‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 52 sur 226 · AGNÈS — AGOBARD W · texte numérisé non relu

AGNÈS — AGOBARD W

Constitutions de Port-- Royal, 1069. M. Faugère a publié un recueil de ses Lettres en 1858 (voyez rarticle Port-Royal).

AOlfOÈTES. On appelle ainsi un parti qui, au sixième siècle, s'était formé parmi les monophysites égjrptiens et qui, pour résoudre la question du rapport du savoir humain et du savoir di\in en Jésus-Christ, prétendait que le Seigneur ne nous aurait pas été semblable si, en certaines choses, il n*avait pas montré une ignorance, constatée d'ailleurs par les évangélistes. Le chef dû parti était un des diacres d'Alexandrie, Thémistius. Le parti contraire éludait la difficulté en disant que, si Jésus-Christ a eu l'air de ne pas tout savoir, il ne Ta fait que pour s*accommoder à la nature humaine. Les agnoëtes ou thémistiens furent frappés d'anathème par le patriarche monophysite Théodotius. On les retrouve encore au huitième siècle, quoique le pape Grégoire le Grand eût à son tour condamné leur doctrine.

A0RU8 DEI, nom donné à de petits objets en forme de médaille, ayant d'Un côté rimage de l'agneau, un des plus anciens symboles du Christ, de l'autre celle de quelque saint. Suivant Guillaume Duranti {Rationale ditfinorum offlciorum, lib. VI, cap. 79), ils sont faits de cire provenant du cierge pascal et mêlée à de l'huile consacrée (saint-chréme). On en connaît aussi qui sont en métal ou en pâte d'oublié. On leur attribuait des vertus miraculeuses : c'étaient des amulettes, qui devaient préserver celui c|ui les portait de toutes sortes de maux. L'auteur qui vient d'être cité, et qui a vécu au treizième siècle, assure qu'ils garantissent contre la foudre et les tempêtes. Le pape Urbain V (1362-1370), qui envoya quelques agnus det à l'empereur grec, les fit accompagner de vers léonins par lesquels on apprend qu'ils nous empêchent de périr par l'eau ou par le feu, qu'ils procurent à la femme enceinte un heureux accouchement, qu'ils détruisent même le péché. Jadis le pape les distribuail chaque année le dimanche après Pâques; aujourd'hui, la distribution ne se fait plus que la première année de chaque pontificat, et ensuite tous les sept ans.

AGOBARD^ d'origine espagnole, né en 779, élevé et consacré prêtre à Lyon, élu évêque de cette ville en 816, fut un des hommes les plus èdsités du siècle carlovingien. D'un caractère ardent et décidé, il prit tme part active aux luttes entre Louis le Débonnaire et ses fils. S'étant déclaré contre l'empereur, et celui-ci ayant été relevé de sa pénitence, il s'enfuit en Italie. Le concile de Thionville (835) le somma de comparaître pour se justifier; comme il ne vint pas, on le destitua. En 837, il put reprendre possession de son siège, qu'il continua d'occuper jusqu'à la mort, en 840. Nous n'avons pas à nous arrêter à ceux de ses écrits qui se rapportent à sa vie politique. Comme théologien, Agobard s'est distingué par le zèle et le bon sens avec lesquels il s'est prononcé contre plusieurs erreurs et superstitions de son temps. Il a réfuté l'étrange doctrine de Tadoptianisme, dont un des auteurs, l'ancien évêque Félix d'elle!, s'était retiré à Lyon. 11 a combattu le culte des images, contre lequel protestait toute TEghse franque depuis Charlemagne ; il Fa combattu avec une vivacité qui rappelle celle de Claude de Turin et qui lui fait dire : « Sanctorum imagines.., , omni génère conterendx et usque ad

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