ADAD — ADALBERT
connait trois Uen-Hadad (fils d'Adad), rois de Damas (toyez ce mot). — Le huitième des douze fils dlsmaêl (Gen. XXV, 30 : Hadar, à corriger d'après 1 Chron. 1, 30. — Le quatrième et le huitième roi d'Edom (Gen. XXXVr, 33, 39). — Nom d'un prince de la famille royale d'Edom, qui, ayant échapp^^ au massacre des « mâles de Tldumée » par Joab, sous le règne de David, se réfugia on Egypte, y fut bien reçu par Pharaon, épousa une princesse du pays, et re\1nt, après la mort de David, pour essayer de recomTcr ses domaines; il fut « un adversaire de 8alomon,i> guerroya contre Israël et « régna sur la Syrie » (d'après le» Septante, plus correctement : « sur Tldumée »). Le text« 1 Rois XI, 14-25, où ces événements sont racontés, est altéré et présente de graves difficultés d'interprétiition (Thenius, DieBB, der Kœnige).
ADALBÉRON, archevt)que de Reims (f 988). Voyez lieims.
ADALBERT de Prague. Le Bohême Adalbert (son nom tchèque était Woytech), un des premiers missionnaires chrétiens en Pologne et en Prusse, naquit vers 030, fut élevé dans l'école de la cathédrale de Magdebourg, et nommé en 983 évéque de Prague. Cet évéché, fondé dix ans auparavant par l'empereur Otton I*»", après la conquête delà I3ohème, devait ser\'ir avant tout h la germanisation du pays ; aussi la position d'Adalbert de\int-elle Irès-difflcile. Déjà son prédécesseur, Allemand d'origine, s'était attiré la haine des habitants ; Adalbert luimême, investi par l'empereur, se croyait obligé à servir les intérêts de son suzerain, mais comme Bohême il ne pouvait se résoudre à trahir ceux de sa nation. Deux fois il essaya, en se retirant à Rome, de se soustraire à une situation qui tourmentait sa conscience, mais chaque fois il dut se soumettre aux ordres de Tarchevéque mayençais, qui était alors le métropolitain de Prague. Ce ne fut qu'en 996 qu'il obtint d'être déchargé de ses fonctions et autorisé à se consacrer à l'évimgélisation des païens de la Pologne et de la Prusse. Au printemps de 997 il arriva à Dantzig, y prêcha et y baptisa un certain nombre de personnes. Lors d'une tentative qu'il fit bientxH après sur les côtes du Frischhaff, les Prussiens le massacrèrent. Depuis lors il est vénéré comme martyr et apôtre des Slaves.
ADALBERT, archevêque de Brome (1013-1072), ambitieux et dur, plus occupé de politique que de piété, seconda les projets de dominalion de l'empereur Henri 111 sUr l'IUilie el sur les pays du Noiti. II fui investi d'une .sorte de patriarcat, indépendant de Rome, sur les douze é\'êchés d'Allemagne, iiinsi que sur ceux du Danemark et des Etals MC>andinaves. « Grâce à son infatigable activité, dit l'historien Adam, Brème était devenue une seconde Rome, oii aflluaient les ambassadeurs de tous les peuples du Nord, Islandais, Groenlandais, habitants des Orcades, pour demander des messagers de l'Evangile.» A la mort de Henri 111, toute cette domination fondée sur la violence s'écroula, mais pendant la minorité de son fils Henri IV, Adalbert, secondé par l'archevêque de Cologne, arracha la régence aux mains de l'impératrice Agnès d'Aquitaine et gouverna tyranniquement l'Allemagne pendant quatre ans (1062-1066). Une conspiration, ourdie par les ducs de Saxe, les irréconciliables ennemis de l'archevêque de Brème, aux dépens