‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 113 sur 157 · NEVERS — NEWTON G · texte numérisé non relu

NEVERS — NEWTON G

Civilas Aulisiodorum^ et non de la cité dWulun ; en effet, Tévêché (le Nevers est devenu suffragant de Sens et non de Lyon. L'élévation de Nevers au rang de ville épiscopale, remarque le même auteur, remonte sans doute à la iin du cinquième siècle '; elle paraît avoir été produite par la division du diocèse primitif d'Auxerre entre le royaume des Francs et celui de Bourgogne. Le premier évoque connu est saint Euladius (f 516) ; saint Dié (voyez Saini-Diè) en fut évoque (665-vers 668) avant de fonder les couvents auxquels sa mémoire est attachée; saint Jérôme éleva en 813 1a cathédrale de Saint-Cyr et Sainte-Julitte, que releva TevOque Hatton (908-916). Il y avait dans la ville trois bénéfices royaux, le prieuré conventuel de Saint-Etienne, dépendant de Gluny, au fauboug de Nevers (la légende veut que ce couvent, dont Téglise remonte au onzième siècle, ait été élevé par saint Colomban pour des nonnes), Tabbaye de filles de Notre-Dame, de Tordre de saint Benoît (on n'en a plus que des restes), fondée par BoboleinouThéodulphe, disciple, paraît-il, de Colomban, enfin Saint- Martin de l'ordre de Saint-Augustin. Nevers eut comme évoque, de 1546 à 1559, Jacques Spifame, cet homme dont le caractère est encore un problème aujourd'hui, qui s'en alla se marier à Genève, se fit admettre comme ministre et finit par avoir la tôte tranchée en 1306, victime de ses fautes et, paraît-il, de la vengeance d'une reine. Le siège fut supprimé de 1801 à 1817,^ Voyez Gallia, XII; Mgr Crosnier, Monogr, delà cath. de N., P., 1854, et HagioL Nivern.y N., 1858- 1859: Fisquet, Nevers et BethL. 1866; Lespinasse, ChronpL des èv. et des comtes de iV., N., 1870. S. Berger.

NEWTON (Isaac) naquit le jour de Noël 1642 à Woolsthorpe, dans le comté de Lincoln. En venant au monde, il était si débile qu'on se dennandait s'il pourrait vivre. Son père mourut pendant qu'il était encore tout jeune et sa mère, qui s'était remariée, l'envoya de bonne heure à de petites écoles de village, puis lorsqu'il eut atteint sa douzième année, le plaça au collège de Grantham, ville la plus voisine de Woolsthorpe. Newton aimait à raconter qu'il était un très mauvais écolier. Au lieu de travailler comme ses camarades aux devoirs usuels de sa classe, il s'occupait de mécanique et fabriquait des horloges, des moulins, des scies, des marteaux, etc. Quand sa mère fut redevenue veuve, en 1656, elle le rappela auprès d'elle afin de lui faire gérer les biens de la ferme de Woolsthorpe; mais le jeune homme montrait tant de goût pour l'étude et si peu de dispositions pour l'agriculture qu'elle le replaça au collège de Grantham. 11 y resta jusqu'à l'âge de dix^uit ans et passa en juin 1661 au collège de la Trinité à Cambridge. Les premiers ouvrages qu'il paraît y avoir étudiés à fond sont la Logique de Sanderson et Y Optique de Kepler. Bientôt il se procura un Eudide anglais, puis il passa à la géométrie de Descartes et aux ouvrages de Wallis : De arUhemeltca infinitorum. En janvier 1665, il obtint le grade de bachelier es arts ; une épidémie étant survenue à Cambridge, il quitta pendant quelque temps l'université et n'y revint qu'en automne de l'an 1666. C'est à ce moment que se place la fameuse histoire de la pomme qui ne serait,

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