ALLEN — ALLIANCE Î
lui confia la mission de fonder des écoles semblables h Rome et à Madrid. Allen multiplia les brochures dans lesquelles il déclare, entre autres, déchus de leurs droits naturels les parents et les souverains hérétiques. L'un de ces traités parut en français à Lyon. Los jésuites Person et Campien se firent les propagateurs de ses écrits en Angleterre, et provoquèrent de la part d'Elisabeth une résistance qui se manifesta par le supplice de nombreux disciples d'Allen. Celui-ci encouragea les efforts de Philippe 11 et de son armada. Son manifeste de 1588 souleva une réprobation unanime en Angleterre. Elevé par le roi d'Espagne au siège de Malines avec droit de résidence à Rome, Allen y vécut jusqu'en 459^, année de sa mort, au sein d'une opulence et d'une faveur, qu'il employa jusqu'à la fin, quoi qu'on en ait dit, au senice des ennemis du gouvernement de son pays. — Voy. L. Ranke, Die rcsmiscken Paepste, Berlin, 1852; Lingard, Hislory of Englandy
vol. VI S8. A. Paumier.
ALLEN ^Guillaume), éminent quaker et philanthrope du commencement du siècle, né à Londres, le 20 août 1770. Dès l'Age de quatorze ans il fit preuve des plus grandes aptitudes scientifiques, auxquelles se joignait une piété profonde développée par sa mère, et dont nous avons de nombreux témoignages dans son diaire ou journal, qui embrasse une période de cinquante années. Pendant sa longue carrière, qui prit fin le 30 décembre 1843, William Allen fit sur le continent huit voyages et visita la Hollande, l'Allemagne, les Etats du Nord, la Russie, la Suisse, la France, l'Espagne et l'Orient. Il entretint des relations sui\ies avec les philanthropes de son temps, Krafit, de Strasbourg, Oberlin, de Gérando, l'abbé Gautier, etc. Dans deux entrevues il plaida auprès de l'empereur Alexandre la cause de la paix .et de Thumanité. Il n'est pas de question sociale qu'il n'ait abordée : éducation par la fondation d'écoles populaires ayant la Bible pour base, d'écoles du dimanche et de colonies agricoles; caisses d'épargne pour le peuple; amélioration du sort des prisonniers par des visites et surtout par la fondation d'un reformatory dont il posa la première pierre le 20 janvier 181G ; abolition de la peine de mort. Il poursuivit avec un zèle infatigable l'abolition de la traite des nègres. Pour assurer au peuple des lectures saines et instructives, il publia des traités, des journaux, entre autres, le Philanthrope^ encouragea les premiers travaux de la Société des Livres religieux de Toulouse, rédigea des articles populaires sur l'épargne, la vaccine, la méthode Lancaster, plaida tour à tour la cause des Vaudois du Piémont, des Grecs, des Irlandais. Membre zélé de la Société des Amis, au sein de laquelle il remplit les fonctions les plus élevées, chef d'un grand établissement industriel, il fit des cours scientifiques à Guy's hospital, à la Société des sciences de Londres, dont il devint membre, sur la propodtion d'Humphrey Davy. Marié trois fois, il eut la douleur de surlivre à presque tous les membres de sa famille. — Yoy. Biogr. de W. Allen, par de Félice^ Toulouse, 1869. A. Pauuiuu
ALUAHCE. Cette expression est prise au propre et au figuré, pour les principes et pour les doctrines, comme pour les individus. La Bible