AME DU MONDE - AMEN
lastique aristotélicienne (Physicx ad Lumen divinum reformandx synopsis^ 1635), reconnaît trois principes : la ma Hère (lôhouwâbôhou), l'esprit de Dieu (planant sur Tabîme et qui est la vie universelle), la forc«, la lumière (principe supérieur); et cet exemple a trouvé des imitateurs vhez les théosophes. Mais la philosophie proprement dite n a pas accueilli celle doctrine. Schelling, au moment où il se séparait dé Fichte, publia dans un traité : LAme du monde ^ une hypothèse de la physique supérieure pour expliquer lorganisme universel, 1798 (3« éd. , 1809). L'âme du monde, d'après lui, est cette force primoitliale et constante qui se manifeste dans Télectricité, dans la lumière comme dans les fonctions physiologiques, vie univei^selle qui s individualise dans les êtres particuliers et s'élève, dans les conflits des forces expansives et attractives. Jusqu'à la conscience de soi-même et à la pensée. Cette esquisse poétique devait, avec d'autres travaux de sa phase de philosophie de la nature, se transformer en une doctrine nouvelle, le système de Tidentité. Jusqu'ici l'observation de la nature n'a fourni aucun indice qui nous conduise à statuer une Ame de l'univers. Du moins M. Fechner n'a guère réuni d'adhérents pour son affirmation [Einige Ideen zUr Schœpfungs-und Enhvickelungs-Geschichte der Organismeii^ 1873) que les mouvements cosmiques des corps célestes diffèrent beaucoup des mouvements moléculaires des corps inorganiques sur cette terre, tandis qu'ils offrent une grande ressemblance avec les mouvements moléculaires des corps organiques, d'où nous devons conclure que l'univers est un organisme dont l'àme est Dieu et que partout l'organique est antérieur à l'inorganique. De son côté, la théologie chrétienne ne se sent pas autorisée par les passages qu'on a invoqués (Gen. 1, 2; Ps. XXXIlt, 0; l Cor. XII, 6) à admettre que l'impulsion imprimée par le Créateur à sa création se concentre en un foyer conscient, et la piété se refuse à recoimaître un tel intermédiaire entre l'àme humaine et son Dieu Sauveur. A. Matter.
AMEN (î\mén, àixT;v), dérivé du verbe hébreu aman (appuyer), exprime moins un serment qu'une affirmation énergique, une puissante confirmation de la vérité, un consentement formel donné à ce qui précède ou à ce qui suit, surtout si le mot, répiMé deux fois, acquiert la force d'un superlatif. La traduction française : Aiftsi soit-fi / e^i trèsexacte. Dans l'Ancioû Testament cette expression est employée soit comme simple sceau d'une convention (Deut. XXVII, 15-2G), soit cojnme terme d'adjuration dans la bouche du juge (Nonib. V, 19 ; cf. Matth. XXVI, (>3), soit comme péroraison solennelle des louanges de Dieu (Ps. XLt, 14; LXXII, 19; LXXXIX, 53; CVI, 18), soit comme réponse à un vœu de prospérité (Jér. Xt, 5; XXVIU, 6; Tob. IX, 12; cf. 2 Cor. I, 20). Dans le Nouveau Testament nous trouvons le mot ameti fréquemment dans la bouche de Jésus (Matth. V, 18, 26; VI, 2, 5; Jean I, M ; III, 5, M, etc.) pour donner à son témoignage plus de force, ou bien à la fin d'une prière ou d'une lettre (Matth. Vï, 13; Hom. XVI, 2i; Apoc. XXII, 20, 21). Jésus-Christ luimôme est appelé (Apoc. III, 14) 6 *A|ATfiv, c'est-à-dire le témoin incorruptible et pleinement fidèle de la vérité. Déjà dans la synagogue