NEWTON
reçut de la reiiie Anne le titre de baronnet ; en 1696, il avait obtenu la charge de directeur de la Monnaie et il rendit dans cet emploi de grands services, par ses connaissances chimiques, pendant Topération de la refonte générale des pièces d'or et d'argent, qui eut lieu en 1697 et 1698. — Il mourut le 21) mars 1727 dans sa quatre-vingt-cinquième année ; il n'avait jamais été marié. Son corps fut déposé dans la sépulture des rois, à Tabbaye de Westminster. Il n'a rien manqué à la gloire de Newton, pas même d'avoir la réputation d'un grand théologien. Cependant s'il n'avait laissé que ses Commentaires sur Daniel et sur Y Apocalypse de saint Jean, son nom ne serait guère connu que des érudits. Après s'être façonné une clef fantaisiste du langage prophétique, il interroge successivement Daniel et saint Jean, et cherche à faire sortir de leurs prophéties les événements historiques qui se sont accomplis après elles. Disons cependant qu'il a entrevu la vérité sur la date de V Apocalypse ; la composition de ce livre paraît coïncider, selon lui, avec la fin du règne de Néron, Newton, on le sait, était profondément religieux; il était aussi protestant dans l'âme. Pendant la guerre des Cévennes, il aurait voulu aller combattre, dans les rangs des camisards, les dragons de Villars. — Nous avons fait connaître dans cette biographie les principaux ouvrages qni ont fondé la gloire de Newton. L'édition la moins incomplète de ses œuvres est celle qui a été publiée par Horsley, en 5 vol. in-4'* (Londres 1779-1785). — Voyez Biot, Mélanges scientifiques, 1. 1 ; Arago, Notice's biographiques, t. III. A. Gary.
HEWTWf (Thomas)^ érudit anglais, né à Litchfield, dans le comté de Staffbrd, le i*" janvier 1704, mort à Londres en 1782. Il fit ses études à Cambridge et entra dans les ordres vers 17311. Son talent oratoire attira sur lui l'attention et les faveurs de la cour. Il devint successivement chapelain du roi (1756), prébendîer de Westminster (1757), doyen de Saint-Paul (1768),. et réunit cette dignité à celle d' évoque de Bristol dont il avait été pour\'u en 1761. Ce prélat se fit estimer par son caractère et son érudition. Bien que dignitaire de l'Eglise anglicane, il se rapprocha quelque peu des congrégations dissidentes. On lui doit une excellente édition du Paradis perdu de Mîlton, une Vie de MiUon, des Dissertations sur les prophètes et des Sermons. On a réuni ses œuvres après sa mort (Londres, 1782, 3 vol. in-i'^.et 1787, 6voLin-8«).
NEWTON (John), théologien anglais, né à Londres le 24 juillet 1725, était le fils d'un capitaine de la marine marchande. H perdit sa mère h l'âge de sept ans et suivit .bientôt son père dans ses nombreux voyages. Après avoir mené une jeunesse des plus déréglées, il revint à de meilleurs sentiments et s'appliqua à l'étude des mathématiques et du latin. En 1754, il abandonna le métier de marin, obtint un emploi dans le port de Liverpool, étudia la théologie, le grec, l'hébreu, le syriaque, et se fit remarquer comme orateur en prenant la parole dans des meetings religieux. En 1758, il manifesta le désir d'embrasser la carrière ecclésiastique, mais il rencontra l'opposition de rarchevêque d'York. Il publia alors, sous les pseudonymes éTOmV'