‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 63 sur 226 · ALCUIN · texte numérisé non relu

ALCUIN

Troyes. Il dirigea les éludes du roi et l'instruction de ses enfants et de quelques jeunes nobies. Ce fut sous son inspiration qu'en 787 Charlemagne adressa aux évêques francs une lettre-circulaire, pour leur recommander de prendre des mesures pour répandre les connaissances littéraires, comme première base des connaissances théologiques. Après un nouveau séjour en Angleterre, Alcuin entreprit, sur le vœu du roi, la réfutation de Fadoptianisme qui, venu d'Espagne, avait trouvé quelques partisans dans la France méridionale. Au concile de Francfort de 794, où fut traitée aussi cette question, il parut comme délégué de TEglise anglicane; ses ouvrages contre les adoptiens sont écrits avec modération, et non sans une certaine sagacité théologique. Dans les discussions provoquées en France par les canons du concile de Nîcée de 787, qui avait rétabli le culte des images dans TEglise grecque, Alcuin fut un des adversaires les plus décidés de cette superstition ; il concourut à toutes les décisions qui furent prises pour l'écarter. Lors de son retour en Angleterre, il assista au concile qui se prononça contre Fadoration des images ; elle fut rejelée de même par le concile de Francfort de 794 dont il vient d'être parlé. Ce n'est qu'à propos de la conversion des Saxons que Gharlemagne ne suivit pas les avis de son conseiller ; Alcuin, supérieur en ceci au roi et au siècle, aurait voulu qu'on envoyât en Saxe des missionnaires instruits et charitables pour instruire les habitants, au lieu d'imposer à ceux-ci le baptême par la force. En 796, il demanda raulorisalion de quitter la cour et les affaires ; il put se retirer dans l'abbaye de Saint-Martin de Tours, que Gharlemagne lui conféra et qui était une des plus riches du royaume ; elle avait sur ses domaines plus de 20,000 colons et serfs. Dès lors, il s*occupa surtout de l'école de Tours, à laquelle il imprima une direction qui en fit pendant longtemps une des plus savantes du pays. Gomme les livres manquaient en France et que le peu qu'on en avait était très-incorrect, Alcuin envoya un de ses disciples en Angleterre pour en rapporter des manuscrits meilleurs. Il corrigea lui-même le texte corrompu de la Vulgate, et fit faire des travaux semblables pour d'autres ouvrages; à mesure qu'une révision était faite, on en transmettait des copies aux principales églises et abbayes ; c'est ainsi que se formèrent alors quelques bibliothèques assez considérables. Alcuin mourut en 804. Ses écrits, assez nombreux, témoignent de l'éUînduc de ses connaissances, tout en n'étant en partie que des compilations ; mais à cette époque les compilations mêmes avaient leur utilité : avant de faire du nouveau, il fallait renouer la tradition interrompue par plusieurs siècles de barbarie. Outre des traités de grammaire, de rhétorique, de dialectique, pour les écoles, Alcuin a laissé des Vies de quelques saints, des dissertations sur diverses questions théologiques, des explications de livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, des poésies qui, malgré Timperfection du style, contiennent de beaux passages, enfin des lettres qui sont de la plus haute importance pour l'histoire de son temps. — Alcuini opéra ^ éd. Duchesne, Paris, 1617, in-f» ; une édition plus complète fut donnée par Tabbé Frobénius, Ratisb. , 1777, 2 vol. in-f». Voy. Hist. litt. de la France y t. IV, p. 529 ss.; Commentatio I. 10

sain l> ^ ** "^ * Ca. Schmidt.

Le. n. ^^^ /^uKtatrice de Maubeuge,

ernii" * *] j». race royalo. Son père se

aup! ■ *'"*I:if refusa lo mariage. Sainte

Al| ^ Jii «wriée à Madelgaire ou siiint

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■ "^ * ^^'"^^u*'* dans ses Act^s, qui sont simples et ■ ^"Vy. ^>/«n-» H)- Elle mourut vei*s 6M, après '■" /^'^ .vuviMit de bénédictines qu elle avait fondé à ^" *^*"]^ ^^ MModtttm), et qui, sécularisé au treizième "^ * A<-^*f** noble qui fut dispersé en 4791. Son lesta- " ^ {ki\i\ier{H€ch. sur le Hainaut, Brux., 1805, in-8*», - *■'* ^Virai't** évident^is de faux. — Voy. A. Triquet : Som- ^ "^*"^^ ^^tHteAld., Tournay, 1041, in-8<» ; nouv. édit. avec ^ SjLtstia\ Maubeuge, 1837, in-lâ.

" 'LllWiy JcTt^me) serait peu connu sans le rôle qu'il a joué en *^ tt^. Ja«> l*-î* pi'Cinières années de la Héformation. 11 naquit en |'"*^^;ji, peiïie ville sur les frontières du Frioul et de Tlstrie : il i>tU intiitHÛne et la théologie, et s acquit la réputation d'être un V^huiiwi»*'*- î comme tel il enseigna pendant quelque temps à Tunî- ' .j^i,» do Paris. II entra au service de Tévéciue de Liège, qui lenvoya i iù>uio |Hmr solliciter pour lui le chapeau de cardinal ; Léon X, auquel il iklul p>' >^^ connaissances littéraires, le retint et le nomma bibliothtvaiiv du Vatican. En ITiâO il fut un des membres de la commission oui nnligea la bulle d'excommunication contre Luther ; le pape le cliai'goa, avec le docteur Eck, de la faire exécuter en Allemagne. Au couiiuencemenl de Tannée suivante il parut comme nonce à la diète Je Worms, prononça contre Luther un discours qui dura trois heures, el fut un des promoteurs et auteui*s de ledit qui mit le réformateur au ban de l'empire. Malgré la défense impériale, Ulric de Uutten et d autivs publièrent contre Méandre des pamphlets ti*ès-vifs. En 1S33, on le tmuve dans les Pays-Bas, conseillant les mesures les plus violentes contre les partisans de la Réforme. Clément VU le récompensa de ses services par Tévéché de Brindisi. Il remplit encore plusieui*s missions pour la cour de Rome, fut élevé en 1538 au rang de cardinal et mourut en 1542.

ALEMBERT (d'). Voyez Encyclopédie (Dictionnaire de T). ALEP. Voyez Uelbon.

ALÈS (Alexandre) ou Alesius, né à Edimbourg en 1500 et mort à Leipzig en 1505, occupe un rang estimable parmi les théologiens luthériens du seizième siècle. 11 était chanoine de Saint-Adrews, lorsque la lecture des écrits de Luther, et plus encore ses relations avec Patrik Hamilton,qui confirma sa foi par son martyre, le détachèrent du catholicisme et le décidèrent à embrasser les principes de la Réforme. Emprisonné pendant un an sur des soupçons d*héi'ésie. Aies parvint à

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