MAXIME LE CONFESSEUR — MAXIMIN
par un édit ou type, avait ordonné qu'on mît un terme aux querelles théologiques. Il conçut une vive irritation contre Maxime, le fit arrêter avec le pape Martin (653), amener à Gonstantinople, puis Fexila dans le Caucase, où il mourut, après avoir ordonné de le fouetter publiquement et de lui couper la langue et la main droite. Les œuvres de ce saint, que TEglise grecque et TEglise latine honorent le 13 août, ont été publiées par Combéfis, sous le titre de Sancti Maximi confessons^ grœcorum theologi eximiigue philosophi opéra y Paris, ^675, 2 vol. in-P; cf. Ritter, Gesch. der christl P/ii/.,II; Hefele, Conciliengesch.,111 ; Vita ei acla S. Maximi dans Tédilion des Combéfis et Notiiia, chez Fabricius, Bibl, gr., IX; Migne, XXXI.
MAIIMIKN, surnommé Hercule (Marcus-Aurelius-Valerius-Maximinus), empereur romain, sorti des rangs du peuple, ancien compagnon d'armes de Dioclétien, fut associé par lui à Tempire en 286. Maximien et Dioclétien avaient le titre d'Augustes, tandis que les deux autres maîtres de Tempire, Galerius et Constance Chlore, étaient Césars. Maximien resta toute sa vie un soldat grossier, très inférieur à ses collègues. C'est à lui que fut confié le soin de combattre les Bagauds, tribu gauloise révoltée, et la légende de la légion thébaine (voyez ce mot) se rattache à l'expédition qu'il commanda contre eux. Saint Maurice eU ses compagnons auraient été décimés et même massacrés jusqu'au dernier par son ordre. Une seule chose est certaine, c'est qu'il approuva l'efl^royable persécution déchaînée contre les chrétiens à l'instigation de Galerius. En 305, il abdiqua en même temps que Dioclétien; plus tard il reprit la pourpre quand son fils Maxence arriva au pouvoir. Enfin, chassé par Maxence lui-même, il ne sut pas se concilier Constantin auquel cependant il avait donné sa fille Fausta en mariage. Il essaya de conspirer contré son gendre, mais ses propres troupes le trahirent. Constantin, auquel il fut livré vivant, l'obligea à se tuer (310).
MAXIMIN, surnommé le Thrâce (Gaius-Julius-Yerus-Maximinus), empereur romain, né en 173, fut d'abord berger. Il dut sa fortune à sa taille gigantesque et à sa force hefculéenne.Capitolinin raconte qu'il avait huit pieds, qu'il traînait un chêne d'un seul bras, brisait d'un coup de pied la jambe d'un cheval, broyait des cailloux entre ses doigts, déracinait de jeunes arbres. Alexandre Sévère, qui l'avait nommé tribun et lui avait confié le commandement d'une légion, fut massacré par lui dans une émeute. Devenu empereur (235), Maximin se conduisit comme les pires de ses prédécesseurs. Sur un soupçon, il faisait jeter mille personnes aux bêtes. Les chrétiens ne furent pas épargnés par ce monstre. Il commença par faire mettre à mort ceux qui avaient fait partie de la maison de Sévère. Il poursuivit surtout les évoques (Eusèbe, //. ^., VI, 28). C'est dans le Pont et la Cappadoce que les chrétiens souJDTraient le plus, accusés par les païens d'avoir attiré sur eux un tremblement de terre ; la persécution ne fut ni générale (Firmilianus, apuii Cypr, Epût., 75) ni très violente. Il faut dater du règne de Maximin V Exhortation aux martyrs d'Origène (voyez ce mot). Maximin fut tué (238) dans une sédition sous