‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 86 sur 226 · AMBOISE — AMBON · texte numérisé non relu

AMBOISE — AMBON

à en préparer les bases, par la répudiation immédiate du régime de Tintolérance, l'amiral, en pleine cour, « donna le conseil d'apaiser la multitude qu'on craignoit par quelque édict qui suspendit la persécution des réformez. Cet édict fut faict » [d'Aubigné^ liv. Il, cli. XV). Informé de la découverte du complot, La Renaudie, sans se décourager, marcha avec les siens sur Amboise. Le succès échappa à ses efforts : il périt en combattant. La plupart de ses partisans furent massacrés; d'odieuses exécutions, commandées par les Guises et accomplies sous leurs yeux, ensanglantèrent le château d'Amboise et ses alentours. Le souvenir de toutes les lâches atrocités commises en cette circonstance pèsera à jamais, de tout le poids du déshonneur, sur le nom de ces néfastes Lorrains^ hostiles à la liberté religieuse, à la France et à la royauté, dont les passions dominantes furent ramt)ition, la haine et la soif de vengeance. — Voyez sur le tumulte d'Amboise : i» Régnier de Laplanche, Hist. de V Estât de France^ éd. de 1576, p. 125 à 135 et 155 à 254 ; 2o le prés, de Laplace, Comment, de lest, de la relig,^ etc., éd. de 4565, fo 49 à 58; 3° Th. de Bèze, Hist, eccL.éd. de 1580, t. I, p. 249 à 273; 4« Ci^espin, Bist. des Martyrs, éd. de 1608, p. 516 à 520; b^ Calvin, Corresp, lat., 1560-1561, et Corresp. franc., t. II, p. 382 à 391 ; 6« La Popelinière, Hist., éd. de 1581, t. I, f® 162 ss.; 7« d'Aubigné, Hist. imiv., éd. de 1616, p. 91 à 95; 8° Mém. de Condé, éd. de 1743, t. 1, p 320 à 334; 90 de Thou, Hist. univ.,éd. fr. de 1740, 1. 11, p. 753 à 788 ; 10« Mém. de Michel Casteinau, éd. de 1731, t. 1, liv. l, ch. Vlll, LX,X, XI; 11»> art. de M. Mignet, dans le Journal des Savants, ann. 1857, p. 412 à 423 et 469 à 481 ; 12° H. Lutteroth, La Béfonn. en Fr., 1859, p. 188 à 200; 13° Puaux, Hist. de la Réf. fr., 1859, t. Il, p. 24 à 36. J. Dblaborde.

âKBOISE (Françoise d'), fille de Jacques d'Amboise, seigneur de Bussy et de Resnel, et d'Antoinette d'Amboise. Du mariage de Françoise avec René de Clermont, seigneur de Saint-Georges^ naquirent Antoine l'aîné, marquis de Resnel, et Antoine le jeune, dit le moine de Bussy. D'une seconde union, contractée avec Charles de Croy, comte de Seninghen et de Porcien, Françoise n'eut qu'un enfant, Antoine de Croy, prince de Porcien (voy. cet article). La comtesse de Seninghen fut, à l'instigation d'Anne de Montmorency, poursuivie au criminel, comme ayant favorisé l'évasion de son cousin le duc d'Arschot, prisonnier de guerre. La poursuite tourna à la confusion du connétable. En 1558, la comtesse, haut placée à la cour, y fit une profession ouverte de protestantisme qu'elle soutint avec persévérance. En 1561, notamment, on la vit ouvrir, à Paris, l'accès de soa hôtel à une assemblée religieuse « qui fut faite, la veille dte la Toussaint, devant les yeux de tout le monde, et remparée de la présence du pré vos t des mareschaux et de leurs archers, pour empescher qu'il n'y eust émotion du peuple » {Œuvr. d'Est. Pasquier, t. Il, p. 87). Cette assemblée fraya la voie aux prédications qui, bientôt après, se firent au Patriarche et à Popincourt. — 11 existe quelques lettres de Françoise d'Amboise à la Bibl. nat., f. fr. Vol. 3196 à 3632.

AMBON [de 0L]ktm (éminence), ambio (j'entoure), ou amho (deux)], meuble élevé placé dans le chœur des anciennes basiliques chrétiennes.

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