‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 12 sur 157 · MAXIME DE TURIN — MAXIME LE CONFESSEUR · texte numérisé non relu

MAXIME DE TURIN — MAXIME LE CONFESSEUR

mius, qui, les premiers, firent connaître Maxime, ne possédaient pas les manuscrits qui instruisirent plus tard Mabillon, Muratori et Aubert de Mire. D'après Muratori, Maxime de Turin serait né à Verceil sur la fin du quatrième siècle et serait mort à Turin vers 470 (voy. Anecdota, IV, Padoue, 1713). V Homiliarius découvert par Mabillon à Saint-Gall et qui porte le nom de saint Augustin, renferme plusieurs homélies de Maxime. Mabillon, qui en a publié douze, affirme que ce manuscrit en contient quatre-vingt-dix-sept, mais il est prouvé que toutes n'appartiennent pas à Maxime. Le manuscrit porte le titre : In Christi nomint indpiunt homilix S, Auqustini episcopi et conf. Un autre manuscrit (homiliarius) de la bibliothèque ambroisienne de Milan {lettre G, n" 98), écrit en ancien lombard, renferme quatre-vingts homélies dont plusieurs .portent l'inscription : S. Maximi Taurinati episcopi ; la plus grande partie des homélies de ce recueil sont toutefois du célèbre patron de Milan et d'Augustin. Un troisième homiliarius, consente à Santa-Groce à Rome, contient, parmi les soixante-treize homélies attribuées à Maxime, plusieurs de celles qui se retrouvent dans le manuscrit de Saint-Gall. Il est très difficile de juger du degré d'authenticité des homélies et des sermon^ des Uciionarii et des homiliaxii; ces recueils, compilés par des moines souvent ignorants, ne doivent être consultés qu'avec beaucoup de réserve et de tact critique. Les Sermonesde Maxime sont très courts; fondés sur des récits de l'ancien et du nouveau Testament ils sont quelquefois édifiants, mais trop souvent chargés d'observations puériles. Une première collection des homélies ou sermones de Maxime fut publiée par Pierre Drach, à Spire, 1482, dans le recueil Homilarium doctorum, compilé, dit-on, par Paul le Diacre, sur l'ordre de Gharlemagne. En 1784, Pie VI fit publier par la congrégation De propaganda fide et sous la direction de Bruno Bruni une édition complète de œuvres attribuées à Maxime (Rome, 1784). L'ouvrage dédié à Victor-Amédée III de Savoie est divisée en trois parties: I, Homilix; II, Sermones; III, Tractatus, Les fiamilix et les sermones sont à leur tour subdivisés en trois autres parties : De tempore^ de sanctis, de diversis, — Sources : Gennadii, Illustr., virarum catalogus, publié avec Epiphanti episcopi Cypri, de PropheL viuiy Bàle, 1529; Jobannis de Trittenheme abbatis spanhemensis. De 4criptoribus eceUsiasticis collectaneaj Paris, 1512 ; Bibliotheca ecclesias^ lica, curante Joh. ÀW. FabricioSS. theoL Z)., Hambourg, 1718;Martene et Durand, Veterum scriptorum et monumentorum hist, dogmatic. amplissima collectio, IX, Paris, 1733; Mabillon et M. Germain, Muséum Italicum seu coUectio veterum script, j Paris, 1687 ; Muratori, Anecdota quœ ex ambrosiams biblioth. codicibus nunc prim» eruit^ Padoue, 1713.

P. Long.

HAUHE LE GOHFESSEITR, théologien grec, né à Gonstantinople vers 580, mort en 662. Il avait été premier secrétaire de l'empereur Héraclîus, lorsqu'il embrassa la vie monastique, devint abbé du couvent de Ghrysopolis, sur le Bosphore, passa ensuite en Afrique pour y combattre les monothélètes (645) et fit convoquer par le pape Martin I*% en 650, un concile qui anathématisa ces hérétiques. Gonstantin II,

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