‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 89 sur 226 · AMBROISE — AMBROISIEN (CHANT · texte numérisé non relu

AMBROISE — AMBROISIEN (CHANT

en cherchant chez Ambroise de roriginalité dans les idées. 11 ne fui qu'un rhéteur chrétien, écrivant dans le goût de Tépoque. Ses Oraisons funèbres, qu'il composa à l'occasion de la mort du malheureux empereur Valentinien II et de celle de Théodose le Grand, sont les discours qui méritent le plus d'être nommés. En outre ses Lettres présentent de rintérét pour Thistoire du temps, ainsi que pour la connaissance du caractère et de la vie d' Ambroise. A vrai dire, la seule de ses productions littéraires à laquelle on puisse attribuer une valeur réelle, ce sont les quelques hymnes qui nous sont restées de lui. Elles tiennent une place importante dans l'histoire de la poésie religieuse de TEglise d'Occident. Il fut amené à les composer, comme il dit lui-même, dans l'intérêt de l'orthodoxie vis-à-vis de l'arianisme. Mais quel que fût le motif qui les lui inspira, Ambroise doit être regardé comme ayant introduit dans la liturgie de l'Eglise l'usage de ce genre de poésie. Saint Hilaire, déjà avant lui, doit avoir composé des hymnes en langue latine^ mais sans trop de succès à ce qu'il parait. Elles tombèrent dans l'oubli. Ce ne fut qu' Ambroise qui mit en vogue ces chants religieux. L'évêque Isidore de Séville rapporte {Offic, eccL, 1, c. 6) : Hilarius, episcopus Pictaviensis, hymnorum ca7*mine floruit primus : post quem Ambrosius, MedioL qo., copiosius in huiusmodi carminé claruisse cognoscitur, alque inde hymni ex eius nomine Ambrosiani vocantur, quia eius tempore primum in ecclesia Mediolanensi celebrari cœperunt, cuius celebritatis devotio dehinc per totius Occidentis ecclesias observatur. Parmi une trentaine de ces poésies portant le nom d' Ambroise, la critique n'en reconnaît que quatre comme authentiques : un cantique du matin, un autre du soir, une prière à chantera la troisième heure du jour et enfin un cantique de Noël. Le célèbre Te Deum laudamus ne date que d'un siècle après la mort d' Ambroise. La meilleure édition des œuvres d' Ambroise est celle des Bénédictins (Par., 1686, 2 vol. in-f*). La plupart des biographies d'Ambroise ne sont que des écrits panégyriques. Les auteurs qui peuvent être consultés avec le plus de fruit sont Chaufepié, Schroeckh, Gibbon, Ebert, Gesch. der chr, lat. Lit, Leipz. i874.

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