AM BOISE
doué d*babileté, d'intrépidité, de persévérance, recruta desr partisans et leur atsaigna, à Nantes, pour le i««^ février 1560, un rendez-vous auquel ib ^ôireat exactement. Là, protestant de son respect et de son dévouemenl pour le roi et la famille royale, « a harangua les assistants, mestasnt les raisons et les passions de si bonne grôce, qu'il' tira d'eux un serment solennel. Bs advisèrent qu'il falloit commencer par une reqneste qu'il feroit présenter par personnes simples et sans armes, sur le refus de laquelle ife espéroient se safeir de ceux de Guise dedans Blois, se prosteriœr aux pieds do roi, et de là déclarer le prince pour leur chef et administrateur du royaume. Après ils furent eslection de ceœt qui de\oient rallier les forces de divers endroicts n (d'Aubigné, Hisi, nniv., liv. H, chap. XV). Quelque limitée que soit la présente notice, uniqvement destinée à faractériser le tumulte d'Amboise, sans en exposer les péripéties, elle ne peut pas cependant taire les motifs qui, fondés ou non, déterminèrent une prise d'armes. Les roici tels que l'un des principaux acteurs* de ce drame, le loyal baron de Gastelnau, les Sonata au duc de Nemours : « Ni lui, ni ses associés ne rouloîent attenter aucune chose contre la majesté du roy : mais au contraire ih estoyent armez pour maintenir sa personne et la police de son royaume, fis vouloient remonstrer à Sa Majesté les machkicitions et délibérations secrètes de ceux de Guyse contre sa grandeur, leur violence manifeste contre les subjects, l'oppression faite par eux contre sa justice, de ses estais, des lois et ooustumes de son royaume. En telle nécessité, ils vouloient entretenir le nom de fidèles subjects qu'ils avoient acquis de si longtemps, et pour autant qu'ils se sentoient obligez de faire ce qui est oit nécessaire pour la conservation de leur prince. Leurs armes ne s'adressoient aucunement contre le roy, mais ooDtre iesdicts de Guyse, qui leur estoient ennemys, lesquelz empeschoient avec violence que aucun eust accès au roy, sinon ceux qu'il leur plaisoit. Ils s'est oient donc armez, afin que si besoing estoit, ils penssent, malgré Iesdicts de Guyse, se faire voye jusques à la majesté du roy, là où estans, ils sçavoient bien l'honneur et Ui révérence qu'ils iuy devoyent porter » (le prés, de Laplace, Comment,, in-f», 52). Ces paroles concordent avec un passage remarquable d'un mémoire rédigé, en 4594, par Th. de Bèze, sur les gueiTes de religion (BulL de la Soc, éThût. du prolest. fr. y ann. 1872, p. 31). Les Guises, auxquels le complot avait été secrètement dénoncé, organisèrent les moyens de le déjouer. Ils conduisirent le roi de Blois à Amboise, oit eux et lui seraient plus en sûreté, et ils concentrèrent des troupes sur divers points. Voulant réduire à l'impossibilité d'agir les trois personnages qu'ils redoutaient le plus, Coligny, Dandelot et Condé, Us les firent appeler officiellement à Amboise. Tous trois s'y rendirent; les deux premiers, sans défiance, forts qu'ils étaient de la netteté de leurs sentiments et de leurs vues; le dernier, avec une témérité qui équivalait à l'abdication de son rôle de chef ultérieur de Faction, en temps voulu; abdication qui compromit gravement le succès de l'entreprise. Fidèle à sa résolution de ne demander qu'à la force morale la consécration de iotite mesure tendant, soit à établir la liberté religieuse, soit au moins