‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 121 sur 157 · NICOLAS II — NICOLAS IV · texte numérisé non relu

NICOLAS II — NICOLAS IV

Géwc/i., IV (1864; cf. VII et X) et M. Zœpïïel {Papstwahl, 1871), ont défendu la leçon papale, M. Usinger le texte impérial {GœU. Gel. Anz. 1870), et M. Will {Hisior. polit. BUetter, XLIX et Forsch., IV), Giesebrecht {Milnch. hisl. Jahrb,^ 1866), M. Saur {De statu to Nie. Il, Bonn, 1866), Hinschius, M. C. Weizsaecker [Jahrb. f. d. TheoL, 1862) el M.Bernhardi {Forscli.XVU) ont voulu que les deux textes fussent également interpolés ; mais il a fallu en revenir au jugement du savant slrasbourgeois, et l'impartial Hefele, modifiant son opinion, a reconnu {Conciliengescli,, IV, 2* éd., 1870) que le manuscrit du Vatican, n'est ainsi que VVaitz l'a établi, qu^une compilation de tendance impériale ; M. Scheffer-Boichorst, dans un travail considérable, quoique parfois bien hardi ( DieNeuordnung der PapstwalU dxirch Nik. II, Strasb., 1879) a abondé dans ce sens. On estime que Guibert de Ravenne, antipape en 1080, qui est nommé dans le texte impérial, n'est pas étranger à la falsification du fameux décret et que son élection marque à peu près la date de la fraude. L'article Papauté montrera ce qui est advenu du privilège des cardinaux-évôques, et quel en était le bien fondé. Le synode de 1039 se prononça encore très fortementpour le célibat des prêtres ; Béranger y vint et, intimidé, il signa une formule de rétractation. Aussitôt après le pape se rendit enitalie pour y tenir à Melfi un synode contre le mariage des prêtres et pour recevoir l'hommage du prince des Normands, Robert Guiscard, jusqu'alors son ennemi; en 1060, il envoya Pierre Damien présider un grand synode à Milan contre la simonie. De tous les prêtres présents, dit le légat, il n'en était presque pas un qui n'eût acheté sa place: le cardinal prit la voie de la douceur et au lieu d'imiter l'imprudence de Léon IX qui avait consacré à nouveau des simoniaques, il se borna à leur imposer une pénitence. Ce fut une grande victoire de Rome sur l'Eglise de saint Ambroise et sur ses orgueilleux prélats, que le chroniqueur papalin Bonizo appelle « les taureaux au col raide. » Le pape les lit venir, contraints par le puissant parti rigoriste, la Pataria, à un nouveau synode tenu à Rome. Nicolas II se préoccupa de la réforme du clergé en France ; quant à l'Allemagne elle demeura pour lui un pays ennemi. Alexandre II succéda à Nicolas ; il fut comme lui l'ouvrier des réformes d'Hildebrand. — Voyez les sources dans Watterich, l'histoire dans Hefele.

NICOLAS ni (Gian Gaetano Orsini), successeur de Jean XXI et prédécesseur de Martin IV, régna de 1277 h 1281. On dit que saint François lui avait prédit la tiare alors qu'il était enfant. Son gouvernement fut marqué par l'acquisition de la Romagne à l'Eglise, et par le règlement que le pape donna à l'organisation sénatoriale dans Rome et qui était dirigé contre Charles d'Anjou. En 1280, une grande inondation du Tibre ravagea la ville. On attribue à Nicolas III le commencement de la construction de la Minerve; il construisit la chapelle du Saint des saints au Latran. Le pape fut enterré dans les grottes du Vatican. Son règne vit fleurir l'art gracieux de ces célèbres artistes, lesCosmati.

NICOLAS IV (Girolamo Mascio, dit Tineo) était originaire d'Ales-

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