‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 47 sur 226 · AGAPET U — AGATHE · texte numérisé non relu

AGAPET U — AGATHE

ASAPR n, Romain, fut pape de 946 à 955. Impatient da joug de la pornocratie, il chercha un appui auprès d'Othon l^. Dans le grave conflit des deux archevêques de Reims, dont Tun, Hugues de Yermandois, était soutenu par son oncle Hugues le Grand, et lautre, Artaud, par Otbon, protecteur du faible Louis d'Outre-mer, le pape s'était d'abord prononcé pour Hugues. Il subissait Fautorité du fils de Marozia. Mais, dès qu'il se sentit appuyé par le roi de Germanie, il excommunia Hugues, et réunit en Allemagne le synode d'Ingelheim (948) pour disposer de la France. Après le synode, il excommunia Hugues do France, le rival d'Othon. Appelé en Italie par le pape, Othon le Grand ne put encore cette fois accomplir son œuvre, affranchir la papauté du joug du parti qui la dominait, et prendre la couronne impériale (voy. Flodoard, S. ii., 946 ss. Les lettres du pape sont dans Bouquet, IX, 226 ss. et dans Mansi, XVUI, 405 ss.).

A6AR [Hàgâr, 'A-^ap], esclave égyptienne que Sara donna pour concubine à Abraham, de qui elle eut un fils nommé Ismaél (Gen. XYI, 15). A partir de ce moment, Agar fut en butte aux mauvais traitements de sa maîtresse, qui la fit renvoyer par Abraham (Gen. XXI, 9-âi). Elle se réfugia dans le désert avec son fils qui devint le père des Ismaéliens ou Arabes (voy. Patriarches). Dans la tradition arabe, Agar devient la femme légitime d* Abraham ; elle habite la Mekke, et le fameux puits Zemzem, dans Fenoeinte de la Kaaba, n'est autre que la fontaine qui lui fut montrée par Dieu (Gen. XXI, 19); Abraham reçut Tordre de sacrifier Ismaêl, etc. Voyez : d'Herbelot, Bibliothèque orientale; Weil., BibL Legenden der Muselmœnner^ p. 82 ss.

AGARÉENS ou Agaréniens [Hag'rlm, Hag'riyîm, 'AY^patoi, *AYapip«(, Agarei, Agareni], nom d'un peuple mentionné plusieurs fois dans TAncien Testament comme s'étant trouvé en hostilité avec Israël (1 Chron. V, iO, 19, 20; Ps. LXXXIII, 7). U est difficile de dire au juste quel était ce peuple, dont le nom est vraisemblement dérivé d'Agar^ mais que le v. 7 du Ps. LXXXIII distingue bien des Ismaéliens. Eratosthène et Ptolémée connaissent des 'AYpatoi au nord de TArabie, et dans cette région se trouve encore une tribu arabe por^ tant le nom de Badjar (Sprenger, Die allé Géographie Arabiem, 1875, p. 288). G*est là probablement qu'il faut placer les Agaréens de la Bible, plutôt que dans le pays de Badjar^ sur les bords du golfe Persique.

AGATHE (sainte) , viei^e et martyre sicilienne. Ses Actes latins (AA. SS, 5 Feb. I) racontent sa passion, subie à Gatane, sous Décius, en Tan 251. Quintianus, consulaire, pour la conquérir, l'enferme dans la maison d'Aphrodisia, matrone. Torturée, elle est guérie par un ange ou un apôtre (saint Pierre). Les bourreaux traînent son eorps sur des charbons ardents et sur des fragments de poterie. Elle meurt dans sa prison. Un ange, un jeune homme inconnu vêtu de soie, suivi de plus de cent jeunes gens, place sur sa tombe une petite table de marbre avec ces mots : Mentem sanctam, spontaneum htmorem Deo^ et patria liberationem. D'après divers auteurs^ cette pierre^ conservée à Crémone^ porte les lettres : âf. S. S. B, D. E.

Page 1