‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 34 sur 226 · ADON — AD0N1A · texte numérisé non relu

ADON — AD0N1A

lider en France l'autorité pontificale. Dans ses loisirs il s'était occupé d'études historiques; il avait écrit les vies de quelques saints, refait et complété le martyrologe de Bède le Vénérable, et compilé une chronique depuis Torigine du monde jusqu'à Charles-le-Ghauve ; le fond de cet ouvrage est emprunté à la chronique de Bède et aux autres sources dont on disposait alors Paul Orose^. Isidore de Séville, les Annales dites de Lorsch {Annales Laurissenses) avec la continuation d'Ëginhard, etc. Dans la période chrétienne, Tidée dominante de Tauteur est celle de Tunîté et de la continuité de l'empire romain; à Timpératrice Irène se rattachent aussitôt Gharlemagne et ses successeurs ; mais au-dessus de Tempire est la papauté. — La meilleure édition du Martyrologium est encore celle que donna Hénbert de Roswey à la suite du Martyrologium romanuniy Anvers, 1613; Paris, 1645, in-f?. Le Chronicon de tex xtatibus mundi a été imprimé plusieurs fois, par exemple dans la BibL Patrum maxtma, t. XVI, p. 768, ss. Voy. ffùt. lût. de la France, t. V, p. 469 ss.

ADONAI, un des noms de la divinité dans l'Ancien Testament. Le sens étymologique de cette appellation est « mon Seigneur, » plus exactement «ma Seigneurie» (pluriel d'abstraction); mais la valeur du suffixe pronominal s'étant peu à peu affaiblie (comme dans le français Monsieur)^ Adonaï n'a plus signifié que « le Seigneur. » Dieu prend luimême ce nom (Esaïe VIII, 7), qui est toutefois employé de préférence dans le discours direct et les formules précatives. Les Juifs prononcent Adonaï le tétragramme ineffable YHWH ; et, pour indiquer cette lecture, les masorèthes ont combiné les voyelles du premier mot avec les consonnes du second. La prononciation Jehovah, résultant de cette combinaison, est donc un véritable barbarisme qui n'a jamais été admis par les Juifs, et date seulement, parmi les chrétiens, de la première moitié du seizième siècle (voyez Jéhova), — Le mot Adôn^ avec le suffixe pronominal Adoni (d'où le grec "ASwviç), signifiant « Seigneur, » « mon Seigneur, » précède souvent les noms de divinités sur les monuments phéniciens, et désigne même une divinité Darticulière

ADOHIAS ['Adôniyâh, 'Adôniyâhou, 'ASwv^oç], fUs de David et de Haggutt, né à Hébron, le quatrième dans l'ordre de primogéniture, et par conséquent l'héritier présomptif après la mort de ses trois aînés (1 Sam. III, 4). Vers la fin du règne de David, il afficha hautement ses prétentions à la couronne et fut soutenu par quelques grands personnages (Abiathar, Joab) ; mais le grand-prêtre Tsadok, le prophète Nathan et les guerriers de David appuyèrent le vieux roi qui avait promis à Bethsabée que son fils Salomon lui succéderait. La tentative d'Adonias échoua et lui fut pardonnée (1 Rois I, 5-53). Il recommença, après la mort de David, en demandant en mariage une concubine royale, Abisaï, comme pour affirmer ses droits au trône. Salomon entra alors dans une violente colère et fit tuer son frère (1 Rois II, 13-25). Abiathar fat destitué et Joab mis à mort (1 Rois II, 26-35). Si Salomon ne montra point autant de clémence que son père, peut-être fut-il plus politique.

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