accommodation : fi.-W. Mayer, Qesch. der Exegei\e^ \^^x vol. rV, p. iri8-3r>2; vol. V, p. 5iO et pa^sim ; quant à la queslÎQIi de fond, pour: Cellérier, Manuel d'herménetUiqi^y 18G2, p. 318- 342; contre: S. Lutz, B,ibL Herineneutik, 1861, p. 338-34(j.

CijEARLEâ Bois.

ACrÉMÈTES ( *Axo([ir|TC(^ qui ne se couchent pas) , nioines qui se rel^yaiept par j^andes, afin de continuer leurs psalmodies pendant le jour et pendant la nuit. On fait remonter la fondation de leur premier n^ona3tère.4 saint Alexandre, sur les bords de TEiiphrate, à la Qn du quatrième siècle ; ils s'établirent à Constantinople et en divers autres lieux, jusqii'^ ce qu'au milieu {\\i sixième sièple ils furent pompris d^ns Ijg^ condamnation qui frappa Nestorius et ses doctrines ^ux(|uelles i}s avaiept adbérp. Le roi de Bourgogne, Sigismond, fonda? en 515, une association semblable à^g&unum [amdxmni chorum),

ACH4B [Akh'âb, 'kyaiî], fils et successeur d'Omrî, régna vingtdeux ans sur Israël (917-i897). C'était un prince d'un caractère faible, irrésolu, qui so laissa entièrement dominer par sa femn^e Jésabel, fille d'un rqi de Sidon et entièrement dévouée aux cultes de Baal et d'Achérah. Gr^ce à la protection de la reine, les divinités phépiciennes purent, à Samarie, des prêtées et des autels. Les prophètes de Jéhova ifurjent persécutés; mais ceux-ci, soutenus par une partie du peuple, résistèrent, et l4 lutte fut vigoureusement engagée cpntre le roi infidèje par le prppl)ète Eljp qui fit massacrer à la fois quatre cent cinquante pretre§ de siaai (i Rois XVlil, 40). Le même prophète alla menacer Achab jusque dans spn palais de Jizfeël, dpnt il avait agrandi les dépendances en y joignant la vigne de Naboth (1 I|pis XXI, 1-16). Le règne d* Achab fut troublé également par plusieurs guerres. La première, dont le livre des Rois ne fait pas mention, était diidgée contre Moab (inscriptipn de Mécha) ; mais la plus importante fut celle que soutint le rfli 4'kr?^J^} contre Ben- Adad, roi de Syrie, et se§ allips; elle cop}prend trois campagnes : une première fois, Achab mit en fuite ïe^ Syriens qui assiégeaient Samarie (1 Rpi3 XX, 1-21) ; l'année suivante, il battit de npuyeau Bep-Adad, et le fit' prisonnier, mais lui accord^ 1^ vie sauve, nialgré les injpnctions des prophètes de Jébova (XX, 26-34); les hostilités recommencèrent trois ans après, et À^hi^b, ajlié avec Jos^phat, roi 4e JudjEi, marcha poptre Rampth de Qalaad ; mais, cpnformémept à ce qu'avait annoncé le prophète Michée, il fut tué, spn armée battue; et son cadavre ramené à Samarie (XXII, lr38).

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ACHÂIE CAr/aioL), primitivement le district nord-ouest du Péloponôs, au temps des apôtres une province romaine qui comprenait THellacJ fi le Péloponèse (Actes XVIII, i% 16 ; XIX, 21 ; Rom. XV, 26 ; 1 Thd». I, 7, 8; 2 Cor. K, 2). Les Romains avaient donné, dans le langage administratif, ce nom à la Grèce, parce que c'est au moyen de la ligue achéenne qu'ils avaient soumis les autres Grecs (Pausan., VII, XVI, 7). L'Achaïe, province sénatoriale, était gouternée par des proconsuls.

AGHARD (Antoine) (1696-1772), appartient à une famille de réformés originaire de Die qui vint se réfugier à Genève, à la suite de la révocation de redit de Nantes. Achard fut appelé à Berlin pour y succéder comme pasteur à David Ancillon. Il fut nommé membre de l'Académie royale des sciences, inspecteur du collège et directeur de l'hospice français. Homme d'érudition et orateur éloquent, il a publié des Sermons dont quelques-uns ont été traduits en allemand. Les Mémoires de l'Académie de Berlin contiennent de lui divers traités philosophiques et entre autres le plan d'une nouvelle métaphysique, inséré dans le volume de 1747. Son fils, Frédéric-Gharies Achard (1754-1821), fut un chimiste très -distingué. C'est aussi à cette famille, dont une branche s'est fixée à Marseille vers 1820, qu'appartient le célèbre romancier Amédée Achard (1814-1875). Voy. la France protesL, 2«éd.,I, p. 30.

ACHAZ [Akhâz, 'A^oiÇ], fils et successeur de Jotham, monta sur le trône de Juda, à l'âge de vingt-cinq ans (2 Rois XVI, 2 : « 20 ans, » le texte doit être corrigé d'après les LXX et la Péchito), Il régna seize ans à Jérusalem (740-724) et favorisa les cultes étrangers (2 Rois XVI, 2-4). A l'époque de la mort de Jotham, Retzin, roi de Damas, et Pécah, roi d'Israël, faisaient déjà la guerre au royaume de Juda. Ils vinrent assiéger Achaz dans Jérusalem, sans doute pour le forcer de s'unir à eux contre les Assyriens, et, s'il refusait, mettre un autre roi à sa place (« le fils de Tabeel, » Esaïe VU, 6). Ils remportèrent de grands succès, s'emparèrent d'une pai*tie du pays et enlevèrent même aux Judéens le port d'Elath, sur la mer Rouge, qu'ils rendirent aux Edomites. l2RoisXVI,6:lireEdômîm au lieu de Arômim.) Le prophète Esaîe soutint le courage des assiégés en promettant une délivrance prochaine (Vil, VIII), mais il ne put empêcher Achaz d'acheter, au prix des trésors du temple et du palais, le secours de Thiglat-Pileser, roi d'Assyrie, qui vint conquérir plusieurs provinces du royaume d'Israël (voy. Pécah). Le roi de Juda devint par suite une sorte de vassal des Assyriens et dut aller jusqu'k Damas rendre ses hommages à Thiglat Pileser; là il vit un autel qu'il fit copier pour remplacer l'ancien autel du temple de Jérusalem (2 Rois XVI, 10-16). Ces divers événements sont racontés par le livres des Chroniques d'une manière assez diff'érente (2Chron. XXVIII), mais la relation du livre des Rois semble plus historique. Achaz mourut, laissant le trône à Ezéchias.

AGHÉRT (dom Luc d'), savant bénédictin, né à Saint-Quentin en 1609, mort à Paris en 1685, entra dans la congrégation de Saint-Maur et exerça, pendant quarante-cinq ans, les fonctions de bibliothécaire de

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Tabbaye de Saint-Germaîn-des-Prés. Egalement distingué par sa piété nncère et modeste et par son zèle littéraire infatigable, il collectionna, (Elit en ordre et publia un nombre considérable d'œuvres inédites, parmi lesquelles des chroniques, des vies de saints, des traités ascétiques, des ictês, des chartes et des lettres d'un certain prix. On peut dire qu'il Iressa un inventaire de toutes les richesses littéraires disséminées dans les diverses abbayes de son ordre. Parmi ses publications nous citerons la i^» édition de YEpitre de Bamabas (Paris, 1645, in-4«); les Œuvres complètes de Lanfranc de Cantorbéry (1648, in-f**) ; celles de Guibert ie Nogent (1651, in-P»); le Spicilegium veterum aliquot scn'ptortmi, jiài in Gallix Btbliothecis, maxime Benedictorum, supersunt (1655-1677, 13 vol. in-4o, réimprimé, augmenté et mis en ordre par J. de la Barre, m 1724, 3 vol. in-f*»); les Actà Sanctof^um ordinis S. Benedtcii, pour lesquels d'Achéry fournit les matériaux et dont Mabillon s'attribua tout le mérite.

ACHIS [Akîch, 'A^x^Ç» 'A^x^uç], roi philistin de Gath, chez lequel David, fuyant devant Saûl, se réfugia par deux fois. Une première fois [l Sam. XXI, 11-16), David fut obligé de contrefaire le fou pour échapper ï la vengeance des Philistins; il fut mieux reçu lors de son second séjour chez Achis (1 Sam. XXVII, 2; XXVIII, 2; XXIX, 1-11), qui lui donna la wlle de Tsiklag, l'admit dans son armée et lui confia même la garde de sa personne. Achis, sur la demande de ses officiers et malgré les protestations de David, le renvoya pourtant à Tsiklag au début de la campagne contre Israël, oii Saûl et Jonathan devaient trouver la mort. On ae peut dire si le roi de Gath Achis, dont il est question 1 Rois II, 40, est le même que le protecteur de David, lequel se trouve appelé AbimélechPs. XXXIV, 1.

ACHITOPHEL [Akhîtophèl, 'A^tTé^eX], dont les conseils, à une; certaine époque, jouissaient auprès de David du même crédit que la « parole de Dieu » (2 Sam. XVI, 23), ne resta pas fidèle à son maître jusqu'à la fin : entraîné probablement dans le mouvement de réaction provoqué par la politique intérieure de David, il se rangea du côté d'Absalon (2 Sam. XV, 31); puis, voyant que ses conseils n'étaient pas suivis et augurant mal du succès de l'entreprise, <( il regagna sa maison, mit ordre à ses affaires et s étrangla » (2 Sam. XVII, 23).

ACOLYTES ('Ax^XouBoç, celui qui suit, qui accompagne). Ce nom désignait, à partir du troisième siècle, dans l'Eglise d'Occident, les jeunes clercs dont l'office était de faire les messages des évêxjues et d'aider au service de Tautel. Le Pontificale romanum règle ainsi ces dernières fonctions : <( Ceroferarium ferre, luminaria ecclesix accendere, trinum et aquam ad Eucharistiam ministrare, » Aujourd'hui, l'exercice de ces fonctions a presque partout passé aux mains des sacristains et des enfants de chœur, c'est-à-dire des laïques, mais le nom d'acolyte est resté pour désigner le premier des quatre ordres mineurs de l'Eglise.

ACOSTA (Gabriel, puis Uriel), né à Porto, vers la fin du seizième siècle^ de parents chrétiens d'origine juive, étudia avec ardeur dans sa jeunesse la théologie et la jurisprudence (il est aussi appelé Uriel I. 4

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