ALÈS — ALEXANDRE LE GRAND
i'évader et se rendit en Allemagne, auprès de Luther et de Mélanchthon (1532), dont il devint le fidèle compagnon d'œuvre. Son premier écrit est une Epistola cantra decretum quorundam Episcoporum in Scotia (1533), dans laquelle il revendique pour les laïques le droit de lire la Bible dans une langue qui leur est familière. Le docteur Cochlée ayant, sur rinstigation des évt^ques écossais et du roi Jacques V, combattu cette opinion, s'attira une verte réplique de la part de notre théologien {Responsw ad Cochlxi calumniasi). Henri Vlll d'Angleterre s'élanl, sur ces entrefaites, décidé à rompre avec la cour de Rome, son cons(Mller Cranmer appela Aies à une chaire de l'université de Cambridge (I5i2) ; mais il dut se retirer, au bout de peu de temps, devant l'opposition qu'il rencontra de la part des catholiques. Une discussion avec Tévéque de Londres sur la valeur des sacrements donna lieu à une nouvelle brochure: De avthoritate Verhi Dei [Wyi^). Obligé de quitter T Angleterre où il ne se sentait plus en sécurité, Aies professa successivement la théologie a Francfort-sur-l'Oder et k Leipzig. 11 publia un certain nombre de commentaires (saint Jean, Timothée, Tite, Romains), des traités dogmatiques sur la justification et sur la Trinité, ainsi que des brochures de controverse. 11 soutint avec Major la nécessité des bonnes œuvres pour le salut, et traduisit sur la demande de Cranmer, le Common prayef* Dook en latin. Aies, Tami de Mélanchthon, était un esprit à la fois ferme et conciliant. Dialecticien habile et savant judicieux, il fit preuve, dans les luttes où il fut mêlé et dans les colloques religieux auxquels il prit part, d'un vif désir de rapprocher les diverses fractions du protestantisme, sans toutefois rien céder des droits de la vérité (V. Thomas, Oratio deAlesio, Leipz., 1083).
ALET (Aude) [Civitas Aletensium, Eleclum^ Electa, Alecta], autrefois monastère de bénédictins, fondé en 813 (cœnobium loci Etecti), évéché suffragant de Narbonne de 1318 à 1790. Nicolas de Pavillon fut évéqne d'Alet de 1637 à 1677 {GaUia vhr,, Vn.
ALEXANDRE^ surnommé LE GRAND, fils de Philippe, roi de Macédoine et Conquérant de l'Asie, monta sur le trùne en 336 et mourut à tiabylooeen 333 avant Jésus-Christ. Nous n'avons point à faire ici l'histoire de ses expéditions et de ses exploits. Il ne louche à notre sujet que par le fait de sa visite à Jérusalem, que raconte Josèphe {Antiq.jud., XI, vm, 3-6), et qui a donné matière à bien des contestations. Le récit de Josèphe, confirmé dans ses grands tiaits parles traditions rabbiniques et samaritaines (Dereiibourg, IJisi, de la Palestine, I, il ss.), a probablement un fond réel ; mais les détails de Fentrevue du gi'and-prélre Jaddusayec le roi macédonien semblent appartenir plutôt au domain<^ I delà légende qu'à celui de Thistoire. Quoi qu'il en soit, Alexandre attira on grand nombre de Juifs à Alexandrie, et c'est de son règne que datent les commencements de TinHuence grecque en Palestine. On Ferra ailleurs quels furent les résultats de ce contact de la religion de Jéhova avec le paganisme hellénique. L'empire d'Alexandre est dairement désigné dans le livre de Daniel (il. Vil, Vlll). D'après le î** iirre des Maccabées (1, 6), il fut partagé parle conquérant lui-même filtre ses généraux et ses compagnons d'armes, renseignement qui