‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 11 sur 157 · IALRY — MAXIME DE TURIN · texte numérisé non relu

IALRY — MAXIME DE TURIN

chassé de son diocèse et retenu prisonnier pendant un an au château de Saint-Ange où il était allé chercher un asile. Il ne sortit de sa captivité qu'à la condition de renoncer à son évôché . Maury se retira, aigri et découragé, à Montefiascone où il mourut le 11 mai 1817. Il déploya des talents supérieurs dans une nature grossière et fit preuve de cette absence choquante 'de caractère que nous trouvons chez tous ceux dont l'ambition est Tunique mobile. — Ses Œuvres choisies ont été publiées à Paris en 1827, 5 vol. in-8o, avec une Vie du cardinal Maury par son neveu. Voyez aussi Poujoulat, Le cardinal Maury ^ sa vie et ses œuvres, Paris, 1855; Michaud, Biographie univers. ^ t. XXVII ; Sainte-Beuve, Causeries du Lundi, IV.

HÂXENGE (Marcus-Amélius-Valérius-Maxentius), fils de Maximien Hercule et gendre de Galérius, fut un des six empereurs qui se disputèrent le pouvoir après l'abdication de Dioclétien. L'histoire de Maxence est celle de la dernière défaite du paganisme expirant au commencement du quatrième siècle. Ce prince fut le compétiteur ardent du jeune Constantin, qui était partisan déclaré de la religion nouvelle. Maxence s'était fait proclamer Auguste par le Sénat et le peuple (306) et avait pris son père pour collègue. L'empire eut alors six maîtres à la fois : Maximin Daza, Sévère, Galérius, Constantin, Maximien Hercule et Maxence. Ces deux derniers s'emparèrent de Rome et se défirent de leurs rivaux. Sévère qui marcha contre eux fut vaincu et tué à Ra venue ; Galérius fut contraint de s'enfuir en Orient. Maximien Daza conclut une alliance secrète avec Maxence. Celui-ci renvoya bientôt son père dont il ne supportait plus la suprématie. Resté avec Constantin seul maître de l'empire, il parvint à un très haut degré de puissance et en profita pour persécuter les chrétiens. Ceux-ci, pendant les luttes des six empereurs, avaient joui d'une certaine tranquillité. La persécution de Maxence ne sévit qu'à Rome et fut de courte durée ; elle marqua la dernière période de « l'ère des martyrs. » Constantin marcha bientôt contre son rival et le vainquit au Pont Milvius. Maxence tomba dans le fleuve et y périt (312). Sa mort fut l'anéantissement définitif du parti païen. L'édit de tolérance de Galérius était déjà en vigueur et Constantin allait à son tour pacifier l'Eglise.

MAXIME DE TURIN (Saint). Sa vie n'est pas connue et plusieurs conjectures ont été formées sur ses œuvres. Gennadius et Trithemius nous disent que Maximus Taurinensis, ecclesxx episcopus, vir in divinis scripturis salis intentus el ad docendam ex tempore plebem sufficiens floruit sub Arcadio et Honorio imperatoribus anno 420. Trithemius nous dit en outre : eruditissimus in declamandis homeliis ad

populum nulli suo tempore secundus clarissimus in vitx sancUtate.

Ces deux auteurs le font mourir sous le règne de Tbéodose le Jeune qui mourut en 450, mais il est certain que Maxime, après avoir assisté au synode de Milan convoqué par l'évoque Eusèbe et souscrit la lettre synodale de ce dernier à Léonl«' (451), vécut encore assez longtemps pour assister au concile de Rome, tenu par le pape Hilaire en 465, sous les consuls Basilique et Herménérîc. Gennadius et Tritbe-

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